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A Domi-mots

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Merci aux maisons d'éditions qui me font confiance en me proposant des partenariats et aux auteurs qui m'adressent leurs derniers ouvrages. Chaque chronique est partagée sur mes comptes Facebook, Babelio et Twitter © Copyright 2012-2020 Tous droits réservés


Des vies d’oiseaux de Véronique Ovaldé – Ed. de l’Olivier

Publié par Dominique84 sur 2 Septembre 2011, 08:44am

Catégories : #Mes lectures

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Dans son nouveau roman, « Des vies d’oiseaux », Véronique Ovaldé nous emmène en Colombie à la fin des années 90. La famille Izzara, Gustavo, Vida  fait partie des nantis. Ils vivent dans un quartier résidentiel de Villanueva, leur maison est somptueuse. A leur retour de vacances, ils s’aperçoivent que leur maison a été visitée, même habitée mais rien n’a été volé. Gustavo appelle néanmoins la police pour faire constater cette effraction. Taïbo est de garde ce soir au commissariat, c’est lui qui va devoir se charger de cette enquête, d’autant plus que la famille Izzara n’est pas la seule à avoir porté plainte pour effraction, d’autres propriétaires ont alerté la police, leur maison ayant été habitée pendant leur absence.

Dès le lendemain matin le lieutenant Taïbo se rend sur place et c’est à Madame Izarra qu’il a à faire. Gustavo a repris le chemin du travail, il est …

Les squatteurs n’ont rien saccagé, rien volé mise à part un bout de leur intimité, de leur jardin secret. Dans une des maisons visitées, une caméra de surveillance a filmé l’un des « visiteurs ». On reconnait sur la bande vidéo la propre fille de Gustavo et Vida Izzara, Paloma âgée de 18 ans. Pourquoi donc Vida a-t-elle menti en disant à l’enquêteur qu’elle n’avait pas d’enfant ? Pourquoi Paloma vient-elle en cachette occuper sa propre maison ? Pourquoi et avec qui, elle occupe tour à tour ces différentes maisons pendant l’absence de leurs propriétaires ? Vida va peu à peu dévoiler à Taïbo la raison de la fugue de sa fille, s’ouvrir auprès de lui, lui faire comprendre que sa vie dorée n’est qu’apparence, que sa maison somptueuse n’est en fait qu’une cage dorée dans laquelle son mari l’a enfermée. Elle subit sa vie, elle a été formatée pour cela, elle la petite fille pauvre, elle qui habitait les quartiers défavorisés, elle dont la beauté a été sa seule dot. Quand il la regardait, il ne manquait pas de lui dire avec fierté « Et dire que c’est moi qui t’ai faite »  

Etrange oiseau que cette femme à qui l’on a dit qu’elle a un rang à tenir, à qui l’on demande la perfection, qui au fond, fait partie des objets de prix qui meublent la maison et la vie de Gustavo.

Paloma, leur fille unique, a fui ce miroir aux alouettes. La mort de sa meilleure amie l’a  transformée, lui faisant prendre conscience qu’il fallait vivre pleinement, ne pas jouer sa vie, ne pas incarner le rôle que les autres imposent. Elle a rencontré Adolfo, l’amour de sa vie, peu lui importe d’où il sort, comment il assure sa subsistance, s’il est un mauvais garçon, elle l’aime, il l’aime et elle a choisi de le suivre dans ses errances.

Pour Vida, Paloma était son seul système de repères, sa balise, celle qui l’ancrait dans la vie. Ne plus avoir de nouvelles de sa fille l’étiolait chaque jour un peu plus. Partie à la recherche de sa fille Paloma disparue, Vida devient la maîtresse de l’enquêteur Taïbo « la douceur de cet homme était si miraculeuse, chacun de ses gestes, chacune de ses paroles touchaient un endroit en elle qui était resté en friche, un endroit qu’elle s’étonnait et s’enivrait de ne pas retrouver totalement desséché ».

Par la grâce d’un nouvel amour, ces oiseaux-là vont se défaire de leurs liens-boulets, qu’ils soient conjugaux, familiaux ou sociaux. Ils vont expérimenter une vie libre, l’amour a ouvert leur cage, à eux de prendre leur envol et de planer sur une zone encore inconnue, celle de la liberté d’être.

