Publié le 30 Janvier 2017

Hélène donne toutes les apparences d’une vie accomplie et heureuse. Et pourtant dans l’intimité, Hélène est une femme soumise aux caprices d'un mari tyrannique, une femme qui souffre de n’être considérée que comme objet sexuel par un mari exigeant qui légitime sa conduite par le principe du devoir conjugal.

Tous deux sont à la tête d’un beau domaine viticole en Champagne, leurs deux enfants sont des adolescents bien dans leur peau, tout mis à part Hélène semble fonctionner à merveille.

Bertrand l’a réduite à néant, elle se sent isolée, blessée, meurtrie dans sa chair comme dans son coeur. Elle a conscience qu’elle a trop longtemps accepté, trop souvent tu sa peine et son chagrin, il lui faut au seuil de ses 40 ans réagir avant qu’il ne soit trop tard. Réagir c’est partir, partir c’est quitter. C’est un dur combat qui l’attend contre son mari qui usera des coups les bas pour lui faire regretter son geste.

Puis c’est au tour de Gaby, sa fille de 15 ans, de poursuivre le récit. Sa vision des choses est différente, question de génération ! sa façon de penser est directe et tranchante, l’apanage de la jeunesse !

Elle va devoir se construire entre 2 sentiments inverses, celui de protéger sa mère et celui de fuir ce huis-clos de violence. Le divorce de ses parents la marqueront à jamais dans la conduite de sa vie d’adulte.

 

Un roman de femmes sur la violence conjugale (physique et surtout psychologique), de génération, de rébellion. D’une écriture sensible, l’auteure traite d’un sujet difficile qui est encore tabou. Son livre est une lueur d’espoir pour toutes celles qui n’osent parler de leur désarroi.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

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Publié le 30 Janvier 2017

Après “Cosmos” paru en 2015 où le philosophe invitait son lecteur à renouer avec la nature oubliée, Michel Onfray poursuit l’écriture de sa trilogie intitulée “Brève Encyclopédie du Monde” avec son deuxième volet “Décadence”.

C’est ici toute l’histoire de l’Occident et de ses idées que Michel Onfray se propose d’étudier, l’histoire de l’empire romain à nos jours. C’est une fresque de grande envergure formidablement documentée, un travail de titan auquel Michel Onfray s’est consacré pour cet essai.

 

Pour Michel Onfray “Ce livre n’est ni optimiste ni pessimiste, mais tragique car, à cette heure, il ne s’agit plus de rire ou de pleurer, mais de comprendre”, le constat est à mon sens des plus pessimistes sur l’avenir de l’Occident. La civilisation judéo-chrétienne est selon lui à son déclin comme  Rome le fut. C’est la grande Roue de l’histoire, après tout !

Dans son analyse, il rejoint le Houellebecq de “Soumission”, il pense que nous souffrons à une sorte de délabrement moral qui nous conduit à un certaine tendance à plutôt se soumettre pour ne pas avoir à se battre.

 

C’est forcément un livre sombre qui tire un bilan négatif de notre civilisation mais voyons le plutôt comme un avertissement. On attend souvent du philosophe qu'il nous donne des réponses mais la sagesse (c’est d’ailleurs le titre du troisième et dernier opus de la brève encyclopédie du monde qui sortira dans environ 1 an) veut que les questions posées amènent à la réflexion, tirent le signal d’alarme. “Soumis et lâches, individualistes et hédonistes décadents, voilà ce que la grande majorité de nous occidentaux sommes devenus”.

Quel que soit le clan dans lequel on est (pro ou anti-Onfray), on ne peut qu’être d’accord avec le philosophe quand il déclare qu’une civilisation a une vie, donc une mort. Ce que Paul Valéry affirmait déjà en 1919 : « Et nous voyons maintenant que l’abîme de l’Histoire est assez grand pour tout le monde. Nous sentons qu’une civilisation a la même fragilité que la vie. » La Crise de l’esprit, 1919

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 30 Janvier 2017

Après des années passées en Tanzanie pour réaliser un reportage sur la confiscation des terres Massaï, Thomas est de nouveau à Paris. Une nuit, la police lui téléphone pour l’informer qu’un homme vient de trouver la mort après avoir heurté de plein fouet un tramway.

