Publié le 23 Avril 2016

Les saisons du mensonge, Karine Lebert, Presses de la Cité

C'est dans un village du Vexin normand entre Paris et Rouen, Lyons-la-Forêt, que Candice officie en tant que guide touristique à l'office de tourisme. C'est le village qui l'avait vu naître 35 ans auparavant et c'est le village où elle a décidé de revenir vivre après la mort de sa mère.


Lors d'une de ses visites guidées, elle découvre une site de l'époque gallo-romaine, un cimetière d'enfants. La spécialiste en archéologie funéraire qu'elle est et qui sommeille toujours en elle, se sent attirée par cette découverte encore inexpliquée. A sa grande surprise, c'est chez sa vieille institutrice Violaine qu'elle ira puiser toutes sortes d'informations à ce sujet, lui reste à se lancer à la recherche de cette nouvelle énigme afin d'élucider la présence de cette sépulture.

Tandis que les saisons passent et que Candice tente d'échapper en vain aux cauchemars qui hantent ses nuits, sa thèse avance lentement. Mais sa présence au village suscite de la curiosité, pourquoi la si diplômée Candice a t elle accepté ce poste à l'office de tourisme. Qu'a-t-elle vécu dans son passé qu'elle veuille oublier ? Elle s'installe dans un train-train rassurant, renoue avec son premier amour, semble aller mieux jusqu'à ce jour maudit où un journaliste venu faire un article sur le village, la reconnaît. Oui, c'est bien elle, Candice Martel, cette jeune femme qui faisait partie des otages archéologues en Colombie il y a quelques années. C'est un véritable scoop pour ce journaliste et un tsunami dans la vie de Candice quand l'article paraît. Elle va devoir affronter son passé, faire le deuil d'une terrible souffrance afin que la vie reprenne, saisons après saisons.

Bonne lecture !

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 23 Avril 2016

Sous le regard du loup, Gilles LAPORTE, Terres de France

Gilles Laporte nous emmène dans un petit village paisible des Vosges, un village où il fait bon vivre en communion avec la nature, un village où la vie passe sans heurt pour le plus grand bonheur des résidents. Mais en ce jour de printemps de 1977, tout va basculer. Claude découvre une brebis égorgée. Le loup est revenu !


Les médias ont tôt fait de s'emparer de l'affaire. Quoi de plus "juteux" pour les journalistes qu'une affaire qui fait appel à l'inconscient collectif ? le retour de la Bête de Gévaudan dans les Vosges, voilà de quoi alimenter les rumeurs pendant bien des mois.

Les esprits s'échauffent, la presse attise et oriente ses lecteurs et l'affaire prend peu à peu un tour politique. Et si le châtelain du domaine de Valdigny y était pour quelque chose ? On dit qu'il a été un nazi, on l'évite, on le craint. La fille de Claude, étudiante en philosophie ne croit pas à toute cette histoire, elle va s'opposer à cet acharnement stupide des hommes contre la "bête" et décide donc de mener sa propre enquête. La vérité elle la trouvera, on s'en doutait d'ailleurs mais ce qui compte c'est le message de Gilles Laporte, un message universel qui nous conseille de craindre bien plus la nature humaine que la Nature.

Dans sa toute féminine clairvoyance Marie tente d'amener les hommes à changer de comportement, c'est sous son regard que le lecteur voit le loup, celui qu'il faut craindre et dont il faut se méfier. Le loup c'est aussi la presse assoiffée de faits divers qui nous ment pour assouvir sa productivité, le loup c'est la rumeur qui peut faire des ravages dans une vie, le loup c'est l'homme qui s'est éloigné de sa nature, de la Nature.


Un roman-fable qui nous parle de la vie et des hommes tel un plaidoyer pour la nature où l'on retrouve les thèmes chers à l'auteur, le respect de l'environnement, la bienveillance féminine et la mise en garde contre toute réflexion hative et expéditive.

Bonne lecture !

