Publié le 30 Septembre 2010

Laquelle des couleurs, Arlequin, choisirai-je

Pour donner plus d'éclat ou plus de sortilège

A cette journée tissée de lin et de soie,

Où ma pensée offerte et pleine d'ardeur se noie.

 

Quelle couleur ? le rouge de la passion,le mauve ?

Le blanc de l'innocence, les tons pastels ou fauves ?

Non, le rouge vermillon teinté d'un sang pareil

A celui que l'Amour sut donner au soleil !

 

Je prendrai tour à tour à ton habit de fête

Le losange qui sied à ma Muse inquiète,

Pour que chaque couleur m'envahisse d'un souffle,  

Et que jamais de la journée, elle ne s'essouffle.

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

Repost 0

Publié le 29 Septembre 2010

Photobucket

Couchée sur son lit, Marina sanglote, son cœur est plein de désespoir. Son petit ami vient de se tuer en moto, elle est inconsolable.

Dans l'ombre, Jérôme, son père, veille, il se sent impuissant devant la douleur de son enfant, que lui dire ? que faire ? Il n'a pas les mots et il est seul pour affronter cette souffrance. Par bonheur, Marina a une fidèle amie, qui tous les jours vient prendre des nouvelles, l'entoure d'affection, essaie de lui faire oublier l'absence, l'absence d'une mère aussi, qui les a laissés il y 4 ans et qui revient pour l'enterrement de ce jeune homme.

Elle est distante, mystérieuse, sa présence est inexplicable mais elle le trouble encore, il succombera...

 

Lui l'homme taciturne, que plus rien ne semblait émouvoir va, perdu en plein désarroi et devant le malheur de sa fille causé par cette mort injuste, se voir confronté au mystère de sa propre existence. Lui qui n'a jamais vraiment réfléchi au pourquoi des choses, décide de faire un retour sur son passé, un passé d'enfant sauvage perdu dans la forêt. Il ne sait que ce qu'on a bien voulu lui dire, c'est à dire que ses parents adoptifs l'ont trouvé dans les bois, seul et abandonné.

Lui vient alors l'impérieux besoin de "remonter le fil jusqu'au labyrinthe lumineux du bois qui l'a vu naître", donner à sa mémoire la parole anesthésiée depuis tant d'années. Sa vie n'est faite que de silences, de non-dits, il s'évade dans la forêt où il fait corps avec elle. Il s'y ressource, cherche un apaisement à ses angoisses existentielles.

Les diverses rencontres qu'il fera au court de ce récit vont dissoudre peu à peu ses parts d'ombre sur lui-même comme sur sa propre fille.

 

C'est à un magnifique parcours initiatique qu' Agnès Desarthe nous convie, porté par une écriture douce et sensuelle où le langage des sensations y est superbement exprimé. Un roman d'émotion partagée où l'on ressent une véritable empathie pour ce personnage sans passé et sans avenir qui, devant la vie trop vite fauchée d’un jeune homme, réalise qu'il est temps de se réconcilier avec la vie.

 

« L’enfance reste en nous. Le temps est une boucle.

L’enfance est au centre, on ne fait que tourner autour. »

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

Repost 0

Publié le 27 Septembre 2010

Erdosain s’est rendu coupable de vols répétés dans la caisse de la société sucrière qui l’emploie, son larcin s’élève à 600 pesos et 7cts. Il est confondu par ses employeurs, il devra donc rembourser cette somme.

 

Comment trouver dans un délai de 24 h une telle somme ? Il décide alors de se tourner vers ses amis qu’il pense charitables et se met donc à déambuler dans les rues de Buenos Aires à la rencontre de 7 personnages qui tour à tour refuseront de l’aider, sauf un mystérieux Astrologue totalement déconnecté de la réalité.

 

Auprès d’eux, Erdosain va donner un autre sens à sa vie. En effet, ces 7 personnages ont l’intention de créer une société secrète, Ruffian, un vieux proxénète déchu en sera le gérant et les maisons closes la financeront. L’Astrologue fanatique a pour modèle le Ku Klux Klan. Il parvient sans peine à convaincre cet employé modèle rongé par la culpabilité, d'adhérer à leur cause. cet être de petite envergure ne réalise pas alors toute l’immoralité d’un tel projet. Lui qui se pense inventeur, lui dont l’ambition a été fauchée par une existence plate et routinière, voit enfin la possibilité de concrétiser tous ses rêves, inconscient de l’odieuse utilisation qui en sera faite. Se joindront à eux un rentier pervers, un pharmacien mystique, un tueur illuminé, un chercheur d’or, un officier corrompu.

 

  Erdosain, ce petit gratte-papier en quête d’une raison de vivre, après le vol dont il s’est rendu coupable et l’adhésion à cette société secrète aux buts inavouables, nous promène dans les rues mal famées de Buenos Aires, ville de corruption et de tous les vices, où le luxe côtoie la misère.