Cet homme est un Massaï, il transportait de l’héroïne et le numéro de Thomas est inscrit dans le répertoire de son portable. Thomas n’est pas très enclin à collaborer avec la police car il est déjà connu des services de la police à cause de certains petits délits dans le passé. Mais il va falloir qu’il accepte parce qu’il a la certitude que son ex petite amie Grace, qui vit depuis leur séparation seule à Arusha, est en danger.

C’est ainsi qu’il entre contraint et forcé dans l’enquête menée par Karim, le policier.

 

C’est un roman social mené à la façon d’un roman policier grâce à une intrigue bien construite pour nous décrire l’histoire des trafics entre Paris et Arusha. L’auteur décrit la génération de ces Parisiens quadragénaires (dont il fait partie) aux prises avec avec leur désillusion, leur mal de vivre, le néant de leur vie, fauchés et diplômés sans travail, ils ont créé le “Club chômage”....

 

 

 

 

 

 

Né à Paris en 1975, Alexandre Kauffmann est reporter. Il est également l'auteur de 6 livres parmi lesquels "Mauvais Numéro" (Arléa, 2011, prix Alexandre Vialatte), "J'aimais déjà les étrangères" (Grasset, 2009) et plus récemment "Black Museum" (Flammarion, 2015).

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

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Publié le 28 Janvier 2017

Jeanne fuit, disparaît, se déleste de son téléphone et de sa carte bleue, comme sa mémoire l’a abandonnée depuis peu. Jeanne est amnésique mais seulement d’un événement récent, un événement brutal et traumatisant. Jeanne a perdu deux heures de sa vie durant lesquelles son compagnon a été sauvagement assassiné, poignardé. Elle se souvient juste s’être retrouvée à ses côtés baignant dans une mare de sang.
Après avoir été écoutée par la police, elle sent bien que ses réponses aux questions des inspecteurs sont évasives, désordonnées et troublantes. Est-elle vraiment amnésique  ou  cacherait-elle quelque chose? Redouterait-elle l’impensable, serait-elle l’assassin de son fiancé ou relèverait-elle d’une manipulation ? D’autant qu’elle ne cesse depuis ce jour de recevoir des appels anonymes. Que faire d’autre alors que fuir, disparaître et prendre l’identité de sa soeur. Cette cavale  devra durer le temps nécessaire à ce qu’elle y voit plus clair dans sa vie. Mais c’est la boîte de Pandore qu’elle va ouvrir sans le savoir car le passé et une sombre culpabilité enfouie depuis l’enfance vont  remonter à la surface. 
C’est dans cette folle fuite éperdue vers la vérité et la liberté que nous accompagnons Jeanne, la femme traquée et victime de ses cauchemars et aux prises avec son inconscient.

Virginie Jouannet traite avec subtilité psychologique des secrets d’enfance qui rongent, empoisonnent et tuent ceux qui en sont prisonniers. C’est un thriller psychologique de haut niveau qui nous captive jusqu’à la toute dernière page. 

 

Un peu de l'auteure :

 

Depuis des années, Virginie Jouannet se consacre à l’écriture. Elle est l’auteure de pièces de théâtre, de poésies, de nouvelles. Elle vit actuellement à Bayonne. Cavale est son deuxième roman.

Source photo : http://www.xoeditions.com/

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 22 Janvier 2017

A travers les chorégraphies de Pina Bausch, Clémentine s’ouvre à la vie, s’échappe de la cité lugubre où elle rentre chaque soir après sa journée à l’usine. Barnabé qu’elle finira par appeler Pina, est son phare. Il est tout ce qui la retient à la vie, lui donne la direction. Ce petit être fragile à qui elle a donné vie, lui redonne toute la sève nécessaire pour vivre à son tour. Elle s’y accroche comme elle s’accroche à Pina Bausch. Elle a écumé tous les documents disponibles la concernant, elle sait tout d’elle, elle s’en nourrit, Pina l’aide à vivre alors qu’elle est persuadée qu’elle lui a ôté la vie. “Pina me montre l’horizon” dit-elle


Alors, comment une jeune femme dont la vie n’est pas un conte de fées certes mais pas non plus aussi misérable au point de perdre le fil ténu qui la tient hors de l’eau, voit sa raison s’égarer.

Le roman nous conduit dans les méandres de sa pensée malade, dans sa quête obsessionnelle vers cette célèbre chorégraphe qui est considérée comme l’une des principales figures de la danse contemporaine et du style danse-théâtre. 


