Publié le 30 Novembre 2010

Un ami blogueur, (Yannamar pour ne point le nommer)

m'a adressé ce texte.

Il s'agit d'une dictée "parfaitement" irréalisable,

trouvée dans un vieil almanach

 

.   La faune éthique est de cirque on stance, ne trouvez-vous pas ?

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Des mots et des jeux

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Publié le 29 Novembre 2010

Jaume Cortès est journaliste, il a quitté il y a 4 ans sa femme Rosa et ses deux enfants Gloria et Albert pour partir comme correspondant à Buenos Aires. Alors qu’il est en disponibilité temporaire, dans l’attente d’un poste, il décide de revenir à Barcelone pour être au chevet de son père agonisant. Rosa a dû faire face toute seule à cette séparation, elle a fait pour ses enfants le sacrifice de sa vie de femme et encore pour eux accepte que son mari rentre au foyer. Jaume n’a qu’une idée en tête, celle de renouer avec son fils Albert alors âgé de 15 ans. Il pense que le meilleur moyen de se retrouver seul avec son fils est de l’emmener à Paris pour assister à la finale de la Ligue des champions 2006 entre le Barça et Arsenal.

« Pourquoi tu es revenu ? » seront les premiers mots que lui adressera son fils.. Jaume ne s’y était pas préparé, il s’attendait plutôt à « pourquoi es-tu parti ». Albert est un garçon assez réservé, il a souffert secrètement de l’absence de son père, il est alors partagé entre la joie de le revoir et la rancune qui subsiste au fond de son cœur. Accepter de partir avec lui, c’est accepter tacitement son retour, lui obéir en fin de compte.

Jaume n’est pas un supporter forcené, il sait qu’en emmenant son fils, une autre vie va commencer. Le voyage sera l’occasion pour lui de se pencher sur son passé, sa famille, ses relations conjugales et surtout ses liens si distendus entre lui et son fils. Il perçoit que dans ce train se trouve l’une des rares choses certaine, tangible et réalisable, susceptible de le lier à son fils sans jouer la comédie. Il est dans ce train pour reconquérir un fils, pour ne pas le perdre, pour une histoire de père et de fils qu’il lui faut reconstruire.

Il observe son fils qui finit par se dérider au contact de jeunes supporter venus eux aussi assister au match, tous ont laissé leur vie en suspens, enivrés comme les guerriers la veille de la bataille. Gloria quant à elle, reste sur sa position, elle en veut à son père d’avoir tenté son jeune frère avec ce voyage, elle vit à Dublin. Albert ne le hait pas comme Gloria, non, simplement il a oublié qu’il avait un père.

Au cours de ce voyage, il apprendra peu à peu ce qu’est un père, et qui est son père, non pas un être de fiction, bien souvent fantasmé. « le foot est le terrain des émotions primaires, l’enjeu est d’essayer de vivre une vie possible, sans rompre le fil.

L’événement sportif est le prétexte pour Villatoro d’exploiter avec maestria le sentiment d’amour paternel mais aussi celui d’appartenance à une entité géographique, en l’occurrence la Catalogne. Né en 1957 à Terrassa, dans la province de Barcelone, Vicenç Villatoro a publié de nombreux romans et obtenu les principaux prix de la littérature catalane.

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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Publié le 27 Novembre 2010

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  Hans Christian Andersen écrivit la première version de "La petite sirène" en 1837.

C’est l’histoire d’une petite sirène qui sauve la vie d'un prince ayant fait naufrage. Elle en tombera amoureuse.

Mais le prix à payer pour le séduire est cher car pour devenir humaine et tenter de le conquérir, elle doit renoncer à sa belle voix comme à sa queue de sirène et, si le prince ne l’épouse pas, elle se transformera en mousse et disparaîtra pour toujours, emportée par le flot des vagues.

