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A Domi-mots

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Le maître des apparences de Jane Gardam, Ed. JCLattès

Publié par Dominique84 sur 5 Octobre 2015, 16:07pm

Catégories : #Mes lectures

Le maître des apparences de Jane Gardam, Ed. JCLattès

Premier roman d’une trilogie dont les deux autres tomes paraîtront l’année prochaine, « Le maître des Apparences » est l’histoire d’un célèbre avocat international à Hong Kong qui fut l’un de ces enfants appelés « Orphelins du Raj », c’est-à-dire nés dans l’empire britannique en Malaisie et rapatriés tout jeune en Angleterre pour y parfaire leur éducation digne de leur rang.

Sir Edwards Feather, que tous appelaient ce Cher vieux Filth, (saleté) faisant non pas référence à sa tenue toujours irréprochable même âgé de plus de 80 ans, mais parce qu’il était à l’origine de l’expression « Failed in London, Try Hong Kong » (Echec à Londres, Essayez Hong Kong) déroule le fil de sa longue vie et tente d’apprivoiser sa mémoire quelque peu défaillante pour nous conter son histoire, sa vie hors du commun.

Délaissé par son père et élevé par sa nourrice après la mort de sa mère quelques heures après sa naissance, le petit Edward quitte sa Malaisie natale pour l’Angleterre. Il n’a que quatre ans et l’aventure commence.

A l’aube de sa vie et après le décès de son épouse Betty, Sir Edwards Feather décide d’ouvrir les portes d’un passé douloureux qu’il a gardé secret jusque-là. Après une carrière honorable dans la magistrature, cité pour avoir été une légende du barreau puis un juge respecté, un pilier de justice, arbitre de la vérité, Sir Edwards Feather n’est peut-être pas l’homme que l’on imagine.

Après une enfance à la Dickens dans une famille adoptive d’où il sortira handicapé par un pitoyable bégaiement ( un comble pour le futur avocat qu’il allait devenir ), il connaîtra l’amitié fraternelle dans une Public School de renom. Il sera accueilli dans la famille de son ami Pat comme un des leurs jusqu’à ce que la guerre éclate et que le fils aîné périsse dans un crash. La famille s’enferme alors dans un deuil insurmontable et coupe les ponts définitivement avec Edward qui subit alors un deuxième abandon. Il a 17 ans, ne bégaie plus. Il passe son examen d’entrée à Oxford.

Mais son père avec qui il n’a plus eu de contact depuis son départ décide le faire rapatrier quand la guerre éclate. Gravement malade au cours du voyage, il retournera en Angleterre sans avoir remis les pieds sur sa terre natale. Quelques années plus tard, son diplôme d’avocat au barreau, il s’installera à Hong Kong où il deviendra le célèbre « Filth ». Il ne reviendra en Angleterre qu’à l’âge de la retraite quand Hong Kong sera rétrocédé à la Chine.

Le roman s’articule autour des souvenirs d’Eddie, le passé et le présent s’entremêlent ne laissant apparaître qu’un fil conducteur à cette histoire, l’aveu de la vérité, un secret jusque-là resté inavouable que le héros porte comme une croix. A travers les tribulations de ce personnage central en fin de compte si attachant dans sa superbe hautaine, l’auteur nous livre l’allégorie de l’histoire de l’empire britannique, de sa gloire à son déclin en passant par les dures années de la Seconde Guerre Mondiale.

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