Le titre du roman fait référence à un des ballets créés par la chorégraphe, une fumeuse invétérée qui décéda en 2009 à l’âge de 68 ans d’un cancer généralisé. Mais Clémentine est persuadée qu’elle est responsable de sa mort, elle a heurté quelqu’un dans la nuit, au volant de sa voiture, alors qu’elle partait pour la maternité, les contractions se faisaient déjà sentir, elle n’a rien vu, juste senti le choc et vu une cigarette se consumer sur le sol.
Dans un long monologue, l’auteur incarne cette jeune femme à la dérive, ses rêves déçus, ses aspirations refoulées, ses peurs, son abandon. Deux biographies s’enchevêtrent dans le roman, celle de Pina Bausch et celle de Clémentine qui en s’identifiant peu à peu à elle, nous dirige dans la voie sans issue qu’est sa vie.
L’auteur écrit avec une maîtrise époustouflante ce double parcours de deux femmes à la destinée si différente mais aux origines si ressemblantes. Il aborde avec une précision rare et surprenante les souffrances de l’enfantement, la maternité, la danse, la passion. Il maîtrise sa narration  jusqu’à la toute fin imprévisible.
C’est un roman qui marque, qui interpelle et c’est un jeune auteur (tout juste 30 ans) dont on entendra parler dans l’avenir. 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 22 Janvier 2017

“Je suis l'Auteur,je suis Elisabeth, je suis Lee, qui suis-je” ? Ces trois phrases tirées du roman pourraient en être le résumé. A cette question, l’auteur tente de répondre à travers la chassé croisé de deux biographies, celle d’Elisabeth et celle de Lee Miller, célèbre photographe américaine dont elle est l’idole inconditionnelle.
Elisabeth a oublié la danseuse talentueuse qu’elle aurait pu ou dû être, au lieu de cela elle sculpte et vit dans un écrin de sécurité, un cocon que son conseiller financier de mari lui offre. Mère d’un enfant, sa vie est comme du papier à musique, elle sculpte, elle a déjà un certain succès, elle est appréciée, sa vie semble être un long fleuve tranquille aux yeux de tous. Mais Elisabeth est en quête d’autre chose, ce quelque chose qui devra l’amener à se surpasser, à se surprendre. Ce qu’elle trouvera aura un effet de dynamite dans sa vie, c’est ce petit grain de sable dans le bel engrenage  de son quotidien, une passion dévorante qu’elle vouera à la photographe Lee Miller. De cette fascination naîtra une obsession qui virera à la folie. 
C’est son histoire que la narratrice choisit de nous raconter, une histoire qui commence par la fin et qui déroule le fil des événements qui nous mène jusqu’à Lee Miller. 
Si ce n’était la présence perpétuelle de la narratrice-auteur aux prises avec son éditeur, les histoires auraient eu un cours agréable mais cette mise en abîme perturbe la narration et j’ai fini par me désintéresser du récit et des différents thèmes traités, notamment celui de la maternité et de la difficulté pour une femme de concilier maternité et création artistique. Un plus cependant pour le dénouement qui déroute parce que totalement imprévisible.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Belfond

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Publié le 15 Janvier 2017

On ne parviendra jamais à cerner la véritable personnalité de Weidmann, surnommé le tueur aux yeux de velours qui fut le dernier condamné guillotiné en place publique, c’était à Versailles le 17 juin 1939, Weidmann avait à peine 31 ans.

L’auteur retrace la vie de cet homme, issu d’un milieu bourgeois allemand, élevé “à la dure” par ses grands-parents après le départ de son père du foyer familial, Eugène Weidmann connaîtra plusieurs séjours dans les maisons de corrections dès l’adolescence.

Pour avoir commis plusieurs méfaits, il sera emprisonné et ensuite expulsé en 1932 du Canada où il s’était installé quelques années plus tôt. De retour chez les siens, il se fera offrir une voiture par sa mère prétextant créer une société de taxi. Ce sera une couverture pour commettre ses larcins. Il a notamment l’intention de kidnapper un riche héritier mais il échouera, sera arrêté et condamné à 6 ans de prison. C’est là qu’il fera deux rencontres capitales pour l’issue fatale de sa destinée, celle de deux Français incarcérés pour trafic de devises.