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 23 Avril 2016

Y avez-vous dansé, Toinou ? Yves Viollier, Ed. Presses de la Cité

Toinou, mémé Toinou ou Antoinette Besse n'était qu'une jeune fille quand elle quitta sa Vendée natale pour venir s'installer en Charente. C'était en 1907. Aujourd'hui alors âgée de plus de 90 ans, elle se raconte. Elle a choisi de dire aujourd'hui tout ce qui la lie à ces terres, de livrer son histoire, si simple soit-elle. Toinou qui ne fait pas partie de ceux qui disent mais de ceux qui font, a décidé un été de canicule, alors que les cigales chantent à tue-tête, de laisser une trace d'elle pour ses petits-enfants.

Toujours alerte, d'une énergie qui semble inépuisable, cette presque centenaire conserve la mémoire des terres qui l'ont vu naître. Elle est née dans le Périgord noir dans le village de Hautefaye. Un village qu'on appela "le village des cannibales" où Alain de Monéys, le seigneur du château, avait été brûlé vif après avoir été torturé par les villageois en colère qui l'avait cru entendre crier "Vive la République", c'était le 16 aout 1870.

En apprenant cette histoire, Toinou n'avait eu qu'un souhait, quitter ce sombre pays. "Une terre quelquefois porte une mémoire qui empoisonne" nous dit l'auteur.


C'est une vie de labeur que connaîtra Toinou, mais le courage ne lui a jamais fait défaut même dans les épreuves les plus difficiles de son existence. Durant la lecture, il arrive qu'on s'interroge sur le pourquoi d'un roman sur Toinou, certes courageuse et travailleuse mais qu'avait-elle dans sa vie de si particulier pour qu'on lui consacre un roman ?

L'histoire de Toinou agit comme un révélateur sur le narrateur qui entrecroise le récit de ses propres souvenirs. Plus que la vie de Toinou, ce roman est une ode à la vie et au bonheur. "Toinou me rend la Charente et la vie plus belles".

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 23 Avril 2016

Collection Incipit des Éd. Prisma. F. Bégaudeau et Gonzague Saint Bris

La collection Incipit a pour ambition de regrouper plusieurs volumes racontant chacun une "première fois historique, universelle, sans rapport direct avec l'auteur".
Les 2 premiers titres sont "L'Ancien Régime de François Bégaudeau et "Un ruban de reve" de Gonzague Saint Bris. Les auteurs y proposent leur vision de l'histoire en créant une histoire à partir d'un thème choisi. "Incipit" a pour définition les premiers mots d'un texte, ceux par lesquels l'auteur et le lecteur se rencontrent pour la première fois. Cette collection illustrée par des dessinateurs de renommée est un véritable exercice de style auquel vont se preter de grands auteurs tels que par exemple Nicolas Rey, Philippe Besson, Eliette Abécassis, Joy Sorman entre autres, 20 titres sont déjà programmés pour les deux premières années de collectio
n.

François Bégaudeau s'est inspiré de l'entrée de la première femme à l'Académie française, Marguerite Yourcenar. C'était le 6 mars 1980, un événement qui fut intensément médiatisé à l'époque, tant il faisait figure de révolution. Cela faisait près de 345 ans que pour des motifs moraux, politiques, religieux et sociétaux, les femmes étaient interdites d'accès à l'Académie. En 1893, le Duc d'Aumale avait alors trouvé une parade infaillible pour expliquer cette exclusion "Les femmes ne sont pas éligibles, puisqu'on est citoyen français que lorsqu'on a satisfait à la conscription" !

Il faut remonter à Richelieu qui, pour unifier le pays décida une fois pour toutes d'éradiquer le patois pour imposer le françois. Mais le Mal-Parler se peut s'il existe un Bien-Parler et pour inventer l'un, il fallait inventer l'autre, inventer la règle pour inventer l'incorrection.

Fondée en 1634, officisalisée par Louis XIII, l'Académie Française ouvrit ses portes à 40 membres investis de la lourde responsabilité de rédaction d'un dictionnaire.

