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A Domi-mots

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Tourner la page d’Auður Jónsdóttir, Ed. Presse de la Cité, août 2015

Publié par Dominique84 sur 7 Septembre 2015, 16:11pm

Catégories : #Mes lectures

Tourner la page d’Auður Jónsdóttir, Ed. Presse de la Cité, août 2015

C’est le premier roman de l’auteure traduit en France. Petite-fille d’un Prix Nobel de littérature, l’auteur est à la fois romancière, dramaturge et journaliste. Elle a écrit en tout 6 romans qui furent chaque fois salués par la critique islandaise.

Eyja, le personnage principal de ce roman n’a qu’un but dans sa vie, elle veut écrire un roman. Mais comment y parvenir alors qu’on vit dans le monde étriqué de son petit village de pêcheurs islandais, accompagnée d’un mari alcoolique qu’elle appelle « coup de vent » tant il est absent ? Eyja s’étiole, les années sont autant de boulets qui l’entravent et malgré sa jeunesse, elle n’a plus d’allant. Aurait-elle eu le courage de s’arracher de cet enfer moite dans lequel elle asphyxie si sa grand-mère n’avait pas pris en main son destin en lui offrant un nouveau départ et lui faire ainsi tourner la page ? « S'il t'est véritablement impossible de prendre soin de toi, veux-tu au moins me faire le plaisir de t'occuper de ton roman ? » lui dit-elle. Eyja déplore de ne pas ressembler aux femmes de sa famille, elle n’a pas le caractère bien trempé de sa mère, de sa grand-mère et de sa cousine qui va l’accueillir en Suède. C’est un roman d’initiation auquel l’auteure nous invite, un roman où Eyja s’émancipe et s’affranchit. Ecrire c’est la liberté retrouvée. A travers ses mots vrais et imagés, on découvre l’Islande, la Suède, leurs paysages, leurs coutumes, leurs quotidiens ; le dépaysement est garanti !

C’est un roman qu’il faut apprivoiser pour le savourer car la construction du récit est rythmée par des allers-retours incessants dans la vie d’Eyja, ce qui perturbe la compréhension au début de la lecture. Il faut s’accrocher et se laisser porter par l’histoire de cette jeune femme qui doit aller jusqu’au bout de ses rêves et nous entraînant dans son sillage.

« Nous sommes les décisions que nous prenons ».

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