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A Domi-mots

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Merci aux maisons d'éditions qui me font confiance en me proposant des partenariats et aux auteurs qui m'adressent leurs derniers ouvrages. Chaque chronique est partagée sur mes comptes Facebook, Babelio et Twitter


Christine ORBAN « Quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur », Albin Michel

Publié par Dominique84 sur 19 Mai 2014, 09:51am

Catégories : #Mes lectures

C’est en mai 1814 que mourait l’impératrice Joséphine, c’est à l’occasion de ce bicentenaire que la romancière a décidé de consacrer son dernier roman à celle qui fut aimée, trompée et enfin répudiée.. Au travers d’une longue lettre que l’auteur écrit se glissant dans la peau de Joséphine, elle nous dresse le portrait d’une femme brisée parce que répudiée, anéantie par la douleur de perdre l’homme qu’elle aime. La longue lettre débute au moment où Napoléon l’informe qu’il va divorcer, au moment où elle doit quitter ses appartements des Tuileries pour rejoindre Malmaison.

Napoléon l’a convoquée le jour précédent pour lui expliquer que la Nation attend de lui un héritier, ils doivent se séparer pour raison d’état puisque Joséphine est stérile.

C’est une femme humiliée, bafouée et meurtrie jusque dans ses entrailles qui se met à hurler au risque de passer pour hystérique, quand il lui annonce sa décision « Un cri finit par s'échapper de ma poitrine, un cri de détresse. J'aurais dû le retenir. Les oreilles indiscrètes collées à la porte raconteront et déformeront cette scène, mais sur le moment je n'y pense pas, je hurle avec la force d'une suppliciée avec un abandon que ni mon rang ni mon honneur n'auraient dû me permettre. Je ne suis plus rien, je ne suis qu'une femme rejetée, une femme qui pleure son amour perdu, une femme humiliée qui ne peut retenir ses cris de souffrance."

 

Mais elle doit se soumettre même si elle est convaincue que Napoléon l’aime encore et toujours, mais l’ambition le dévore, il est persuadé que son amour pour Joséphine doit être sacrifié sur l’autel de la gloire. Ils devront survivre au chagrin de s’être séparés mais de s’aimer encore.

Le jour de son départ pour la Malmaison, Napoléon ne sera pas présent mais fera remettre à Joséphine ces mots : « Il faut surtout soigner ta santé qui m’est si précieuse … Si tu m’es attachée, si tu m’aimes tu dois te comporter avec force, te placer heureuse et te trouver contente ». "Ne doutes jamais de mes sentiments pour toi, ils dureront autant que moi".

Depuis, Joséphine se souvient, se remémore les moments cruciaux de son existence avec Napoléon et elle écrit, noircit compulsivement les pages d’un cahier.Ces pages sont destinées à Napoléon, elles lui seront remises quand elle ne sera plus de ce monde.

 

Le titre du roman « Quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur » est tiré d’un extrait d’une lettre que Napoléon lui avait adressée au temps où il voulait la conquérir.

 

Christine ORBAN « Quel effet bizarre faites-vous sur mon cœur », Albin Michel

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marc oldani 27/05/2014 17:53

La femme et l'homme ne sont pas faits pour s'accorder, mais pour se combattre et se détruire. Entre l'homme et la femme, c'est une guerre permanente, tantôt sournoise, tantôt ouverte, mais une guerre à mort. La passion est le seul lieu où ils puissent se retrouver. Et pourtant ce livre prouve qu'il y a des choses plus fortes que l'amour absolu... Il y a toujours plus fort de toute façon, c'est " l’égoïsme congénital ! " Ciao.

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