 

En 1909, après avoir assisté au ballet tiré de l’histoire de "La petite sirène", le célèbre brasseur Karl Jacobsen est tellement ému qu’il commande une statue en son honneur.

 

C’est le sculpteur Edward Eriksen qui crée la statue de la petite sirène, assise sur un rocher, observant le monde humain, les yeux tout émerveillés. Edward Eriksen choisit de la sculpter en pleine transformation lorsque sa queue devient une paire de jambes. Faite en bronze, la statue mesure 165 centimètres et fut inaugurée par Karl Jacobsen à Copenhague le 23 Août 1913.

 

L’histoire de la statue est mouvementée, en effet, de 1961 à 2003, des vandales l’ont à de nombreuses reprises peintes en rouge et/ou décapitée. Dernière péripétie en date, le 11 septembre 2003, la statue de la petite sirène est carrément poussée dans l’eau.

 

Aujourd'hui, elle va retrouver la mer pour la première fois à la faveur d'un long voyage qui l'emmènera jusqu'en Chine pour l'Exposition universelle à Shanghai, EXPO 2010, du 1er mai au 31 octobre. Son départ, qui a suscité une vive polémique au Danemark, ne laissera cependant pas un vide puisque l'artiste chinois Ai Weiwei installera au même endroit une création vidéo, dans le cadre d'un échange culturel entre les deux pays !

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Art

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Publié le 24 Novembre 2010

 

« Écrire des polars historiques et culinaires, c’est vivre entre son ordinateur et ses plaques de cuisson, la tête dans les textes anciens et les mains dans la pâte à tarte. » nous dit Michèle Barrière, historienne de l’alimentation, membre du mouvement international, "Slow Food",  mouvement gastronomique qui cherche à combiner le plaisir de la table avec le respect de l'environnement et de la production agricole.

Après avoir été journaliste à Régal et auteur de « Histoire en cuisine » pour Arte, elle a commencé en 2004 le récit de la dynastie des Savoisy avec :

- Meurtres à la Pomme d'Or sous-titré roman noir et gastronomique au temps de la Renaissance,

- Souper mortel aux étuves sous- titré : roman noir et gastronomique à Paris au Moyen-Age,

- Natures mortes au Vatican qui nous emmène cette fois-ci dans l'Italie de la Renaissance.

En ce mois de novembre paraît Meurtre au café de l’Arbre Sec, où elle a l’ingénieuse idée de mêler les différents personnages de ses romans, toutes époques confondues. 

Constance et Quentin se retrouvent donc ensemble dans une intrigue policière, alors que 6 siècles les séparent. Quentin qui appartient au XXI° siècle va, à la demande de Constance, avoir la charge de trouver son fils Jacques Savoisy, grand cuisinier du roi de Savoie. Elle avait confié à celui-ci un manuscrit de recettes écrit de la main de feu son mari et craint que ce manuscrit ne soit perdu pour la postérité des Savoisy. Quentin pour les beaux yeux de la belle, se lance dans cette aventure qui nous fait traverser les siècles dans les vapeurs alléchantes des cuisines les plus raffinées. Dans ce voyage dans le temps, Constance rencontrera donc sa descendance toujours à la recherche de ce mystérieux manuscrit. Nous arrivons en 1759 au Café de l’Arbre sec, où Jean-François Savoisy officie comme maître-glacier. Dans son café, s’y côtoient D’Alembert, Diderot, Jean-Jacques Rousseau prompts à goûter la dernière création  du maître, la glace à la truffe. Tandis qu’il passe son temps à peaufiner sa recette, son épouse, inconsciente du danger, s’engage corps et âme dans la bataille aux côtés d’auteurs tels que Voltaire, pourchassés par la censure.

Roman divertissant, que j’ose qualifier d’appétissant. Amateurs de polars historiques et épicuriens dans l’âme, c’est votre roman !

