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3 Octobre 2020 , Rédigé par Dominique

En cliquant sur ce LIEN   vous atterrirez sur mon nouveau blog Livresque du mot où je vous attends pour une nouvelle aventure littéraire.

Bon voyage et merci à tous ceux qui m'ont suivie depuis 2009 sur Overblog.

Dominique

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L'avenir des simples. Petit traité de résistance de Jean Rouaud, Grasset #Lavenirdessimples #NetGalleyFrance

19 Juillet 2020 , Rédigé par Dominique Publié dans #Mes lectures, #Grasset, #NetGalley France

MON AVIS ;

“Il faut saisir le moment de cette crise pour repenser notre monde” écrit Jean Rouaud dans son essai politique, sorte de pamphlet décapant contre le libéralisme.


Alors que nous allons probablement vivre la deuxième phase de la pandémie de COVID19 , penchons nous sur le dernier écrit de Jean Rouaud à propos du virus et des obligations et devoirs auxquels nous devons nous plier pour nous préserver. Publié juste avant le couperet du Covid, son traité de résistance à l’ordre néolibéral du monde tombe à juste à point. 


Ce virus et le confinement qu’il nous a imposé, nous a rappelés  à l’ordre. Il nous a fait prendre des décisions que nous avons été jusqu’alors incapables de prendre. Par exemple, ce que nous ne voulons pas faire pour lutter contre le réchauffement climatique, on y a été soudain obligés. 
Saisissons-nous de cette “opportunité"  pour repenser notre monde, et prendre l’apparition de ce virus comme un avertissement.


“Je ne crois pas à la révolution. Pourquoi prendre le pouvoir puisque le pouvoir pervertit ? Il faut créer un monde parallèle en fédérant des initiatives et contourner les diktats des gouvenants à la solde des puissants” 
“Il faut désormais reprendre son temps et montrer un mépris souverain pour leurs colifichets” tempête Jean Rouaud dans cet essai politique.  

L’auteur préconise de nous réapproprier ce qui constitue notre humanité. “Il n’y avait pas besoin de la crise du coronavirus pour comprendre qu’on arrive au bout de quelque chose, c’est la planète qui crie grâce” ! Et si pour dire son amour pour la nature qui se meurt et sa colère contre ceux qui la tuent, Jean Rouaud a choisi de baptiser son livre “L’Avenir des simples, c’est pour rendre hommage à la jois au jardin médicinal du Moyen Age, appelé aussi jardin des simples et à la notion de “décence commune” chère à Orwell.”

Comment ne pas partager les sentences accusatrices de l’auteur ? Mais tout a déjà été dit, on ne nous apprend rien de nouveau et on n'y trouve rien de constructif. Pourquoi avoir écrit ce livre si ce n’est pour qu’il se vende ? Alors j’ai envie de vous dire “Sauvons la planète, sauvons les arbres, n’achetez pas” !

 

RÉSUMÉ
On a bien compris que l’objectif des «  multi-monstres  » (multinationales, Gafa, oligarchie financière) était de nous décérébrer, de squatter par tous les moyens notre esprit pour empêcher l’exercice d’une pensée libre, nous obligeant à regarder le doigt qui pointe la lune, ce qui est le geste de tout dictateur montrant la voie à suivre, de nous rendre dépendant des produits manufacturés, des services et des applications en tout genre, nous dépossédant ainsi de notre savoir-faire qui est leur grand ennemi, un savoir-faire à qui nous devons d’avoir traversé des millénaires, du jardinage à la cuisine en passant par le bricolage, l’art savant de l’aiguille et du tricot et la pratique d’un instrument de musique au lieu qu’on se sature les oreilles de décibels. Reprendre son temps, un temps à soi, reprendre la possession pleine de sa vie. Et pour échapper à l’emprise des «  multi-monstres  », utiliser toutes les armes d’une guérilla économique, montrer un mépris souverain pour leurs colifichets  : «  votre appareil ne nous intéresse pas  », graffite le capitaine Haddock sur un mur. Contre les transports, la proximité des services, contre l’agriculture intensive empoisonneuse, des multitudes de parcelles d’agro-écologie, ce qui sera aussi un moyen de lutter contre l’immense solitude des campagnes et l’encombrement des villes, contre la dépendance, la réappropriation des gestes vitaux, contre les heures abrutissantes au travail, une nouvelle répartition du temps, contre les yeux vissés au portable, le nez au vent, et l’arme fatale contre un système hégémonique vivant de la consommation de viande, le véganisme. Car nous ne sommes pas 7 milliards, mais 80 milliards, à moins de considérer que tout ce bétail qui sert à engraisser nos artères ne respire pas, ne mange pas, ne boit pas, ne défèque pas. Il y a plus de porcs que d’habitants en Bretagne, et quatre-vingt pour cent des terres cultivées dans le monde le sont à usage des élevages, pour lesquels on ne regarde pas à la santé des sols et des plantes. Renoncer à la consommation de viande et des produits laitiers, c’est refroidir l’atmosphère, soulager la terre et les mers de leurs rejets toxiques, se porter mieux, envoyer pointer au chômage les actionnaires de Bayer-Monsanto et en finir avec le calvaire des animaux de boucherie pour qui, écrivait Isaac Bashevis Singer, «  c’est un éternel Treblinka ».
 

