Publié le 30 Juin 2011

Les cigales se sont tues, on n'entend plus que le mistral se déchaîner sur le Vaucluse. Hier soir déjà le ciel était rouge, elles savaient qu'il est vain de pousser leurs chants amoureux aujourd'hui, les fortes rafales les emporteraient trop loin. Il souffle comme un fada

surprend le promeneur hagard,

les oliviers s'amusent à courber

à jeûn, vous titubez !

Il s'amuse vos jupons virevolter,

avec le mistral, c'est pudeur oublier !  

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 28 Juin 2011

Le blog est comme un jean taille basse : un moyen de montrer son nombril sans complexe.

Pourquoi bloguer ? Oh je sais, vous allez me dire que vous aimez partager vos découvertes, ce que vous aimez, ce que vous détestez, vous aimez lire les commentaires de vos visiteurs, vous aimez découvrir leur univers, vous aimez échanger vos points de vue, vous vous instruisez chez certains, vous vous amusez chez d'autres, etc...

Et bien, moi je vais vous dire pourquoi je blogue depuis déjà 2007.

  

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #humour

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Publié le 26 Juin 2011

Les cigales crissent

Tandis que le vent

Sous les feuilles, glisse

Son archet fervent.

A la fois, symbole d'Apollon, de la musique et de la poésie dans la Grèce antique, figurant dans les rites funéraires de la Chine ancienne et aujourd'hui encore dans les cérémonies des Indiens d'Amérique, élue l'emblème de la Provence par les félibres au XIXème siècle,

la cigale ne vit qu'un été,

et d'amour et de rosée.

Que serait la Provence sans ce chant d'amour offert aux heures les plus chaudes de l'été ?

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 25 Juin 2011

Photobucket Aujoud'hui le soleil darde en Provence et pour s'en protéger, il suffit de trouver ou de se construire un petit nid à l'ombre de... chez moi !

Pas folle la guêpe, elle squatte  chez moi, sans autorisation préalable. Ayant élu domicile sous une poutre, à l'abri des regards indiscrets et en toute impunité, la Miss-bzzzzzzzz est prête à jouer de l'aiguillon en cas d'intrusion forcée dans son amphore-city.  

A quand la pendaison de la crémaillère ?

A préciser que seules les "taille-de-guêpes" pourront se joindre aux festivités. Photobucket

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Reflets du jour

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Publié le 23 Juin 2011

  "Elle entendait les cris du garde, et le souffle rauque du chien. Blême, tremblante, et pour jamais inconsolable, elle ne savait pas qu'elle était chez son fils". Le château de ma mère 

C'est ainsi que Marcel Pagnol parle du chateau de la Buzine, située à l'est de Marseille, sur les hauteurs des collines provençales.

 Marcel Pagnol l'acquit en 1941 avec le rêve d'y créer une Cité du cinéma, un projet qui n'aboutit jamais car le château sera occupé pendant la guerre, puis squatté et pillé. Il n'est plus que ruines envahies de ronces quand la ville de Marseille en devient propriétaire en 1995.

Après restauration, le Château de la Buzine renaît de ses cendres et depuis le 18 juin dernier, est ouvert au public. Il est devenu La Maison des cinématographies de la Méditerranée, un lieu dédié au cinéma. Le public est invité à un parcours ludique et pédagogique qui décline "une journée en Méditerranée" agrémenté d'extraits de films ayant marqué l'histoire du 7e art méditerranée. Pagnol y sera cet été à l'honneur.  

N'oubliez pas le guide !

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 22 Juin 2011

Refusant d'honorer les dieux païens et déclinant les avances d'un notable de Catane, Agathe eut les seins coupés. Représentée portant ses seins sanglants sur un plateau, elle n'apparaît que très peu dans l'iconographie religieuse.

A la fin du film "Le Guépard" de Visconti, le prince de Salina s'approche de la table des gâteaux, son choix se porte sur deux "gâteaux des Vierges" et s'écrie "Comment se fait-il que le Saint-Office n'ait pas songé à interdire ces gâteaux ? les seins de Sainte Agathe sont cuisinés dans les monastères et dévorés ensuite par les fêtards ! Bah !"

Le prince s’assoit ensuite à côté du héros de la soirée (le général qui a planté une balle dans le pied de Garibaldi), et nous finissons par en savoir un peu plus sur cette pâtisserie sulfureuse et évocatrice.

Ce dessert n'a pas manqué d'éveiller votre religieuse curiosité (au vu des mails reçus) aussi je vous livre en toute impudeur la recette originale.

           

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #humour

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Publié le 19 Juin 2011

Le 5 février, c'est la fête des Agathe mais c'est aussi un jour particulier pour la petite Agatina, un jour qu'elle passe en compagnie de sa grand-mère Agata. Toutes deux célèbrent la Sainte en confectionnant un gâteau qui assurera la protection des femmes de la famille, leur gardera toute leur beauté. Ce fameux gâteau est une spécialité sicilienne de Catane, l'une des pâtisseries les plus coquines qui soient comme on peut le voir sur la couverture. Ce sont des petits "seins" surmontés d'une cerise confite, et pour ceux qui voudraient s'essayer à les préparer, la recette se trouve au tout début du livre. Agata choisit ce moment particulier pour enseigner bien plus que les secrets de cette pâtisserie, elle prépare Agatina à sa vie de femme, la mettant en garde contre les hommes, ces grands gourmands ! Elle lui raconte le martyre de Sainte Agathe qui eut l'affront de rejeter les avances du Consul Quintien et fut punie de la plus terrible manière, puisque celui-ci ordonna qu'on lui coupa les seins.