Un beau roman où l’intrigue est finement tissée servie par une écriture simple, sans détours qui explore avec finesse les sentiments humains, notamment ceux d’une mère et d’une fille face au choix de leur vie de femmes.

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michel003 12/09/2011 07:59



" / et oui dominique c'est lundi et over marche toujours pas bonjour quand même les amis(e)
malgré mon ral-bol   fermeture de mon blog si sa continue .....je passe te  souhaite un trés bon debut de semaine  le temps soleil ciel bleu mer belle vent sud sud est
mes amities bises  michel003



Beaufort 05/09/2011 21:18



Bonsoir la Littéraire !



dalinele 05/09/2011 11:51



tu me donnes envie de le lire... au fait, je viens de faire quelques "vrais articles"....  si ça te dit? bon
lundi!



fanfanchatblanc 03/09/2011 10:37



Belle réflexion à propos de la liberté et de l'amour.. en venant chez toi je réalise combien je suis en retard de lecture.. trop de choses à faire.. c'est ça les retraitées.. rire.. Je t'embrasse
fort ma Mimi.. j'aime bien le nouvel aspect de ta page.. (normal j'adore le noir).



trublion 03/09/2011 09:52



un roman qui nous rappelle que nos enfants ne nous appartiennent pas, et que l' éducation doit tenir compte d' une certaine liberté !



Axel21 02/09/2011 18:55



Bonjour belle porteuse de jeans. Je connais bien le Panama, qui fut morceau de Colombie ayant fait sécession pour cause de canal. C'est un des endroits au monde où il y a le plus de femmes mères
mais célibataires, qui se débrouillent seules et ont décidé de se passer de mari... Encore une fois, c'est plutôt dans les milieux favorisés que l'on trouve les oiselles en cage...


Grosses bises et bon WE ma Domi



denis 02/09/2011 18:46



Une auteure que je voudrais lire car elle écrit de très bons textes à ce que je lis un peu partout


pour ton info, j'ai crée une communauté autour de la lecture  "lectures partagées" sur overblog.


Si tu as envie de nous rejoindre pour y publier de temps en temps un article n'hésite pas


bon week-end


Denis



Anne 02/09/2011 18:44



Bravo le nouveau look !!!! Comme moi tu vois la vie en noire !!!! Je plaisante .... Je vais suivre tes chroniques de près .... très envie de me mettre à lire ! Il serait temps ! Un gros bisou et
bon WE Domi



kinou31-36:0059: 02/09/2011 16:41



Bonjour ma Mimi. Ooohhh !!! Nouvelle rentrée, nouveau décor. Bravo, c'est réussi !!!


"Subir sa vie", voilà quelque chose de terrible. Je n'en dirais pas plus sur ce livre, je connais toute cette histoire sur le bout des doigts. Bonne journée. Bisous. @+


 



orroz 02/09/2011 16:19



Encore un peu de voyeurisme. La vie intime des autres est à ce point, jetée en pature aux lecteurs, mais quand on aime la fiction, hein, pourquoi penser à la
"friction", hein, hihihi... Meeuh non je ne cherche pas la confrontation, pffffff.


Mon courrier s'entasse, mes mails sont en vadrouille, mes bouquins en cours prennent la poussière à la tête de mon lit... Héééééé, si l'éditeur me
l'offre, je le lis OK ?


 Bon WE, et joyeux Noël si on ne se "bloguetise" pas d'ici là...


Heeeeeu, le coup de la poche de blue jeans, c'est top, hihihi... 


 



Dominique84 02/09/2011 16:44



Tu sais bien que mon jeans est de toutes les circonstances...  bon week-end et merci de ton passage bloguettique
hihihihi



Yanamar 02/09/2011 13:30



Salut Domi, je suis de retour, mais peu sur le blog. Je constate que tu bosses, et je pense qu'avec plus de 600 nouveaux romans tu vas pouvoir t'occuper... sans parler du reste...
BISALADOMIKIVALIRUNMAX.



Dominique84 02/09/2011 16:48



... comme tu dis ! Alors et ces vacances ? le "jaune" a dû couler à flots, as-tu pensé à une petite mauresque pour moi ?... avé des glasssonnngs



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