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A Domi-mots

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Claude Mossé "La Malamour" Presses de la Cité

Publié par Dominique84 sur 3 Février 2017, 11:45am

Catégories : #Mes lectures, #Presses de la Cité, #La Provence de Domi

La Malamour, repères historiques

Par deux fois en 1790 l'Assemblée constituante refuse la requête formulée par une partie de la population du Comtat Venaissin d'être réunie à la France. Les 27 août et 20 novembre 1790, elle fait savoir aux délégués avignonnais qu'elle n'accède pas à leur demande pour les raisons suivantes :

- La première, d'ordre extérieur : l'Assemblée ne veut pas s'aliéner une fois de plus la papauté à qui appartient le Comtat, au moment où se discute l'avenir de l'Eglise en France.

- La seconde, d'ordre intérieur : la situation dans le pays n'est pas encore très sûre. Si une partie de la bourgeoisie locale et le petit peuple, touchés par la crise économique et hostiles à l'administration pontificale, sont favorables au rattachement à la France, il n'en est pas de même de la noblesse, de l'administration, des professions libérales et d'une partie de la paysannerie. Des oppositions régionales rendent le conflit plus aigu. Carpentras et le Haut Comtat s'opposent à Avignon, plutôt révolutionnaire, et au Bas Comtat.

Le pays connaît très vite des troubles : dès 1789, le pape consent à réunir les états généraux et autorise l'établissement de cahiers de doléances. Mais au printemps 1790, une poussée populaire à Avignon expulse le légat du pape, installe une municipalité révolutionnaire et organise une garde nationale.

De janvier 1791 à mai 1791, une véritable guerre civile oppose les communautés du Haut Comtat au pacte fédératif des communes favorables au rattachement. L'intervention de médiateurs français ne met pas immédiatement fin au conflit, ni même la réponse favorable de la Constituante, le 14 septembre 1791, à la demande d'annexion votée par les communautés comtadines le 18 août à Bédarrides.

L'héroïne du roman La Malamour participe activement à ces événements. La fiction respecte la réalité historique

C’est avec Eloïse, enfant abandonnée à sa naissance et recueillie il y a 17 ans par Mère Adèle du couvent Sainte Claire d’Avignon que Claude Mossé revisite un pan de l’histoire oubliée d’Avignon au temps de la papauté.

A Paris, la révolution est en marche, on entend les mots liberté, égalité, fraternité menacer la royauté en place. Bientôt tous les Français auront les même droits, c’est toute une société qui est en passe de se transformer, toute la France sauf le Comtat Venaissin (entre Mont Ventoux et vallée du Rhône) et Avignon, restés sous l’autorité pontificale. La famine et la peste, la lèpre, la violence sur les routes ne semblent pas troubler les gens d’Eglise. Eloïse, choquée par tant d'injustice et d'indifférence, décide de mener le combat et fuit le couvent. Elle va parcourir les routes de Provence jusqu’à Paris déterminée à faire rattacher la Provence à la France. Elle va user de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Celle qui fut surnommée La Malamour par la Mère Supérieure du Couvent Sainte Claire va, grâce à son charme méditerranéen, son courage, sa force de conviction, arriver à ses fins non sans évitant plusieurs fois la mort. Au cours de son combat pour que le Comtat et Avignon soit rattachés au nouveau département de Vaucluse, Eloïse découvrira le secret de sa naissance qui aurait dû pourtant l’éloigner définitivement du peuple.

C’est avec Eloïse, enfant abandonnée à sa naissance et recueillie il y a 17 ans par Mère Adèle du couvent Sainte Claire d’Avignon que Claude Mossé revisite un pan de l’histoire oubliée d’Avignon au temps de la papauté.

A Paris, la révolution est en marche, on entend les mots liberté, égalité, fraternité menacer la royauté en place. Bientôt tous les Français auront les même droits, c’est toute une société qui est en passe de se transformer, toute la France sauf le Comtat Venaissin (entre Mont Ventoux et vallée du Rhône) et Avignon, restés sous l’autorité pontificale.

La famine et la peste, la lèpre, la violence sur les routes ne semblent pas troubler les gens d’Eglise. Eloïse, choquée par tant d'injustice et d'indifférence, décide de mener le combat et fuit le couvent. Elle va parcourir les routes de Provence jusqu’à Paris déterminée à faire rattacher la Provence à la France.

Elle va user de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Celle qui fut surnommée La Malamour par la Mère Supérieure du Couvent Sainte Claire va, grâce à son charme méditerranéen, son courage, sa force de conviction, arriver à ses fins non sans évitant plusieurs fois la mort. Au cours de son combat pour que le Comtat et Avignon soit rattachés au nouveau département de Vaucluse, Eloïse découvrira le secret de sa naissance qui aurait dû pourtant l’éloigner définitivement du peuple.

Biographie

Claude Mossé, orginaire de Provence, historien de formation, grand reporter radio et télévision, a choisi, après l'actualité, l'écriture romanesque pour raconter le passé. Il a notamment publiéLe Château des papes (Plon, 2000), Le Transsibérien, un train dans l'histoire (Plon, 2001), Les Brûlés du Luberon(Presses de la Cité, 2013) et Le Temps des silences (Presses de la Cité, 2014).
Crédit photo : © Claude Mossé © D.R.

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