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NID DE GUÊPES de Rachel ABBOTT Collection : Belfond Noir #netgalleyfrance

11 Avril 2020 , Rédigé par Dominique Publié dans #Mes lectures, #Thriller, #Belfond, #NetGalley France

Mieux vaut dard que jamais !


Après Ce qui ne tue pas, la reine du suspense à l’anglaise est de retour et nous livre un roman haletant, venimeux, "aux apparences aussi trompeuses que dérangeantes."


Sous l'emprise d'un premier amour sans scrupule, cette jeune femme a signé autrefois un bien dangereux contrat. Les années ont passé dans une relative sérénité et alors qu'elle pensait être parvenue à trouver un équilibre dans sa vie familiale (elle est mariée et a 2 enfant) et professionnelle (elle est directrice d’une école), un revenant surgi du passé s'acharne sur elle et menace cet apparent équilibre. C'est toute sa vie qui va basculer, elle va devoir payer ses dettes cette fois…  


Qui est donc cette femme aux apparences irréprochables ? Quel est ce passé inavouable qui continue à la hanter chaque jour ? Rachel Abbot construit son intrigue page après page, (à mon goût trop lentement au début) puis tout à coup le rythme s’accélère et les différents morceaux du puzzle de la vie d’Anna s'imbriquent et tout devient clair pour elle comme pour nous. Une surprise nous attend cependant aux toutes dernières pages, une surprise de taille qui va transformer à jamais la vie de l'héroïne.

C’est un dénouement aux multiples rebondissements qui nous attend, un dénouement digne d’un bon auteur de polar. On ne peut qu'applaudir la maîtrise de l'auteur pour attiser la curiosité et l'intérêt du lecteur et maintenir le suspense tout le long du roman. Les mensonges et les faux-semblants ne sont jamais promesse de vie équilibrée et l'effet boomerang est toujours garanti. Quand la vérité éclate, elle fait l'effet d'une bombe atomique faisant table rase d'un passé encombrant. Il y tout à reconstruire mais sur des bases saines et comme le dit le vieil adage, mieux vaut dard que jamais !
#Niddeguepes #NetGalleyFrance

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Pour rendre la vie plus légère de Mona Ozouf ; Alain Finkielkraut, Stock

5 Mars 2020 , Rédigé par Dominique Publié dans #Mes lectures, #Stock

 
   Mona Ozouf, fille de Yann Sohier et de Anne Le Den, tous deux instituteur et institutrice militants de la cause bretonne, agrégée de philosophie, grande historienne de la Révolution et de l’histoire de l’école, spécialiste reconnue de Henry James ou de la romancière anglaise George Eliot, nous livre avec “Pour rendre la vie plus légère” un passionnant recueil de ses interventions dans “Répliques” dirigée par Alain Finkielkraut sur France Culture.