 

Ecrit en 1929, traduit chez Belfond il y a trente ans, "Les 7 fous"  ressort chez le même éditeur, ce roman dénonce la dérive de l’Amérique latine de l’entre-deux-guerres, qui sera bientôt dévastée par le fascisme ;  c’est un effroyable tableau, peint à la façon de Goya, d’une humanité gouvernée par le Mal

Âmes sensibles s'abstenir !

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Belfond

Repost 0

Publié le 26 Septembre 2010

 

Un pincement sonore emplit l'air de ramiers,

L'orange resplendit et sa fleur l'accompagne.

Une danse enfiévrée agite les palmiers.

Un cambrement de rein et c'est toute l'Espagne.

 

Un oeil de biche noir interroge le sort.

Volants bariolés semblent frisonner d'aise,

Or et feu se mêlant font un ruban de braise;

Le sang vif de Carmen est manège de mort.

 

Notes de musique enfiévrées, ramages vers le ciel

Bulles de plaisir 

vers l'inaccessible olympe des désirs,

Et ballade inachevée au lyrisme de miel.....

 

Domi 

 

 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

Repost 0

Publié le 24 Septembre 2010

Historiquement, la Provence demeure le tout premier vignoble de France.
Lorsqu'on savoure un vin de Provence, c'est un peu d'histoire que l'on déguste.
Une histoire qui a débuté il y a 2 600 ans, quand les Phocéens, fondateurs de la colonie grecque de Marseille,
introduisent pour la première fois en France, une fabuleuse plante : la vigne.


  A partir du IIe siècle avant J.-C., les Romains s'installent à leur tour et développent la culture de la vigne, créant la Provincia Romana : la Provence.
 
   Puis Rome étend son empire et la vigne se glisse dans les pas des conquérants.

Au Moyen Age, monastères et abbayes participent au renouveau de la culture vinicole
un peu partout en Provence.
A partir du XIVème siècle, les grandes familles nobles vont édifier
et gérer de somptueuses demeures au milieu des vignes.
 
  Malgré les évènements politiques du XVIIIème siècle, la vigne reste très prospère dans la région jusqu'au XIXème siècle, date à laquelle l'insecte parasite Phylloxéra Vastatrix (originaire de l'est des Etats-Unis) détruisit presque la totalité du vignoble provençal.
 
La greffe des plants français sur des plants américains résistant au phylloxera
apporta la solution technique à la crise et permit de reconstruire le vignoble.
De nos jours, trois appellations se partagent le territoire :
 
 Côtes du Rhône, Côtes du Ventoux et Côtes du Luberon.
 
  Les grands crus du Vaucluse, Châteauneuf du Pape, Gigondas, Beaumes de Venise, Vacqueyras, etc... sont mondialement connus
et plus de la moitié des villages du département vivent de la vigne.

Image and video hosting by TinyPic

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

Repost 0

Publié le 22 Septembre 2010

Plus vivant que raisin même

Tu portes haut le diadème

Perlé d'ambre et de fins grenats ;

Ta robe, velours incarnat,

Riche de douceurs chatoyantes,

M'évoque une fleur d'amarante

Où se meut la subtilité.

Symbole d'immortalité

Du soleil tu brandis la flamme

Ta voix modulant un sésame

Dit aux Papes tant de vertus

Que leur nom s'inscrit sur tes crus.

 

O Vin de Châteauneuf ! cantique des grenaches,

Goût de pulpe et d'esprit, ton pouvoir nous attache

Tabernacle d'extase, quintessence des ceps, triomphe des vendanges

Ton bouquet eût tenté les lèvres d'un archange !

 

                                                                                 Domi 

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

Repost 0

Publié le 19 Septembre 2010

philippe claudelLa neige tombait abondamment quand le train de l'Enquêteur est arrivé en Gare.
Personne ne l'y attendait. En se frayant péniblement un chemin jusqu'au permier café, il est heurté violemment par un passant, ombre parmi les ombres qui fuit sans s'excuser.
Au café, le serveur refuse de lui servir un grog parce que lui dit-il, la caisse enregistreuse n'est pas en mesure de le facturer, il n'y a pas de code pour le grog...


C'est dans cette ville inhospitalière, voire hostile que l'Enquêteur va devoir
accomplir sa tâche : rechercher les causes de nombreux suicides inexpliqués
au sein de l'Entreprise.
L'Enquête vire peu à peu au cauchemar, tous les moyens sont bons
pour protéger le secret, on cherche par tous les moyens de déstabiliser l'Enquêteur.


