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A Domi-mots

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Soyez imprudents les enfants de Véronique Ovaldé, Ed. Flammarion

Publié par Dominique84 sur 4 Octobre 2016, 14:11pm

Catégories : #Mes lectures

Soyez imprudents les enfants de Véronique Ovaldé, Ed. Flammarion

Le titre est sans équivoque, c’est un hymne à la liberté, à la nécessité d’enfreindre les interdits, ne jamais se conformer pour connaître la liberté absolue et vivre.

C’est le récit d’une véritable obsession, celle d’une adolescente basque pour un peintre. Atanasia n’a que 13 ans quand, lors d’une visite scolaire au musée de Bilbao, elle tombe en amour devant une toile représentant une femme nue. Cette peinture est signée Roberto Diaz Uribe, un peintre mystérieux qui par le plus grand des hasards va se révéler être le cousin de son père.

Seule sa grand-mère peut lui en dire plus sur ce cousin qui semble avoir disparu du cercle familial, personne ne sait où il vit et s’il continue à peindre. Pourquoi donc a-t-il disparu au faîte de la gloire ?

Les années passent et Atanasia ne perd rien de la curiosité qui l’anime envers ce peintre mystérieux. A 18 ans, elle décide de partir à Paris sur les traces de Robert Diaz Uribe. Son point de chute sera Vladimir Velevine, professeur aux Beaux Arts spécialiste du peintre.

C’est une véritable passion qui anime ce personnage, une passion dévorante dans un pays qui a connu la censure et qui évolue, qui s’émancipe tout comme l’héroïne. Cette histoire dans l’Histoire est passionnante à plusieurs niveaux.

Véronique Ovaldé a ce talent subtil pour dépeindre des personnages hauts en couleurs, qu’on les aime ou les déteste, on sait toujours ce qui les a amenés à être ce qu’ils sont. Ici elle parvient magistralement à écrire en parallèle l’histoire d’une famille dans l’histoire sombre de l’Espagne de la dictature.

Comme toujours l’auteur s’amuse à semer au gré des pages quelques digressions qui ne sont pas forcément utiles au récit, l’étirent, l’allongent un peu trop à mon goût, mais on reste néanmoins sous le charme du style de la narration, l’auteur sachant jongler avec maestria avec les époques sans que l’on perde le fil du récit.

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