Tour à tour malmenée et honorée par l'histoire, l'Académie a survécu jusqu'à ce jour. Elle est toujours en charge de statuer sur les règles orthographiques et grammaticales du bien parler.
L'admission de Marguerite Yourcenar ne fut pas sans mal. Les Mémoires d'Hadrien venait de paraitre et ce texte fort, voire viril fit pencher le débat. "Elle était l'homme idéal pour ouvrir une période transitoire, un moratoire reconductible à l'infini avant l'avènement d'une véritable mixité. L'ère du patriarcat paritaire débutait".
Ecrit dans un style cocasse et bien souvent caustique, ce que j'appellerais un "traité" est aussi divertissant qu'instructif. Bravo à l'auteur et bonne lecture !

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Après l'Académie Française, passons à une autre Institution, touchant cette fois aux arts et métiers, récompensant chaque année des artistes du monde entier, le Festival de Cannes.


Gonzage Saint Bris nous invite sur le tapis rouge de la Croisette avec en préambule une phrase de Jean Cocteau "Le cinéma est l'écriture moderne dont l'encre est la lumière" et revient sur la création de cette manifestation en 1939 dans le but d'éclipser la Mostra de Venise chapeautée par Mussolini et Hitler. Louis Lumière en personne devait en être le Président. Pour les raisons que nous connaissons, ce festival fut annulé. Il fallut attendre 7 années pour qu'il se déroule comme prévu, sur la Croisette mais au Casino, le Palais ne fut construit qu'un an après. Ce sera le Ministre de la Production Industrielle qui ouvrira les marches en annonçant la formule consacrée "Je déclare ouvert le 1er festival de l'Agriculture", un lapsus qui lui vaudra bien des moqueries !

Alors qu'en Allemagne se tient le procès de Nuremberg, que l'Europe tente d'oublier les horreurs des années passées, l'heure est à la fête en ce jour du 20 septembre 1946. Sur la fameuse Croisette, les stars, les monstres sacrés du monde entier et les starlettes prêtes à tout pour se faire remarquer se croisent et attirent une foule en délire. Il faut dire que la mode est à ce petit bout de tissu qui est loin de faire l'unanimité et qui doit son nom à l'atoll voué aux expériences atomiques des Américains, le bikini.


Ce festival était le symbole de la renaissance de la France. "A travers cette vitrine, la France était en train de reconquérir sa place dans le monde de l'art, de la mode, de la gastronomie et de l'image" déclara Philippe Erlanger, historien et chef des Echanges Artistiques au Ministère des Affaires étrangères mais aussi et surtout celui sans qui le festival n'aurait pas vu le jour.

Gonzage Saint Bris nous livre ses souvenirs dans le détail et nous fait ainsi reconsidérer cette manifestation jugée trop vite futile sous un autre jour en lui donnant ses lettres de noblesse. Une lecture encore une fois tout aussi divertissant.

Collection Incipit des Éd. Prisma. F. Bégaudeau et Gonzague Saint Bris

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 23 Avril 2016

Le meme ciel de Ludivine Ribeiro, Ed. JCLattès



C'est l'été, il fait chaud, trop chaud dans cette pinède au bord de la mer. On vit au ralenti, c'est les vacances, le temps du farniente, des joies simples, du bonheur. Et pourtant...


Il y a Tessa qui aime à s'étourdir dans les fêtes quand le soleil se couche, Nils son mari qui cherche l'inspiration pour écrire, Line leur fille, adolescente qui s'ouvre aux premiers émois. Lupo qui aime peindre des nénuphars avec son chien au drôle de nom Avocade Shrimp. Et puis Tom, un petit garçon passionné par la nature qui observe les adulte et s'interroge.


Le temps passe, inexorablement sous la chaleur écrasante de l'été, on ne s'ennuie pas mais on ne s'amuse pas vraiment, on passe le temps à se noyer dans ses pensées. Certains se remémorent le temps passé, sont nostalgiques d'une jeunesse envolée, d'autres rêvent à un futur en devenir. "La douleur est fulgurente. Le temps qui jamais ne revient. Ne plus jamais avoir 16 ans, est- possible ? Est-ce acceptable ?"


