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A Domi-mots

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Les Chemins creux de Saint-Fiacre, Ed. Presses de la Cité

Publié par Dominique84 sur 13 Mars 2016, 21:57pm

Catégories : #Mes lectures

Les Chemins creux de Saint-Fiacre, Ed. Presses de la Cité

Saint-Fiacre, petit village du Morbihan d'une centaine d'habitants est le lieu où naquit Auguste, de père inconnu. Privé de tendresse, il grandit conscient de la honte qu'il infligeait à sa famille, un bâtard qu'il fallait élever non par amour mais par devoir. 2 ans après sa naissance, sa mère trouva mari et partit quelques années à Paris le laissant "aux bons soins" (doux euphémisme !) de sa grand-mère. Maîtresse femme, celle qu'il appellera le "dragon noir", l'élèvera à coup de fouet et d'indifférence jusqu'au retour de sa mère qui portait dans les bras, son demi-frère, le fils légitime.
De son enfance solitaire, sans amour, Auguste, cousin germain et ami de l'auteur, ne connut que brimades et insultes mais n'en garda aucune amertume. La nature était tout à la fois, sa cour de récréation, son refuge et les animaux, ses amis. Si la rudesse avec laquelle il fut élevé contribua à endurcir son coeur et son esprit, les conditions de vie sans hygiène et sans soins, contribuèrent-elles à endurcir sa carapace. Il n'échappa à aucune des maladies infantiles qu'on soigna, si l'on peut dire, à base de plantes seulement. Mais à l'age de 6 ans, il fut atteint d'un zona galopant qui fut l'occasion d'une rencontre essentielle à sa vie, celle d'Aristide Daoudal, le guérisseur.

Haï et craint de tous, Daoudal vivait seul à l'écart du village, il connaissait tout sur tout et donna à l'enfant en mal d'amour et en manque de père, une colonne vertébrale. "Daoudal avait 1000 choses à apprendre à l'orphelin de père que j'étais".

Puis vint le temps de l'école, le temps heureux qui allait l'éloigner de la "hargne de ses 2 marâtres".

Nous suivons ainsi Auguste, dans ses pensées, ses observations de la vie rurale, ses réflexions et nous le voyons évoluer, grandir et devenir adulte. Un livre pétri d'émotion qu'on ne lâche qu'à la dernière page, laissant le «petit Auguste» à regret.


Ancien professeur de lettres à Lorient, Daniel Cario a commencé à écrire à la fin des années 90. Son talent de conteur fut reconnu grˆace à une trilogie romanesque nourrie de culture traditionnelle bretonne (Le Sonneur des halles, la Musique en bandoulière, la Complainte de la grive), 3 romans salués par la critque et couronnés par le grand prix du Roman produit en Bretagne.

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