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Dominique84

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Merci aux maisons d'éditions qui me font confiance en me proposant des partenariats et aux auteurs qui m'adressent leurs derniers ouvrages. Chaque chronique est partagée sur mes comptes Facebook, Babelio et Twitter


Province de Richard Millet, Editions Léo Scheer

Publié par Dominique84 sur 7 Septembre 2016, 14:09pm

Catégories : #Mes lectures

Province de Richard Millet, Editions Léo Scheer

Tout change même la Province qui se met à ressembler de plus en plus à la capitale, à connaître les mêmes problèmes que les grandes villes, violence, migration, décomposition culturelle. L’auteur s’alanguit en longues phrases teintées aux couleurs balzaciennes pour décrire le néant ou plutôt la fin de la Province, si reculée soit-elle qui est en train de vivre le même sort d’uniformisation, c’est la fin des spécificités culturelles.

Saint Roch, journaliste parisien décide de quitter la capitale pour revenir sur ses origines. C’est à dans une ville de 11.000 habitants, Uxeilles, ville imaginaire que l’auteur situe entre Limoges et Clermont-Ferrand qu’il apparaît un jour de janvier, causant l’étonnement, la suspicion voire l’agacement des voisins, des connaissances. Au pourquoi de son retour, il aime à clamer par pur désir de provocation “Je suis revenu à Uxeilles pour baiser le plus de femmes possible”.

Il revient aux sources et observent les ravages de la civilisation qui n’épargnent rien, pas même la Province.

L’auteur nous titille, nous interroge, Qui est le véritable Saint Roch qui se cache sous de multiples identités, quelle est la véritable raison de son retour ici, où il semble ne rien se passer, Qu’a-t-il l’intention de faire ? écrire un roman, faire du journalisme, régler une histoire familiale ou amoureuse, qui sait ?

Ce retour aux terres d’origine c’est revenir sur les pas de son existence, un retour en soi-même teintée d’une amère nostalgie, d’une mélancolie quelque peu hargneuse.

Mais qu’importe l’histoire, c’est la façon dont l’auteur “s’est amusé” à l’écrire. Il revisite la langue française dont il est le défenseur acharné, n'y constate que dérives et pertes qui, à l’image de la province, tend à se standardiser, à s’uniformiser, à être nivelé par le bas.

Dans ce long bavardage quelquefois assommant, l’auteur écrit de longues phrases à rallonge (la première phrase s’étire sur 27 lignes et à la deuxième phrase on est déjà page 3), on s’y fatigue bien souvent à y chercher un sens, pour finir se perdre comme dans un labyrinthe.

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