Un fait pourtant va briser cette langueur estivale, une femme a disparu. Qui était-elle ? Tout porte à croire qu'elle s'est rendue à la villa Ombrosa, l'inspecteur de police en est d'ailleurs certain. Seulement voilà, personne ne l'a remarquée.


"Tout disparait, c'est une évidence - la jeunesse, les étés insouciants, les enfants dans la mer, tout. Alors une fille dans un jardin, on n'allait pas en faire un drame, non ?" se dit Tessa.
Vanina Silver, tel est son nom, est l'inconnue dont la disparition est une "étincelle qui fait sauter la bombe", qui va embraser le ciel qu'ils partagent tous et faire remonter en surface tant de souffrances et de secrets enfouis.


L'auteur dont c'est le premier roman maîtrise son récit avec une grande subtilité et offre au lecteur une véritable autopsie des sentiments humains, le tout dans un langage poétique riche en images.

Un roman étincelant !

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 23 Avril 2016

Charles Draper de Xavier de Moulins, Ed. JCLattès

Charles Draper, la quarantaine fatiguée, a exaucé les voeux de sa femme Mathilde qui voulait quitter définitivement Paris, sa pollution, son bruit, sa vie trépidante. Pour se mettre au vert, Charles a le sentiment de s'être sacrifié mais c'est à ce prix qu'il sait Mathilde heureuse et voit ses deux petites filles grandir dans un environnement sain proche de la nature.

Devenu par amour rat des villes pendant 4 jours par semaine, Charles Draper jongle avec les emplois du temps, les horaires de la SNCF et son entreprise de déménagement pour regagner le temps du week-end son terrier par le train de 19h13. Si le bonheur est à ce prix, peu lui importe, Mathilde est son "essentiel".

Mais ce bonheur est de courte durée car Mathilde se montre de plus en plus distante. Cela le trouble, l'inquiète, l'angoisse. Doit-il se remettre en question ? Mathilde change parce qu'il a lui-meme changé. Le temps qui passe, la jeunesse envolée, le poids des années ont transformé le beau jeune homme qu'il avait été et dont Mathilde était tombée passionnément amoureuse. Il doit la reconquérir, faire du sport, perdre ces kilos en trop qui l'obsèdent car sa quarantaine bedonnante le torture.

Ses efforts sont vains, Mathilde les ignore en silence. La jalousie commence alors à le titiller, à oeuvrer, à exercer son travail perfide de destruction. A commencer par ce téléphone qui ne cesse de bipper informant Mathilde de l'arrivée d'un nouveau message.


"Charles Draper en est persuadé, le portable est une arme vicieuse... Il multiplie les interrogations, entraine la suspicion, favorise les zones d'ombre. Ils sont les accélérateurs de paranoia qui insémine le poison du doute. Mathilde le trompe, il en acquiert tous les jours un peu plus la certitude.

Immobilisé après une rupture des tendons croisés, après un footing "défouloir", il a tout loisir d'épier Mathilde, d'imaginer sa vie quand il est à Paris, d'observer le manège du si serviable voisin qu'il croyait être un ami. Tout geste, toute parole devient un indice, une preuve dans son cerveau dérangé. Un drame se trame, on le pressent. Mais que peut-on savoir de la réalité, de la vérité alors que l'auteur nous laisse en pature avec les réflexions nébuleuses d'un homme qui a transformé une culpabilité en jalousie morbide ?


C'est un roman-tragédie dans lequel l'auteur analyse le mécanisme de la jalousie, la folie destructrice de l'instinct de possession. A travers cette histoire de bobos qui s'exilent à la campagne, l'auteur décortique les rouages de la folie ordinaire d'un monde qui se décompose. Entre apparence et mensonges, l'auteur nous prend en otage jusqu'à la fin du roman dans le tourbillon des pensées paranoiaques du narrateur.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 23 Avril 2016

Un papillon dans la tempete de Walter Lucius, Ed. DU MASQUE

On l'appelle l'ange vengeur au physique et à la force d'une tigresse orientale, 2 passions l'animent, le journalisme et la pratique du pencat silat, un noble art martial venu de l'archipel indien. Il s'agit de Farah Hafez, née à Kaboul et vivant aux Pays Bas depuis l'age de 10 ans. Plus qu'un sport, c'est pour elle un art de vivre auquel son père l'avait initiée.