 

Bénéficiant d’une remise de peine pour bonne conduite, Weidmann part les rejoindre à Paris, ceux-ci ayant été libérés avant lui. On assiste alors à une véritable escalade criminelle. Les 3 complices et la maîtresse de l’un d’eux vont se "spécialiser" dans les enlèvements. Weidmann met à son profit son physique avantageux et son pouvoir de séduction pour attirer les victimes. Au total 6 personnes se feront piégées par cette bande démoniaque qui assassine froidement leurs otages après les avoir dépouillés.

 

En théorie, au vu de son casier judiciaire, Weidmann n’aurait jamais dû franchir la frontière franco-allemande mais on sait qu’il a obtenu un passeport par la Gestapo.  Après son arrestation, Weidmann sera suspecté d’intelligence avec les nazis. On le soupçonne d’être un espion à la solde de La Gestapo pour les renseigner à propos des opposants en France au régime nazi.

 

Weidmann restera muet à ce sujet et avouera ses crimes avec une indifférence et une froideur terrifiantes. Les motivations exactes des crimes ne seront jamais vraiment claires, sadisme, peur que les otages ne le reconnaisse ensuite, obéissance aux nazis ? Son impassibilité, son regard doux et lointain, sa façon d’être absent lors de son procès, totalement indifférent à la peine qu’il encourait, les photos de son arrestation que la presse publia durant le procès firent en sorte qu’il devint célèbre et fascina littéralement le public.

 

Qualifié de “dégénéré supérieur” par les psychiatres, Weidmann sera guillotiné le 17 juin 1939 devant la place publique devant une foule en délire, selon les dires de la presse. Afin d' éviter à nouveau ce genre de mouvement de foule qui donnait une mauvaise image de la France à l’étranger surtout en période troublée d’avant-guerre, Edouard Daladier, Président du Conseil, va interdire les exécutions publiques. C’est ainsi qu’Eugène Weidmann entra à sa façon dans l’histoire de la justice française.

Philippe Randa auteur de nombreux romans de science-fiction, de policiers et d’espionnage explore ici toutes les pistes des motivations de l’énigmatique Weidmann dans cette biographie romancée et bien documentée.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Editions French Pulp

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Publié le 15 Janvier 2017

Quelques mots à propos de l’auteur. Libraire à Toulouse et fondatrice d’une résidence d’écrivains, la maison De Pure Fiction, Isabelle Desesquelles publie son septième roman après notamment “Les Hommes meurent, les Femmes vieillissent” qui avait été sélectionné en 2014 pour le Femina.

 

L’auteur traite des mutations dans le monde contemporain jusque dans les pratiques amoureuses. “ A l’heure de tender, meetic où l’on veut nous convaincre qu’un homme pour la vie, ça n’existe plus, je voulais écrire la possibilité de l’amour” dit-elle. “Les mots absolu, romantique peuvent faire sourire”. La plupart des gens veulent rencontrer l’amour pour ne pas être seuls mais une fois en couple combien se retrouvent encore plus seuls ?

 

L’amour au rabais n’intéresse pas Alexandre, il aime ce qui est grand, beau, absolu, toujours en quête d' idéal. A 30 ans passés, il a le CV amoureux d’un nouveau-né.

Puis il y a Rosalie qui fuit la moyenne, la norme, elle veut s’imposer, être libre, se défaire du joug de son enfance. Elle ne peut se contenter de rencontres nécessaires pour ne pas dire utiles. Elle cherche un tout.

Tous deux ont le même idéal, ils espèrent faire la rencontre qui échappera aux plans mensongers des sites de rencontre, celle que le hasard mettra sur leur route, celle qui sans l’expliquer fera vibrer leur coeur et leur corps tout entier. Alexandre a grandi dans un cinéma d’art et d’essai, a été nourri de phrases culte du cinéma sur lesquelles l’auteur a construit son histoire.

 

Un roman qui décortique avec finesse le sentiment sous toutes ses formes, qu’il soit filial, amical et amoureux. La recherche de l’absolu est la quête d’une vie. Est-ce raisonnable ? l’auteur vous propose sa réponse…

Quand on lui demande comment elle décrit le style de ses romans, elle précise : “Un mot majeur : sincérité” “Dire les choses sans fard, et en même temps faire sourire. Le titre, un peu provocateur, contient ça”.

 

Source : http://www.journal-laroulotte.fr/isabelle-desesquelles-ecrivaine/

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 10 Janvier 2017

 

Un roman historique qui nous plonge au coeur du XVIIIe siècle, une époque charnière de l’histoire et de l’histoire de la musique. Le destin de l’opéra en France bascule avec l'arrivée de Gluck appelé en France par la reine Marie-Antoinette. N'oublions pas que la musique est comme le miroir d'une société.