Elle y aborde différents thèmes tels que sa conception du féminisme, la singularité de l’écriture des femmes, la galanterie française, la civilité, la Révolutions Française, Henry James et George Eliot mais surtout y déclare son amour passionnel pour les livres. 
Les livres, la littérature en général, ont été déterminants dans son enfance.   Dans le logement de fonction de sa mère, Mona Sohier disposait des livres de celle-ci et admirait avec respect de la bibliothèque de son père, militant breton prématurément disparu.   "Les livres, c'était la seule richesse de la maison, mais les livres étaient plus que ça encore, ils étaient  la ressource contre l’ennui… ”.
Quand on lui demande pourquoi elle a choisi comme titre à ce recueil “Pour rendre la vie plus légère” Mona OZOUF répond : “Il vient d’une phrase de la correspondance de Flaubert, que je trouve très belle: «La vie est en soi quelque chose de si triste, qu’elle n’est pas supportable sans de grands allègements.» La vie, c’est la perte, progressive, inéluctable, des gens qu’on aime, de soi-même et de ses propres capacités. J’ai donc glissé vers le souvenir de ce qui avait pu me rendre la vie plus légère. J’ai eu une enfance très austère où le chagrin a tenu une grande place. Une vie étroite aussi, confinée à la maison et à l’enceinte scolaire. Le remède, le talisman contre l’ennui, le chagrin, ce fut pour moi l’école, et les livres. Je ne les ai plus quittés” 
Existe-t-il plus bel éloge de la littérature ?


Si je me suis délectée des propos raisonnés, perspicaces et percutants de l’auteur, j’ai eu un peu de difficulté à suivre la totalité des entretiens. On assiste plus ou moins à une sorte de cours magistral articulé par les questions quelquefois obsessionnelles d’AF qui selon moi, orientent les débats et finissent par nuire à la fluidité du discours.

D’une part,  les conversations qui s'enchaînent chapitre après chapitre n’ont pas de liens évidents entre elles et font appel d'autre part à des lecteurs avertis, connaissant notamment bien l’oeuvre d’Henry James et George Eliot. J’ai toutefois apprécié la finesse et l’élégance de toutes les interventions  de Mona Ozouf notamment sur la galanterie qu'elle nomme “une petite province dans le continent des égards” !


Je remercie NetGalley et les Éditions Stock de m’avoir donné l’opportunité de découvrir cette grande dame  qui nous livre ici des vérités existentielles sur des sujets très contemporains.
#Pourrendrelaviepluslégère #NetGalleyFrance
 

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La science de l’esquive de Nicolas Maleski, HarperCollins. #LaScienceDeLesquive #NetGalleyFrance

21 Février 2020 , Rédigé par Dominique Publié dans #Mes lectures, #NetGalley France

 

« Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur.» 


Kamel Wozniak a pris la fuite pour une nouvelle vie, et cette fois clandestine. Il dit de lui-même qu’il “incarne ce que l’humanité recèle de pire. Une racaille, un type à lyncher. Il a choisi de vivre avec ça, en s’efforçant de ne pas visiter le passé”. Voilà une curieuse façon d’avertir le lecteur qu’il ne saura rien du passé de ce personnage, de ce boxeur rompu à l’art de l’esquive.
Après avoir traversé la moitié du pays, fait des heures et des heures de train pour l’éloigner d’un passé inracontable, fui on ne sait quoi, il a élu domicile ici, dans cette petite ville, dans ce meublé à l’écart de tout et de tous, à l’abri des regards et en sécurité.
 Mais pour cet être épris de liberté et aux idées anti-conformistes, ce ne sera qu’une halte avant d’atteindre son ultime but, la Tasmanie où il “pourra refaire son trou” !  Mais la vie en a décidé autrement. Les autres en ont décidé autrement. Lui, cet être insipide et volontairement transparent finit par  susciter l’intérêt des autres, on sent qu’il ment, qu’il cache quelque chose peut-être d’horrible dans ses non-dits et pour confirmer le pathétique de la situation, on se met à l’apprécier. Il y a d’abord Soraya la fliquette, Richard le propriétaire de la maison qu’il loue, Kevin qu’il a sauvé de la noyade, Laure sa voisine avec qui, contre toute attente, il… mais je n'en dirai pas plus !


Le plus incroyable c’est que ce “forcené, dissident, déserteur avec une tronche de boxeur” finit par nous troubler, nous émouvoir. L’auteur parvient même à rendre le lecteur complice de sa cavale, on croise les doigts pour qu’il s’en sorte, qu’il réussisse à toucher son but et peu importe ce qu’il a fait AVANT ! 
 
Quelle belle découverte que ce roman ! Déjà distingué pour un premier roman paru en 2017 “Sous le compost”, Nicolas Maleski valide son talent de romancier avec ce second roman.  
L’auteur joue avec la curiosité du lecteur, crée du suspens au fil des pages, décrit avec finesse les relations humaines et in fine nous livre une critique acérée de la société de consommation. N’ayez pas d’impatience, laissez-vous mener par l’auteur qui distille au fil des pages un peu de vérité sur son personnage et vous serez conquis comme je l’ai été.

