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A Domi-mots

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Merci aux maisons d'éditions qui me font confiance en me proposant des partenariats et aux auteurs qui m'adressent leurs derniers ouvrages. Chaque chronique est partagée sur mes comptes Facebook, Babelio et Twitter


Brigitte Munier - Odeurs et Parfums en Occident - éditions du félin / les marches du temps

Publié par Dominique84 sur 4 Juin 2017, 15:20pm

Catégories : #Mes lectures, #Masse critique Babelio

En passant devant les rayonnages d’une librairie, aurais-je eu le "nez" de trouver un livre aussi intéressant ? Je ne sais… c’est pourquoi je remercie Babelio de me l’avoir adressé dans le cadre de Masse Critique.

Splendeurs et misères de l’odorat, grandeur et décadence du nez, c’est à toute l’histoire du sens de l’odeur et aux parfums  et à la symbolique de la senteur que nous invite l’auteur. Qu’il ait été élixir sacré ou privilège des rois, le parfum a traversé les époques en exerçant une véritable fascination sur les hommes. Dans les civilisations antiques, les parfums, obtenus sans alcool ni distillation, se présentent sous la forme d’huiles et d’onguents odorants ainsi que d"encens" qui dégagent en brûlant d’agréables odeurs. Le mot parfum vient d’ailleurs de là (per fumum : par la fumée).

 

On y apprend que l’Occident a privilégié le sens de la vue et de l’ouïe et méprisé l’odorat car jugé trop animal.

Éphémère, le parfum n’est pas reconnu comme un art. Aristote fit même de l’odorat un “sens intermédiaire”.

 

Beaucoup plus tard, au siècle de la révolution industrielle, on constata même une sorte d’aversion des odeurs à cause de la peur de la contamination par les miasmes atmosphériques.

 

Après avoir consacré un chapitre au statut de l’aromate dans l’Antiquité grecque et romaine,  l'auteur aborde tour à tour l’usage du parfum dans la Bible, l’étude de la fonction symbolique des parfums, l’invention de la parfumerie de synthèse et son utilisation dans la société de consommation.

Un livre qu’on ne peut pas lire d’un trait tant il est dense et complet mais un livre que l’on garde près de soi pour pouvoir le consulter souvent et apprendre chaque fois un peu plus.

On peut regretter toutefois que le texte soit trop compact, une typographie plus aérée aurait facilité la lecture. Mais ce n’est que la forme que je critique car le fond est d’une richesse inépuisable.

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