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 21 Novembre 2010

Après la disparition de ses parents, emportés par le tsunami de décembre 2004 et toute sa famille dispersée aux 4 coins du monde, Asia s’était réfugiée auprès de sa grand-mère en province, dans un petit village du pays Basque où elle passait enfant ses vacances d’été. Malgré un parcours scolaire très prometteur, sa vie s’était pour ainsi dire arrêtée là, elle occupait un emploi de journaliste au journal régional, le Chroniqueur républicain. Ses journées étaient consacrées à la garde d’une vieille dame, Marcelle, et ses nuits à son amant, un homme marié trop lâche pour quitter sa femme. Elle végétait ici, ne trouvant le courage de tout quitter et s’arracher à cette existence médiocre.

C’est alors qu’une nouvelle va secouer tout le village, une petite fille disparaît mystérieusement, C’est Asia qui,, prévenue par un appel téléphonique anonyme, découvrira dans une scierie abandonnée le cartable de l’enfant et posée à côté, une poupée habillée de son blouson.

Les journalistes de la capitale s’emparent de l’affaire, Asia passe alors au journal télévisé. Et c’est alors que toute sa vie va basculer. Elle va être reconnue par son amie d’enfance Iris, celle avec qui elle a passé 3 étés consécutifs dans ce village, celle qu’elle avait oubliée parce que sa famille avait déménagé sans laisser d’adresse.

Iris, elle, ne l’a pas oubliée, mais à la vue de cette image furtive, tout le poids du passé revient l’étouffer. Tout lui revient, le film volontairement oublié de son passé, le film du malheur, de la peur, de la lâcheté, des mensonges, de la loi du plus fort. L’annonce de la disparition de cette petite fille vient de réveiller ses fantômes, ranimé l’angoisse de la nuit qui avait changé le monde d’Iris et les siens. Iris, la jeune romancière à succès qui se cache derrière un pseudo et qui refuse de dévoiler son image, celle à qui il semble tout réussir, cache un terrible secret, un secret qu’elle a gardé au plus profond d’elle-même, elle connaît l’identité des 3 jeunes garçons qui ont agressé son frère, elle a été témoin de ce viol abjecte, elle s’est tue pendant trop longtemps.

Déterminée à venger la mort de son frère, elle retourne dans ce village maudit. 

***************  

« L’âme des soleils noirs » nous invite à une sombre intrigue policière au suspense haletant, ... Danièle Saint-Bois traite avec finesse plusieurs thèmes notamment celui de la nostalgie, du sentiment de lâcheté et de culpabilité, de l’impossible refoulement d’un passé douloureux. Un roman qu’on ne lâche pas de la première à la dernière page 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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Publié le 19 Novembre 2010

Il appartient au quotidien de millions d'utilisateurs,

 

il est né le 19 juillet 1900 à l'occasion de l'exposition universelle,

 

il a évolué tant dans ses dimensions, son support,

 

il a changé de couleur en 1974,

 

il a une largeur de 30 millimètres sur 57,

 

il va connaître ses dernières années d'existence,

 

 

Il s'agit... il s'agit... du Ticket de Métro, bien sûr !

 

A la veille de sa disparition et pour le célébrer comme il se doit, sort en novembre le tout premier livre qui retrace l'histoire et l'évolution de ce petit morceau de papier cartonné.

  

cliquez ici pour découvrir ce livre vendu au prix de 16 tickets !

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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Publié le 15 Novembre 2010

Giovanni Bertola se sait condamner, il souffre d'un mal incurable qui le ronge petit à petit et le plonge inexorablement dans la dépendance et la déchéance. Professeur de mathématiques à la retraite depuis longtemps, il passe ses journées à méditer sur le sens de la vie, sur la science sur qui les hommes misent sans réfléchir aux conséquences, sa réflexion est acerbe, brillante, elle n'a rien perdu de sa superbe malgré son grand âge.