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Le Pont des derniers soupirs de Pierre Petit, Presses de la Cité

5 Février 2020 , Rédigé par Dominique Publié dans #Mes lectures, #Presses de la Cité

Chaque roman de Pierre Petit est une invitation à un ailleurs,  c'est un dépaysement garanti dans un lieu qu’il connaît bien et qu’il décrit si bien ! 
C’est cette fois dans le paisible village de Pierpont en Haute-Loire que l’auteur va tisser son histoire, une  histoire à glacer le sang, une histoire où le passé que l’on pensait révolu va s’inviter brutalement et mener le jeu jusqu’à la dernière ligne.


Jean-Baptiste Quillet, cafetier du village, nous raconte. C’était un dimanche d’hiver, Jean-Baptiste avait résisté à la tentation de fermer à midi le café du Pont.  Il y avait d’ailleurs bien longtemps que son café n’attirait plus grand monde, surtout depuis que l’église n’était plus desservie. Seul “Kiki”, boulanger et ivrogne notoire restait fidèle et ce dimanche-là, Kiki était comme vissé à son tabouret. Il enchaînait verre après verre et parlait, parlait et buvait, buvait.

En quelques minutes seulement, le temps changea,  la neige se mit tomber à gros flocons. C’était une tempête sans précédent qui s’annonçait. Par prudence, Jean-Baptiste Quillet s’était résolu  à rester bien au chaud dans son café et attendre patiemment que les routes soient de nouveau praticables. Mais sa tranquillité sera bien vite perturbée par une “horde de naufragés de la route” venus se réchauffer dans son café. Il n’y a plus aucune visibilité et la neige est partout. Ils décident donc de rester, de passer le temps. On discute, on joue, on rit, on se réconforte comme on peut pour oublier cette nuit qui s’annonce longue, très longue.

 Parmi eux, il ya Hélène, une jeune fille de 20 ans, qui possède une lettre, une lettre mystérieuse dont le contenu va ébranler la quiétude de tout le village.  C'est une erreur d'affirmer que l'on peut enterrer le passé : il s'accroche tant et si bien qu'il remonte toujours à la surface.                                                                                                                      

Ainsi commence l'histoire d'un petit village de Haute-Loire, qui le temps d'une nuit de tempête, ne sera plus jamais comme avant…

 

Un peu de l'auteur :

Mathématicien de formation, informaticien de profession pendant quarante ans, Pierre Petit, retraité, vit en Haute-Loire. Depuis l’âge de dix ans et une première publication (une histoire de cow-boys polycopiée au papier carbone) en classe de cinquième, il n’a jamais cessé d’écrire. Poèmes, romans, policiers, nouvelles et chansons, il est édité pour la première fois en 1997.
 
Il participe aussi activement à des revues et à des recueils collectifs de nouvelles.
 
Grand amateur de littérature – de Hugo à Tolkien – , la plupart de ses œuvres se déroulent sur le plateau vellave, entre imaginaire et réalité.
 
Collection : Terres de France

 

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Le journal de Claire Cassidy de Elly Griffiths, Hugo Thriller #lejournaldeclairecassidy #NetGalleyFrance

28 Janvier 2020 , Rédigé par Dominique Publié dans #Mes lectures, #Thriller, #NetGalley France

Résumé de l’éditeur :

Dans le collège anglais où elle enseigne, Claire Cassidy donne chaque année un cours sur un classique de la littérature gothique, " L'Inconnu ", de R.M. Holland. Cet écrivain a vécu et enseigné dans le même collège que Claire, qui, fascinée par ce personnage qui hante encore les murs de l'établissement, travaille à l'écriture de sa biographie. Mais un jour, Ella, sa collègue et amie est retrouvée morte. À côté de son corps, une citation de " L'Inconnu "... La littérature et la vraie vie entrent alors en collision, et Claire devient suspecte aux yeux de la police. Et le mystère s'épaissit lorsqu'elle ouvre son journal intime, ce journal dans lequel elle écrit chaque jour, et découvre une écriture qui n'est pas la sienne : " Bonjour, Claire. Tu ne me connais pas. " L'Inconnu, lui, connaît Claire, jusqu'à ses moindres secrets, et il n'est visiblement pas étranger aux meurtres qui vont se succéder au sein même du collège, toujours inspirés du livre de R.M. Holland. Claire arrivera-t-elle à changer la fin de l'histoire ?