Cette ville est en fait le microcosme de notre société, du monde contemporain où le mot d'ordre est de ne surtout pas chercher à comprendre
si absurde et immoral que soit notre environnement.
L'Enquêteur a trouvé à se loger à l'Hôtel de l'Espérance, le mal nommé, car c'est un endroit étrange aux fenêtres  murées, les clients sont des ombres, comme ces Déplacés, ces gens miséreux et affamés, parqués ici par le Service des Raccompagnements...


La Ville est littéralement dévorée par l'Entreprise, qui a imposé ses codes, ses lois aux habitants peu à peu déshumanisés.
Chacun y tient un rôle, une fonction pour survivre,  et s'échapper de l'Entreprise c'est mourir.
L'homme est devenu un pion de substitution dans ce monde informatisé
où l'ordinateur est maître et où l'individu ne maîtrise plus rien.
Le suicide est alors le seul moyen de saboter cet engrenage si bien huilé.


*************
Philippe Claudel nous enferme dans son dernier roman dans un univers kafkaïen, nous forçant à nous interroger sur le sens de notre vie en société.
A-t-il vraiment exagéré ? il suffit de regarder autour de soi pour s'apercevoir
que le monde qu'il décrit n'est pas celui d'une fable ou d'une roman de SF,
c'est dans ce monde que nous vivons, que nous survivons.
Un monde qui se déshumanise tous les jours un peu plus, où les entreprises assignent
un rôle, une fonction  ; nous sommes devenus des êtres robotisés, malmenés,
humiliés et poussés vers la porte de sortie quand nous devenons "inutilisables".
C'est à une inévitable marche vers l'enfer que nous propose le dernier roman de Philippe Claudel,
une réalité à laquelle nous sommes pourtant confrontés.


Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

Repost 0

Publié le 18 Septembre 2010

vivement-lavenir-205x300 
« Dans les maternités, d’après moi, il n’y a que des princesses et des princes charmants,
dans les petits berceaux en plastique. Pas un seul nouveau-né qui soit découragé, déçu, triste ou blasé.
Pas un seul qui arrive en se disant : Plus tard, je bosserai en usine pour un salaire de misère.
J’aurai une vie de chiotte et ce sera super. Tra-la-lère. »




Elle s'appelle Alex, elle a une trentaine d'années, a des allures de garçon manqué,
c'est une routarde.
Elle a débarqué un jour de grisaille dans cette petite ville de province
du Nord de la France parce qu'elle a une promesse d'embauche
au poulailler industriel,une entreprise qui fait vivre une bonne partie de la région.

Elle loue une chambre chez Marlène, une mégère qui suinte la rancœur et l'amertume,
et qui malmène son beau-frère, Gérard, handicapé mental et difforme.
Elle cherche un moyen pour se débarrasser de lui, le boulet, Roswell ou neuneu comme elle l'appelle.

Mais voilà qu'Alex, elle qui s'était toujours promise de ne jamais s'attacher,
de rester indépendante coûte que coûte,
se prend de compassion et même d'affection pour lui.
Elle sent que Gérard n'est pas aussi débile qu'il ne le laisse paraître.
Il aime d'ailleurs à lui réciter en secret, rien que pour elle, quelques vers de Prévert
  que lui avait appris sa mère quand il vivait chez elle et qu'il répète inlassablement :

********

Quel jour sommes-nous 
Nous sommes tous les jours
Mon amie
Nous sommes toute la vie
Mon amour
Nous nous aimons et nous vivons
Nous vivons et nous nous aimons
Et nous ne savons pas ce que c'est que la vie
Et nous ne savons pas ce que c'est que le jour
Et nous ne savons pas ce que c'est que l'amour.

 ********** 


Elle ressent alors un besoin quasi-maternel de le protéger,
de le sortir de sa léthargie, de lui offrir une autre naissance.
Il suffira d'un vieux caddie rafistolé pour que Gérard se libère de son carcan mental,
sorte de sa prison, s'ouvre à la vie.
c'est lors d'une ces promenades qu'Alex va faire la rencontre de Cédric,
sans emploi, sans passion, désœuvré.

C'est la rencontre de deux désespérés de la vie, des oubliés du bonheur.
c'est la rencontre de deux feux qui se croyaient éteints, la tête encore pleine de rêves.
il aura suffi d'un tout petit peu d'humanité pour que la vie vienne illuminer ces trois personnages.

Ce roman vous insuffle de l'optimisme et une bonne dose de bonheur, un bonheur simple, celui
de croire en un avenir, un avenir meilleur.
C'est une fable, un conte de fées des temps modernes qui se termine bien évidemment par une "happy end".
et alors ? Pourquoi ne pas y croire ?

Ce roman rencontrera certainement autant de succès que "La tête en friche", 
édité en 2008 et qui a été adapté dernièrement au cinéma.*

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

Repost 0

Publié le 15 Septembre 2010

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

Repost 0

Publié le 13 Septembre 2010

Rédigé par Dominique84

Publié dans #humour

Repost 0