Il loge chez deux sœurs qui sont aux petits soins pour lui, parent aux éventuelles attaques violentes de la maladie, le respectent et l'admirent. Ils les trouvent relativement obtuses, ses seuls moments de distractions sont lorsqu'un jeune homme vient le dimanche lui rendre visite. Lui-même professeur de mathématiques, Carlo Meroni est fasciné par ce vieillard, par son intelligence, sa culture et son franc parler. Carlo est un solitaire, vit en retrait, n'a aucune liaison amoureuse, mais sa solitude ne lui pèse qu'à peine, car elle est adoucie par ses visites et ses parties d'échec en compagnie de Bertola.

Il sait qu'il aura une mission à remplir, une terrible mission que lui a confiée Bertola, il devra lorsque le moment sera venu, lorsque "Madame Requiem" viendra le chercher,  Meroni devra l'aider à quitter ce monde, un monde de souffrance et de déchéance insoutenable. Cela le ronge littéralement, aura-t-il le courage d'exécuter ce que lui demande le vieux professeur ?

 

C'est alors que débarque Ginetta, la nièce des logeuses, une femme libérée, moderne,  aux allures désivoltes. Elle va bouleverser le rythme languissant et monotone de leur vie. Ginetta c'est comme une fenêtre ouverte, un coup d'air dans cette maison déjà empreinte de l'odeur de la mort.

 

Sa sensualité innée va séduire les deux hommes, elle sera la solution à leur dilemme, la réponse à leur demande. Son appétit de vie dynamise le récit, fait exploser en éclats la léthargie dans laquelle les personnages s'étaient installés. Sa singularité primaire est un coup de couleur au tableau moribond de ces deux professeurs assoupis dans leur méditation vaine.

Plusieurs thèmes sont abordés dans ce roman, la lâcheté, l'amitié, la sensualtié mais aussi celui de la place qu'occupe la mort dans notre société, celui de la solitude, de la vieillesse et ses effets destructeurs, cette vieillesse que l'on craint, que l'on rejette, que l'on isole, que l'on bannit.

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Belfond

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Publié le 12 Novembre 2010

Rédigé par Dominique84

Publié dans #humour

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Publié le 10 Novembre 2010

Née en 1907 à Paris, petite fille d'immigrés hongrois ayant fait fortune en Amérique lors de la "Ruée vers l'or", la petite Sylviane n'a que quelques mois quand Alexandrine, sa mère, trop vite mariée et mère, décide de s'enfuir avec elle du foyer conjugal. Elle rêve d'une vie d'aventures, de conquêtes, aux antipodes de la quiétude bourgeoise que son mari lui offre.

C'est sous un faux nom qu'elles vont toutes deux traverser l'Atlantique. Alexandrine veut vivre pleinement sa vie de riche héritière et entend profiter seule de son argent pour vivre la grande vie d'une mondaine richissime. Sa fille n'est à ses yeux qu'un boulet mais elle pourra lui servir de monnaie d'échange au cas où son mari la retrouverait et refuserait le divorce. Sylviane n'a que peu de souvenirs de sa mère, car dès leur arrivée à Chicago, Alexandrine la confiera à une nurse, puis l'inscrira dans d'austères pensionnats en Europe. C'est seulement quand Sylviane a 18 ans qu'Alexandrine réapparaît et décide de lui trouver un mari sélectionné parmi le beau monde qu'elle fréquente. A peine sortie du couvent, Sylviane est prise dans le tourbillon du faste et du luxe, au cours de soirées organisées par sa mère, elle rencontrera entre autres Lindbergh, Chrysler, Maeterlinck...

Peu à peu, cette vie de paillettes l'ennuie, son enfance passée en Europe dans les couvents l'ont modelée pour une vie plus austère, plus vraie, plus simple. Elle tombe amoureuse d'un modeste étudiant en médecine, fils d'épicier, qu'elle épousera malgré l'interdiction de sa mère qui décide alors de la déshériter. Le couple partira s'installer à Briey, au cœur du bassin houiller, 7 enfants naîtront de ce mariage.