 

Mon avis :


Un roman choral basée sur la littérature, une intrigue qui se joue dans les vieux couloirs sombres d’une école anglaise, le tout dans une atmosphère poussiéreuse et surannée, voilà une idée qui ne pouvait que me plaire ! 
Et pourtant, la magie n’opère pas. 


L’alternance des 3  récits complique inutilement la trame romanesque. Il y a de nombreuses  redites, un bon nombre de longueurs inutiles et toujours en filigrane, ce livre de R.M. Holland qui, je dois l’avouer m’a plus agacée qu’intéressée.  


Cette mise en abyme de l’histoire pèse lourdement sur l’intrigue, elle disperse la pensée du lecteur et in fine, l’égare. Où sont les rebondissements généralement attendus dans les thrillers dignes de ce nom ? Où est le dénouement coup de poing en fin de roman ? Certes, il y a une intrigue, il y a des suspects, il y a une quête de la vérité et il y a un coupable que l’on finit par découvrir  mais le tout est trop bien lissé, l’intrigue comme l’écriture  manquent de surprises, de suspense. A l’image  des personnages, je me suis contentée de planer au-dessus de l’histoire. 
Ce roman ne m’a nullement captivée et je reste dubitative quant au prix décerné par le Times qui l’a élu le “Thriller de l’année” !
Je remercie NetGalleyFrance de m’avoir transmis ce e.book. 
 

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Le consentement de Vanessa Springora, Grasset #leconsentement #NetGalleyFrance

26 Janvier 2020 , Rédigé par Dominique Publié dans #Mes lectures, #Grasset, #NetGalley France


"Depuis tant d'années, je tourne en rond dans ma cage, mes rêves sont peuplés de meurtre et de vengeance. Jusqu'au jour où la solution se présente enfin là, sous mes yeux, comme une évidence. Prendre le chasseur à son propre piège. L'enfermer dans un livre au titre énigmatique “Le consentement”


 C'est un “roman”, un “essai”, un “témoignage”, un livre coup de poing dans lequel l’auteure relate d'une écriture incisive, directe et sincère sa relation avec un homme de 50 ans alors qu’elle n’était qu’un adolescente de 14 ans. Elle dresse le portrait impitoyable de cet homme “ce bel homme au sourire paternel, au regard amusé et intrigant, aux yeux d’un bleu surnaturel et au charme de bronze” pour qui elle n’a été qu’une proie de choix. Elle revient en détail sur ce passé sombre de sa vie, le moment où elle réalise ce qu’elle était au fond pour cet homme, un objet  de prédation sexuelle, psychique mais aussi littéraire. 
Mais comment une adolescente en mal de père  aurait-elle pu soupçonner que cet homme au sourire pourtant “carnassier d’un grand fauve blond” n’était qu’un prédateur sexuel, d’une grande perversité nous dit-elle, puisqu’il parvient à lui faire penser qu’elle est consentante ? Mais peut-on véritablement parler de consentement, objectif, réfléchi et fondé quand on n’a que 14 ans et qu’un écrivain adoubé par ses pairs, (on l’invite sur les plateaux de télévision, on lui décerne des prix),  vous écrit des poèmes, vous voussoie, ou s'intéresse à vous tout simplement ?  Il ose tout et ne cache rien de ses démons, de ses désirs et plaisirs qui resteraient pourtant inavouables pour le commun des mortels.  

Il n’y eut à l’époque que Denise Bombardier, romancière et chroniqueuse canadienne qui, au risque de passer pour ringarde, avait eu le courage de dénoncer publiquement l’impunité de cet homme bénéficiant semble-t-il de la protection que lui octroyait son “statut d’écrivain”.


Dès sa parution, “ Le Consentement” a déclenché une sorte d’onde de choc dans le monde littéraire actuel, et plus précisément dans le monde de l’édition. Un livre qui a fait débat dès les premières heures de sa parution et  dont le succès s’explique par “une indignation et une prise de conscience collective » comme l’explique l’auteur.
A la sortie du restaurant Drouant, le 4 novembre 2013, commentant son prix Renaudot, Gabriel Matzneff déclarait alors : « Mon livre évoque le retour à l'ordre moral, la censure du sexuellement et politiquement correct. Des écrivains sulfureux et libres sont indispensables à la respiration de cette nation. » Peut-on tout écrire, peut-on tout éditer ? Quid de la liberté d’expression ? Quel regard peut-on porter sur la société des années 80 qui au nom de la littérature fermait les yeux sur tout ? La littérature excuse-t-elle tout, comme cette complaisance muette, cette tolérance condamnable envers un écrivain. À la lecture de ce livre, je n'ai pu m'empêcher de penser au sort misérable qui fut réservé à Gabrielle Russier fin années 60 parce qu'elle avait osé ce qu'on avait jugé alors '' d'impensable'', tomber amoureuse de son élève âgé de 17 ans. De quoi faire réfléchir....! 

