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A Domi-mots

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PARADIS AMER TATAMKHULU AFRIKA, Ed. Presses de la Cité, Parution le 02 septembre 2015

Publié par Dominique84 sur 22 Septembre 2015, 13:04pm

Catégories : #Mes lectures

Tatamkhulu Afrika, Paradis Amer
Tatamkhulu Afrika, Paradis Amer

Né en Egypte en 1920, d’un père Egyptien et d’une mère turque, tous deux décédés de la grippe peu de temps après leur arrivée en Afrique du Sud, l’auteur va être adopté ; il va d'ailleurs endosser jusqu'à 5 identités différentes au cours de son existence. Tatamkhulu Afrika sera son dernier nom, après s’être converti à l’islam en 1964 quand il s’installe définitivement au Cap ; Tatamkhulu Afrika voulant dire « Grand-père de l’Afrique ».

C’est à 17 ans qu’il écrit son premier roman, malchance sa maison d’édition est bombardée et on ne retrouvera dans les décombres que seulement 2 exemplaires de son roman.

Il fut combattant pour l’Afrique du Sud dans la campagne d’Afrique du Nord durant la Seconde Guerre Mondiale et capturé à Tobrouk en Lybie puis transféré dans les camps de prisonniers de guerre en Italie.

Durant sa vie, il fit tous les métiers pour survivre et recommença à écrire à plus de 60 ans, de la poésie notamment, illégalement puisque son statut de « bannis » le lui interdisait. Les bannis n’avaient pas le droit de parler en public et de publier des écrits. De par ses origines, il aurait pu se déclarer blanc mais au contraire il rejoignit le bras armé de l’African National Congress, ce qui lui valu un emprisonnement en 1987 pour ses activités révolutionnaires.

Ce récit, « Paradis amer » écrit près d’un demi-siècle plus tard et qui relate ses années de détention sera publié en 2002 au Royaume Uni. Tatamkhulu Afrika reçut des éloges posthumes pour ce roman puisqu’il mourut 2 semaines plus tard après sa publication, à l’âge de 82 ans.

C’est un récit autobiographique qui retrace ses années de détention durant la seconde guerre mondiale et qui aborde le délicat sujet de l’amour entre hommes. Une caresse qui effleure la joue, la peau contre celle d’un autre homme, des paroles d’apaisement dans la tourmente, le chaos, l’isolement et la souffrance dans ce camp vont faire germer miraculeusement une histoire d’amour, l’amour vrai. C’est la description de la vie dans ces camps où ils sont traités pire que des bêtes, tiraillés par la faim, où dans cette promiscuité abjecte, les hommes se cherchent une part d’humanité. Dans ce tumulte effroyable, les amitiés se créent, se défont, se transforment au fil du temps vers un amour inavouable que la morale interdit. Il n'y a pas d'amour sans désir.

L’écriture est dépouillée d’effet de style, l’auteur va à l’essentiel dans ses descriptions qu’elles soient d’ordre physiques ou émotionnelles. Un grand moment de lecture

Tout y est cru mais vrai !

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Cindide(anne6329) 07/10/2015 19:42

Bonsoir Domi ! Je viens de lire tes dernières chroniques toujours très bien écrites ... Je m'arrête sur celle là car elle est ma préférence ... Dommage que l'auteur ait eu des éloges posthumes ! Bien souvent le cas malheureusement ! Les morts ont toutes les qualités ... c'est bien connu ! Je tenais à te remercier pour ton petit mot sur mon blog ... J'ai toujours plaisir à lire mes "Aminautes" et surtout ceux avec qui j'ai tant partagé ! Partage virtuel certes mais partage quand même ... Partage qui booste un peu le moral quand la vie devient si fragile .... Bises à toi

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