 

L’histoire d’Adélaïde de Villars, condamnée au couvent par son père après avoir été séduite et abandonnée est à l’image de cette fin de siècle, un siècle d’émancipation, de désir de liberté. Grâce à la musique et à ses talents de chanteuse d’opéra, Adelaïde échappera au couvent à vie en trouvant refuge à l’Académie royale de musique, où les femmes sont sous la seule autorité du roi. La bonne fortune lui permettra de très vite connaître le succès et c’est ainsi que, sous le nom de Mlle Beaumesnil, elle va véhiculer dans un monde où la musique est reine. Elle devra cependant affronter les pires rivalités, l’opéra étant aussi un nid d’intrigues ; elle connaîtra moult mésaventures mais gardera toujours foi en la musique qui sera toute sa vie. Elle accomplira son rêve, celui de composer.

Notons la belle première de couverture du roman qui nous emmène dans les couloirs du temps des salons de musique, c'est un détail du tableau du peintre Jean Carolus, “Le récital”.

 

Quelques mots à propos de l'auteur :

Née dans une famille où tous cultivent les gènes de la musique, du chant et de la danse, premier prix de chant et de piano de la Ville de Paris, soeur du pianiste Alexandre Tharaud qui compte parmi les plus brillants pianistes français contemporains, Virginie Tharaud est elle-même chef de choeur, professeur de piano.

 Ce livre sera un ravissement pour tous les passionnés de musique, d’opéra et d’histoire

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #JCLattès

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Publié le 8 Janvier 2017

 

C’est un magnifique roman qui traite du douloureux thème des secrets de famille, des non-dits et de la filiation. Ce sont deux histoires parallèles à 2 époques différentes qui s’entremêlent au fil du récit, avec un seul fil conducteur, la quête de la vérité, d'une identité.

il y  a l’histoire de Marcello qui a pris la décision de quitter les siens, sa femme, son fils, ses amis  peu de temps après son retour de captivité, en 1946.  Après 4 années passées loin de chez lui, il ne s’était pas imaginé un tel retour. L’absence lui avait-elle  fait idéaliser tous ceux dont il était séparé ? C’est vrai que la guerre l’avait transformé mais ce qu’il avait appris à son retour était pire que tout ce qu’il avait imaginé. Il n’avait vu qu’une issue, qu’un choix possible, fuir loin de sa famille, de sa femme et même de son fils, qui n’était peut-être pas le sien.

C’est ainsi que le livre débute, Marcello embarque pour un long voyage qui va l’amener à Saïgon. Durant la longue traversée,  il écrit sur douze cartes postales, douze chapitres de sa vie et les adresse à son ami de captivité Charles.

C’est du Laos qu’il écrira sa douzième carte, une carte  qui annonce le début d’un véritable échange épistolaire entre lui et son ami et qui arrivera par hasard dans les mains de Luc,  60 ans plus tard. Le jeune Luc qui tente, aidée de sa compagne Louise la brocanteuse, de trouver un sens à sa vie. Il lui faut, pour vivre en paix, découvrir la véritable  identité de son grand-père. Qui est son grand-père, celui dont il porte le nom et dont le passé durant la guerre ne peut que lui faire honte ou bien est-ce Marcello, cet homme qui se sentant trahi par les siens à fui au Laos dès son retour de la guerre ?

La réponse est dans ces cartes, dans la correspondance que Marcello échangera avec son camarade de guerre et surtout chez sa grand-mère dont il réalisera que toute sa vie, elle a tenté de “tenir la bride au destin” “de réparer le mal qu’elle avait fait en séduisant Marcello, ce fils d’immigré italien”. Mais rien n’est simple quand il s’agit d’affronter la vérité...

Une histoire émouvante, une histoire qui nous replonge dans les heures sombres de la dernière guerre, dans la souffrance de tous ceux pour qui la guerre s’est achevée non dans les camps de captivité et pour qui le retour parmi les leurs allait représenter une épreuve de plus. L’auteur s’appuie sur la trame romanesque pour retracer un pan d’histoire de notre pays, le retour difficile de tous ces prisonniers meurtris dans la chair comme dans l’âme, une époque charnière de reconstruction. Il y retrace aussi l’histoire de l’Indochine et de la fin de la colonisation.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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