Cependant, Sylviane se lasse de cette vie provinciale. C'est alors qu'éclate la Seconde Guerre Mondiale, son mari est mobilisé. Elle décide alors de se rendre utile et trouve  un emploi d'interprète auprès de l'État Major du contingent anglais, elle a 33 ans. Elle s'engage ensuite dans la Résistance sous le nom de code de "la Belette" au sein du réseau "L'Arche de Noé", accepte des missions de plus en plus périlleuses. Elle sera arrêtée par la Gestapo, et à la Libération, deviendra l'interprète du général Patton.

 

Ce roman est le récit d'une destinée hors du commun, celle d'une femme courageuse, ambitieuse et intrépide ayant su refuser la facilité et l'aisance qui lui étaient offertes pour exister par elle-même.

Les Carnets de la Passagère est le récit d'un destin particulier mis à l'honneur par son fils, Alain Louyot, successivement grand reporter au magazine Le Point, Rédacteur en Chef à L’Express et Directeur des rédactions de L’Expansion.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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Publié le 8 Novembre 2010

Le père d'Hector Abad était médecin, il enseignait à l'Université de Medellin et donnait la majeure partie de son temps aux défavorisés des quartiers populaires de la ville. Profondément humaniste, toute sa vie il avait défendu avec foi et conviction les droits de l'Homme. Libre penseur, c’était un  homme farouchement engagé dans la lutte contre l'ignorance et pensait à un futur meilleur grâce à  l'implication de chacun pour combattre la misère dans son pays, la Colombie des années 80, alors déchirée par la violence et la guerre sans merci à laquelle se livraient les guérilleros, l'armée et le narcotrafic.

Les narcotrafiquants sont une véritable menace pour les peuples indigènes, ils sèment la mort sur leur passage, forçant alors des déplacements forcés de populations qui signent ainsi leur arrêt de mort, parce que coupés de leurs territoires et de leurs traditions.

Les narcotrafiquants mettent aussi en danger l’environnement, en raison de la déforestation qu’ils pratiquent de façon intensive et des rejets de produits chimiques dans les rivières.

La volonté de mettre un frein à l’avancée des guérillas et le trafic de la drogue ont conduit à la création de groupes paramilitaires qui se sont révélés rapidement coupables d’atrocités pires que celles de leurs adversaires

Le père d'Héctor Habad n'avait de cesse de dénoncer les dérives des dirigeants, ses idées le qualifièrent vite de communiste aux yeux des nantis, on l'accusa de vouloir "infester la conscience des gens des quartiers populaires, car le simple fait de leur révéler leur misère et leurs droits, "inoculait dans l'esprit simple des pauvres le venin de la haine, de la rancœur et de l'envie".

 

Il fut peu à peu haï par le clergé, l'université, la ville des nantis toute entière pour qui il n'était qu'un gauchiste nocif avec ses idéaux capables de pervertir la jeunesse et trop libre penseur au regard de la religion.

On retrouva son corps criblé de balle un jour d'août 1987. Héctor Abad découvrit alors dans la poche du pantalon de son père, une feuille de papier jauni où était recopié un vers du poète Jorge Luis Borgès "Nous voilà devenus l'oubli que nous serons"

Quelques vingt ans plus tard, il décide alors de venger la mort injuste de son père, considérant que la seule vengeance possible, est de raconter ce qui s'est passé, afin que l’oubli n’enterre à jamais le souvenir de son père.

 

 

Récit autobiographique, saga familiale, hymne à l'amour paternel, fresque historique de la Colombie, plaidoyer contre la violence et la terreur instrumentalisées à des fins politiques, ce roman est tout à la fois.

Les pages consacrées à l'enfance de l'écrivain, au portrait de son père qu'il admirait tant, sont écrites avec une tendresse rare.

Beaucoup d'émotion à la lecture de ce livre où l'auteur a su doser admirablement, histoire publique et privée.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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