Elle lui enseigne la règle absolue "Tu dois savoir que, si tu ne ressens pas de plaisir quand ils te touchent, les hommes se sentent atteints dans leur virilité, mais gare à toi si tu y prends plaisir, parce que là ils te prennent pour une putain" .

Cette cérémonie culinaire donne l'occasion à l'auteur de nous conter l'histoire de cette famille sicilienne, des femmes de cette famille où le machisme est roi. Au fil des pages, nous découvrons la petite Agatina qui grandit, évolue, expérimente et vieillit. La société sicilienne, tout sexe confondu, est passée à la moulinette des mots de l'auteur qui sait nous faire sourire et même saliver au cours de ce voyage au pays de la ricotta !                              Ecriture typiquement italienne dans l'évocation aromatisée au thym et à l'huile d'olive, de personnages hauts en couleur, où les langues de vipères s'en donnent à coeur joie entre deux bondieuseries. Ici pas de demi-mesure, la cuisine et l'amour se traitent de la même façon, dans une envolée d'arômes variés, sous les rayons d'un soleil ardent. Même la plus avertie des femmes risquent de tomber sous le charme de ces machos, Agatina l'apprendra à ses dépens

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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Publié le 11 Juin 2011

« Qu’est-ce qu’un homme si ce n’est une accumulation d’histoires vécues, rapportées, imaginées, qui, mises bout à bout, finissent par faire une vie ? » nous dit le narrateur du dernier roman de Laurent Gaudé.

Laurent Gaudé avait su nous séduire avec « Le soleil des Scorta » pour lequel il avait obtenu le prix Goncourt, ici, il revisite ses lieux de prédilection, la Sicile, Palerme, les Pouilles, Rome. « Une vie ne suffit pas pour en finir avec l’Italie » dit il, pays aux multiples visages et au passé si riche.

Quatre histoires, celles de quatre hommes ayant vécu dans le même lieu à quatre époques différentes. Si les hommes disparaissent, les lieux subsistent souvent chargés de l’âme des défunts.

 

Zio Négus vient de mourir, on va l’enterrer. Il croyait en Frédéric II, le roi des Deux-Siciles, en son désir fou de braver la mort. En 1935, âgé de 20 ans, il s’était engagé dans un corps expéditionnaire envoyé par Mussolini pour châtier Hailé Sélassié, il voulait voir l’Ethiopie, mais il n’avait pas compris alors, qu’on l’envoyait pour la détruire. Quand il revint dans son village natal, il est arrêté pour désertion et traité de communiste. Puis il y a l'histoire de Lucius qui n'a qu'une patrie, qu'une mère c'est Rome. Légionnaire, Rome l'a envoyé traverser les océans, lutter contre des dizaines de peuples barbares. Lucius qui se proclame être le glaive intraitable de l'armée romaine, obéissant à une Rome gangrénée, accepte et devance sa propre mort. A l'instar des soldats de "Je finirai à terre" (3ème histoire) qui luttent contre le golem que la terre a façonné pour punir les hommes, ou encore du juge antimafia du "Tombeau de Palerme" qui égrène le compte à rebours de sa propre exécution..

Les quatre personnages savent que le temps leur est compté, ils se savent condamnés, ils doivent aller à l’essentiel dans leur récit, avec courage et détermination. Confrontés à leur agonie, ils sont des héros vaincus mais jamais déchus. Si la défaite est au fond quelque chose de naturel puisque le mouvement même de la vie va vers la défaite, ces personnages restent forts devant la mort ; elle ne prendra que leur vie, pas leur histoire, comme les héros d’une tragédie grecque

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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Publié le 8 Juin 2011

Oeuvre d'art ? Chef d'oeuvre d'art abstrait ? Gribouillis ?

Toujours est-il que ces tableaux ont été exposés à New York il y a quelques jours et certains se sont vendus à plusieurs milliers de dollars.

Ces tableaux lumineux, aux couleurs vives et chatoyantes sont nés du pinceau et de l'imagination d'Aelita Andre, une petite fille de 4 ans ! Les critiques ont qualifié son oeuvre d'expressionniste abstrait.

Phénomène de mode ou réel prodige ? à vous de voir.... En espérant que la petite Aelita Andre garde longtemps son âme d'enfant dans ce monde de spéculation des marchands d'art.

Prenez le temps de regarder cette vidéo, c'est troublant......!

"Pablo Picasso a dit: 'J'ai mis 4 ans pour peindre comme Raphael, mais une vie entière pour peindre comme un enfant.' Il ne savait pas que près de 40 ans après sa mort, la peinture d'un enfant pourrait être comparée à ses chefs-d'oeuvre."

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Art

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Publié le 5 Juin 2011

 
La pluie agit tel le révélateur du photographe qui,
sous la lumière rouge, porte l'image à la vie.


La pluie tombe comme nous tombons amoureux,
en déjouant les prévisions. 

 

Photobucket Il pleut, et non plus sur Nantes, mais sur Avignon.

Déjà une semaine que cela dure... et j'aime !

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #photos perso

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