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A Domi-mots

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L’ombre de la garrigue de Alain Delage, Ed De Borée

Publié par Dominique84 sur 4 Octobre 2016, 15:30pm

Catégories : #Mes lectures

L’ombre de la garrigue de Alain Delage, Ed De Borée

Originaire de l’Hérault, ce passionné d’histoire régionale a découvert Nîmes suite à une mutation professionnelle. L’histoire des ses premiers ouvrages sont ancrés dans la réalité historique et anecdotique du département du Gard qu’il décrit d’ailleurs comme “une mosaïque de pays qui ne sont pas en concordance mais pourtant en harmonie”. Et d’ajouter malicieusement “Il n’y a pas plus dissemblable que les Cévennes et la Camargue ou les rives du Rhône, proches de la Provence, et la garrigue, continuité de l’Est languedocien”.

L’Ombre de la garrigue est le quatrième et douzième livre de l’auteur. Il situe son intrigue à Foussignargues, un petit village gardois, après la Grande Guerre.

Avec la paix revenue, les communes avaient toutes fort à faire, notamment rendre hommage à tous ceux morts pour la France en érigeant un Monument aux Morts, Fonsignargues n’échappe pas à la règle. Nous sommes en 1921, alors que tout le village est réuni autour du préfet pour inaugurer ce monument, Saturnin, petit bonhomme de 7 ans remarque que son père Léopold est mal à l’aise quand on évoque la disparition de Julien, déclaré mort pour la France. Pourquoi Léopold réagit-il ainsi quand on parle de Julien ? Léopold refuse de répondre aux questions de son fils.

Et pourquoi cette fumée qui s’élève de la garrigue ? Pourquoi et qui vole de la nourriture, du pain, un agneau? Que veulent-dire toutes ces lettres anonymes que reçoivent le Maire et Léopold ? Tout cela intrigue et perturbe la sérénité retrouvée des villageois. Et puis un jour, celui qu’on croyait mort au combat revient, c’est un déserteur.


L’auteur s’attache à décrire le portrait de cet homme, rongé, perdu au lendemain de la guerre et aborde le thème de la désertion avec une grande sensibilité. Comme toujours, l’auteur s’appuie sur une documentation riche et sélective, outre la bibliographie en fin d’ouvrage, on peut d’ailleurs continuer le plaisir de la lecture une fois le roman terminé par quelques recettes de cuisine en appendice.

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