Le hasard l'a menée à enqueter sur l'accident d'un enfant qui, bien que vêtu des habits traditionnels afghans de fille, est un petit garçon. On l'avait retrouvé, gisant sur une route forestière déserte, apparemment renversé par une voiture dont le conducteur avait pris la fuite. Il est à l'hopital entre la vie et la mort.

L'enquete policière n'a aucun élément pour remonter la piste de cet enfant étrange qui lutte pour survivre. Personne n'a déclaré sa disparition et sa tenue vestimentaire intrigue. Seule Farah peut leur donner une explication quant à ce "déguisement". Il y a en Afghanistan une pratique ancestrale, le Bacha Bazi qui fait vendre les garçons par leurs parents, des garçons que l'on habille ensuite en danseuses exotiques, Bacha Bazi signifiant littéralement "jouer avec les enfants".


La guerre d'Afghanistan avait drainé toute une diaspora d'Afghans sur l'Ouest ayant sûrement transporté leurs traditions dans leurs valises. Et si ce jeune garçon n'était qu'une partie émergée de l'iceberg, de ce trafic immonde. Un réseau de trafic internationnal qui pourvoit des hommes afghans aux Pays Bas entre autres, en esclaves sexuels mineurs ?


Se sentant personnellement concernée, Farah va se lancer à corps perdu dans cette enquête en parallèle avec la police. Une véritable trinité va se pencher sur le triste sort de cet enfant, une trinité qui devrait s'avérer efficace = Le médecin sauve la vie, la journaliste révèle la cause et la police trouve les coupables. Voilà en théorie comment résoudre cette enquête qui s'avère bien plus compliquée qu'elle ne paraît. Une enquête qui va plonger chacun des protagonistes de cette trinité dans un passé douloureux, occulté pour certains. Une enquête qui replonge le lecteur dans l'histoire de l'Afghanistan.


Walter Lucius, écrivain, scénariste, producteur a réalisé de nombreux documentaires d'actualité, notamment l'insertion des migrants dans la société néerlandaise.
Ce roman, 1er tome d'une trilogie, a été couronné par le prix du meilleur roman policier aux Pays Bas.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 23 Avril 2016

Pardon, Clara de Didier Cornaille, Presses de la Cité

C'est en se mariant avec Véronique qu'Antoine, jeune parisien assoiffé de nature, tombe amoureux du Morvan, lieu de naissance de son épouse. Lors de ses week-ends chez ses beaux-parents, Antoine parcourt les chemins de la contrée, s'émerveille, prend des photos d'oiseaux, savoure sa solitude et s'enfonce toujours un peu plus dans la forêt. C'est alors qu'il remarque deux maisons bien éloignées du village dont une qui a un portail tagué d'une étoile de David. Cela l'intrigue, l'obsède et les questions qu'il pose au hasard de ses rencontres restent toujours évasives.

"C'est la maison de la Juive" lui dit-on pour clore toute conversation. Des mois passent mais la curiosité d'Antoine ne faiblit pas, quel mystère se cache derrière cette grille ? Qui était cette Juive ? Pourquoi a-t-on tagué son portail ? Autant de questions qui un jour trouveront réponse lorsqu'Antoine, se faisant passer pour un acquéreur potentiel fera la connaissance de Clara, la vieille dame qui habite la maison voisine. "Avant d'acheter, il faut que je vous dise..." le préviendra-t-elle.


Nous sommes happés par l'histoire de Clara qui n'avait que 5 ans lorsque ses parents ont été arretés et déportés. Clara qui, élevée par les voisins de ses parents, est devenue institutrice dans le village où elle avait grandi, Clara qui fut hantée toute sa vie par cette disparition, les causes de cette disparition, par cette maladie humaine qu'est la xénophobie.

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Rédigé par Dominique84

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