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A Domi-mots

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Merci aux maisons d'éditions qui me font confiance en me proposant des partenariats et aux auteurs qui m'adressent leurs derniers ouvrages. Chaque chronique est partagée sur mes comptes Facebook, Babelio et Twitter © Copyright 2012-2020 Tous droits réservés


L’Oubli que nous serons de Héctor Abad éd. Gallimard

Publié par Dominique84 sur 8 Novembre 2010, 00:08am

Catégories : #Mes lectures

Le père d'Hector Abad était médecin, il enseignait à l'Université de Medellin et donnait la majeure partie de son temps aux défavorisés des quartiers populaires de la ville. Profondément humaniste, toute sa vie il avait défendu avec foi et conviction les droits de l'Homme. Libre penseur, c’était un  homme farouchement engagé dans la lutte contre l'ignorance et pensait à un futur meilleur grâce à  l'implication de chacun pour combattre la misère dans son pays, la Colombie des années 80, alors déchirée par la violence et la guerre sans merci à laquelle se livraient les guérilleros, l'armée et le narcotrafic.

Les narcotrafiquants sont une véritable menace pour les peuples indigènes, ils sèment la mort sur leur passage, forçant alors des déplacements forcés de populations qui signent ainsi leur arrêt de mort, parce que coupés de leurs territoires et de leurs traditions.

Les narcotrafiquants mettent aussi en danger l’environnement, en raison de la déforestation qu’ils pratiquent de façon intensive et des rejets de produits chimiques dans les rivières.

La volonté de mettre un frein à l’avancée des guérillas et le trafic de la drogue ont conduit à la création de groupes paramilitaires qui se sont révélés rapidement coupables d’atrocités pires que celles de leurs adversaires

Le père d'Héctor Habad n'avait de cesse de dénoncer les dérives des dirigeants, ses idées le qualifièrent vite de communiste aux yeux des nantis, on l'accusa de vouloir "infester la conscience des gens des quartiers populaires, car le simple fait de leur révéler leur misère et leurs droits, "inoculait dans l'esprit simple des pauvres le venin de la haine, de la rancœur et de l'envie".

 

Il fut peu à peu haï par le clergé, l'université, la ville des nantis toute entière pour qui il n'était qu'un gauchiste nocif avec ses idéaux capables de pervertir la jeunesse et trop libre penseur au regard de la religion.

On retrouva son corps criblé de balle un jour d'août 1987. Héctor Abad découvrit alors dans la poche du pantalon de son père, une feuille de papier jauni où était recopié un vers du poète Jorge Luis Borgès "Nous voilà devenus l'oubli que nous serons"

Quelques vingt ans plus tard, il décide alors de venger la mort injuste de son père, considérant que la seule vengeance possible, est de raconter ce qui s'est passé, afin que l’oubli n’enterre à jamais le souvenir de son père.

 

 

Récit autobiographique, saga familiale, hymne à l'amour paternel, fresque historique de la Colombie, plaidoyer contre la violence et la terreur instrumentalisées à des fins politiques, ce roman est tout à la fois.

Les pages consacrées à l'enfance de l'écrivain, au portrait de son père qu'il admirait tant, sont écrites avec une tendresse rare.

Beaucoup d'émotion à la lecture de ce livre où l'auteur a su doser admirablement, histoire publique et privée.

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Marin 12/11/2010 09:27



Bonjour Pontesse,


Ta fiche de lecture me fiche un coup de réalité dans la poire. Mais cet alcool me botte putlôt, voilà : Pour s'indigner, on va chercher des choses passées. Cet homme, c'est normal qu'io aille
chercher la bio de son père et trente sa réabilitation. Mais nous lecteur, je vois déjà la meute dire "oh oui, c'est malheureux, pauvre homme, ah c méchants dictateurs ....". Oui sortir des
phrases kleenex et non pensées et pas du tout assumées au fond, juste pour être bien dans la meute; alors que de nos jours, sous nos fenêtres  il sepassen, ne serait-ce qu'ici en France des
choses abominables, mais ces mêmes diront " oh moi la politique, vous savez ... Tous des puorris ....", pire, cerains ajoute qu'ua fond, si la personne subit telles ou telles choses, elle l'a
peut être méritée, au fond ...". Je trouve ta fiche formidable car ellen nous amène dans un chapitre d'humanité, mais elle m'apporte ce lot d'écoeurement de la foule des salauds sartriens. Je
reconnais, par là, ouvrir le feu sur  ton blog, je te demande pardon de cetassaut du coeur, mais ceui lqui râlera je ne lui ferai qu'une réponse :"que celui qui sesente morveux, se mouche
!".


Kisses Pontesse.



loulou le filou 10/11/2010 16:06



Etre un oubli c'est encore être quelque chose !



DinKärlek 10/11/2010 10:54



Et... moi je me rappelle à ton souvenir, histoire de ne pas oublier ce que nous étions. Bises Domi



musicolyre 10/11/2010 09:49



Coucou "Mimiamie" les livres anciens reliés avaient du charme.J'aime bien sentir l'odeur des livres anciens rien qu'à les regarder ils ont une histoire.BBises



mjyanchou 10/11/2010 06:38



 


bonjour mimi


je passe te souhaiter un bon mercredi


dernier jour de boulot


apres j'ai 4 joors on fait le pont..


vu le temps...maison..il fait un sacre vent de bon matin a lyon...