Je remercie Vanessa Springora ainsi que les Editions Grasset de m’avoir transmis ce e.book via NetGalley

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Étonnante année 2019 - Benoît Lefèvre

28 Décembre 2019 , Rédigé par Dominique Publié dans #Mes lectures, #NetGalley France

 

Un essai particulièrement intéressant qui nous livre une sorte de rétrospective de l’année 2019 à travers 12 récits sur des faits d’actualité du monde entier.  C’est en témoin et acteur sérieux de notre époque, de ce qu’il appelle notre “étonnante” époque, que Benoît Lefèvre décrit la place grandissante de l’intelligence artificielle dans notre société. Tout y est évoqué, des fakes news aux théories du complot qui fleurissent sur le net comme des mauvaises herbes dans un champ, de l’utilisation de nos données personnelles dans l’économie mondiale ou comment “notre époque met sous pression nos démocraties”.
On y parle du  nouveau “métier”  d’influenceur dont les critères bousculent les valeurs historiquement admises pour vendre un produit. Le leader d’opinion n'est plus un expert dans son domaine, adoubé par ses pairs. De même que  les journalistes professionnels n’ont plus le monopole de la diffusion des informations.  On assiste d'ailleurs à une véritable “industrialisation de la fabrication des fake news”.


Bref, le numérique prend chaque année une part grandissante dans nos vies. Citons par exemple la Chine qui, avec la reconnaissance faciale et les systèmes de notation sociale, reconnaît le numérique comme l’outil le plus puissant de contrôle social. “ La révolution numérique avait commencé à la fin des années 90 avec Internet. Nous vivons maintenant la 2ème vague avec l’arrivée de l’intelligence artificielle et de ses algorithmes dans notre quotidien.


C’est également une année étonnante dans nos assiettes. Qui aurait dit qu’un jour les fast-foods se lanceraient  dans la nourriture végane ?
Une année étonnante des nouvelles mobilités avec l’arrivée fulgurante dans nos villes de la trottinette électrique, etc…

Faut-il s’enthousiasmer ? faut-il s’en désespérer ? comme toujours, c’est l’avenir qui le dira !


A lire pour en savoir un peu plus de cette “étonnante année” qui touche à sa fin, à lire sans se prendre la tête, à lire pour tenter de comprendre cette “étonnante mutation” à laquelle nous assistons sans vraiment le réaliser.

Un peu plus sur l'auteur....
De formation HEC, ce père de famille exerce depuis 20 ans des fonctions de direction dans un grand groupe. Il a pu observer dans sa vie professionnelle comme personnelle les mutations liées au digital, à la mondialisation et à l'environnement… Cela l’a conduit à créer le site www.etonnante-epoque.fr qui publie des articles d’actualités inspirants sur notre monde.
 

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Le livre dans tous ses états

30 Novembre 2019 , Rédigé par Domimots Publié dans #Art

 

S'il faut être inspiré pour nourrir l'histoire d'un livre,
s'il faut être assez télé-photogénique pour vendre son livre,
s'il faut être suffisamment populaire pour voir son livre adapté au cinéma

Le livre, quant à lui, a  su inspirer un designer qui  l'a réduit à sa fonction d'objet utilitaire et
pas seulement sur les étagères poussiéreuses de votre bibliothèque
(là je parle pour ma pomme car je ne suis pas une surdouée du plumeau !)


Jim Rosenau. fils et petit-fils d'éditeurs, élevé au milieu de 5000 livres, 
savait que sa voie était déjà toute tracée...

Il décida de créer des meubles, des sculptures, des objets d'art
à partir de livres.

Alors pour être "à la page"  et avoir "la cote",
reposez-vous sur un de ses fauteuils,
à moins que vous ne préfériez "dévorer" un bon bouquin
à l'une de ses tables "de matières".
(matière à lire, matière à rire.. mais, il y a pire !!!)
Fin du Chapitre !

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