1000 bisous



celange 09/11/2010 22:11



coucou ma domi le récit d'une histoire vécue est tjrs plus émouvant!! combien d'hommes et de femmes se sont dressés pour changer le cours des choses malheureusement c'est souvent le même sort
qu'il leur a été réservé!!! bonne soirée bisous à+



day_lys 09/11/2010 17:55



ce livre ne m'inspire pas trop, j'ai plein de bouquins en retard il me manque du temps grrrrr !!!! c'est sympa de pouvoir venir chez toi se renseigner, merci ma puce. Ici il fait un temps pourri
de chez pourri, mais je t'envoie quand même une pluie de bisous. (c'est bien la meilleure)






Monica - ... 09/11/2010 08:43



je passe  chez  mes  favs  pour leur envoyer un ptit vent du large


 et des vagues en tempête loll cà souffle ce matin .


à décorner les feuilles  qui tourbillonnent comme des flocons  d' or   loll


 bises breiz  ..



mjyanchou 09/11/2010 06:38



houlala ma mimi...cet homme est meritant mais le pauvre il a essaye de sortir son pays des miserables trafiquants et on le tue..quelle misere de voir cela...dure realite en ce bas monde...non si
je lis un livre comme celui..je serais demoralise....tu le sais ma kopine...


alors je te souhaite une bonne journee..


je vais bosser et tantine vient manger a ma cantine apres on se ballade..



cactus27 09/11/2010 01:02



Coucou ma Domi, j'ai bien laissé tomber le jardin, mais c'est bien par obligation: nous avons eu un weekend bien arrosé et ce n'était rien par rapport à aujourd'hui ! Après avoir fait de la pâte
de fruit coing-groseille, ma broderie  a fait un grand pas .... Pour le jardin, il me faut attendre une météo plus clémente ...


Passe un bon mardi, A+



Axel21 08/11/2010 21:17



Triste histoire , encore plus triste parce que vraie. Mais d'un point de vue strictement littéraire, ma Domi, aux histoires vraies,  je préfère "l'amour au temps du choléra" de Garcia
Marquez. Une histoire  qui, par l'absurde et la dérision est un chef d'oeuvre de cynisme. Bises ma belle .



Licoeurd'âne 08/11/2010 18:27



Eh bien moi je dis qu'il a eu raison le fils ! Bel hommage à son père et ne pas oublier les ravages que fait la drogue ! l'intolérance ! Un livre que tu donnes encore une fois l'envie de lire !
Bisettes ma cigale avignonaise



baïne 08/11/2010 17:47



coucou domi


je ne suis pas trés courageuse pour te lire ce soir ce mot amour je le connais mais celui d'un père à son enfant je l'ignore ....


bonne soirée bisous



kinou31-36 :0059: 08/11/2010 16:49



Bonjour ma Mimi. Sans doute un récit poignant car on ne doit pas tuer ceux qui font le bien...enfin, quand je parle de bien, tout dépend de quel coté on se place. J'ai une amie qui était
enseignante dans une école Française là-bas à l'époque où tout le monde se foutait royalement de ce qui s'y passait. Ses élèves et elle-même avaient été formés pour se mettre immédiatement sous
les tables afin se protéger dès que ça canardait dans les rues. Les attaquent entre bandes étaient quotidiennes. Passe un bon lundi...pluvieux et très moche à Toulouse. Bisous. @+



musicolyre 08/11/2010 15:05



L'oubli et l'indifférence peuvent être une thérapie.BBises



geotrouvetout 08/11/2010 11:20



bonjour Dominique !! je passe te souhaiter une  belle journée ainsi qu une tres agréable semaine si le temps le permet bisous @bientot Michel



Tinon 08/11/2010 09:55



bonjour, ma bien chère Mimi, ma litteraire,


je vois que tu te plonges bien dans tes bouquins, que tu dois y être bien dedans quand tu lis tous ces livres, voilà, une bien bonne passion. Moi, avec mes yeux pour lire et mon mal de
tête c'est devenu un peu difficile, moi, c'est plus tôt l'ordi qui est devenu mon livre de chevet, hi ! hi ! et ma passion, juste un petite peu en alternance avec la télé mais sans plus. Tu
m'as faite rire car tu as cru que c'était des housses à traversins, c'est vrai que ça aurait pu et en plus elles auraient été originales, là, c'est comme tu t'es apperçue, c'est l'intérieur qui
se mange, hi ! hi ! miam ! la bonne saucisse ! Je te souhaite un bon lundi, une bonne semaine. Je suis toujours avec ma toux allergique, l'humidité étant toujours là, mais qu'est-ce que j'ai
dégusté samedi qu'il y avait plein de brouillard sur marseille. Je te remercie de ta bonne visite, de ton bon commentaire. Au plaisir, gros bisous, de ta tinon, ta tite marseillaise pour son
avignonaise préférée.


voilà, ce que pense un hamster ! hi ! hi !



Monica - ... 08/11/2010 09:07



chic un livre


 car à defaut de les lires tous 


 l article  et le résumé  me suffisent parfois


merci de   ces échanges Domi


 bonne journée   , bon lundi   pour moi sous la flotte loll mais  bahh  l' habitude


 bises à Kénavo



trublion 08/11/2010 08:03



Dire qu' il suffirait qu' il n' y ait  pas de consommateurs, pour que cesse le trafic !


pas facile de trouver vérité et solution, tant les hommes sont différents!


ainsi d' autoriser la consommation ferait il que les prix s' effondrent et rendent le trafic inutile ?


Toutefois, depuis la nuit des temps, on sait bien que la violence déclenche la riposte, avec un ton au dessus, et curieusement, ce sont les violents qui restent admirés, comme par ex. le
ché!


et j' ai plus d' une fois entendu, que de bruler les champs de pavots par ex. ruinerait une population déjà dans la pauvreté !


Pas facile de s' y retrouver !


 bonne journée Mimi


 gros bisous



mjyanchou 08/11/2010 06:56



je verifie si mon pave est bien rempli ..ca va sur ton blog...


livre complique pour moi...


10000 bisous vite au boulot.....



mjyanchou 08/11/2010 06:55







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