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A Domi-mots

A Domi-mots

Merci aux maisons d'éditions qui me font confiance en me proposant des partenariats et aux auteurs qui m'adressent leurs derniers ouvrages. Chaque chronique est partagée sur mes comptes Facebook, Babelio et Twitter


Lire en compagnie d'Eros

Publié par Dominique84 sur 7 Novembre 2012, 16:53pm

Catégories : #Mes lectures

 

On assiste actuellement à une véritable banalisation de la littérature érotique. Autrefois jugée licencieuse, elle était censurée et mise à disposition des seuls  « yeux » avertis qui pouvaient faire des « pieds et des mains » pour se la procurer.

Il faut remonter au XIIème siècle pour retrouver les racines de la littérature érotique.  Ce sont des chants et des poèmes respectant les codes de l’Amour Courtois.  C’est deux siècles plus tard qu’apparaissent les fabliaux érotiques puis en pleine Renaissance, la littérature érotique est alors jugée immorale et transgressive. Il faudra attendre le XVIIIème siècle et le « Libertinage » pour que la littérature érotique obtienne ses lettres de noblesse. La femme devient alors une proie qui, si elle résiste au début aux assauts virils de son prédateur, finit toujours par céder et y prendre goût.  (Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos ) A la même époque, Sade s’inscrit dans un courant totalement différent de la littérature érotique traditionnelle, puisqu’il ne décrit la femme  que comme un jouet sexuel sans âme. Ses récits explorent la sexualité (et non la sensualité) jusque dans ses formes les plus extrêmes.

Pour en revenir à … nos moutons, la littérature érotique s’est, au cours des siècles, banalisée et de nos jours il est rare de ne pas dénicher dans les romans au minimum  une dizaine de pages décrivant les ébats des principaux protagonistes.

Volupté, polissonnerie, galanterie, exercice de style ou acte de franchise, pourquoi l'écrivain trempe-t-il sa plume dans l'encre interdite et s'autorise-t-il à soumettre le lecteur à la sublime offense ou aux dernières faveurs ?

Je suis en train de lire « Dévoile-moi » de Sylvia Day, auteure d’une dizaine de romans traduits dans plusieurs langues … Elle apparaît en tête de liste des Best Sellers avec ce roman dont je ne résiste pas de vous donner quelques  extraits :

1er extrait :

« Lorsqu’il est entré dans ma vie, je ne savais rien de lui sinon qu’il exerçait sur moi une attraction violente, si intense que j’en fus ébranlée. Je n’imaginais pas que chacun de nous deviendrait le miroir de l’autre – un miroir dans lequel se reflèteraient les blessures intimes et les désirs vertigineux qui nous habitaient. Je ne mesurais pas encore la profondeur de l’amour qui allait nous unir »

Et 2èmepour ceux qui seraient déçus du précédent :

"Déjà ses lèvres capturaient les miennes, et il me gratifia d’un long baiser profond. Tout en caressant son dos musclé, j’écartai les jambes pour lui permettre de s’y nicher confortablement. …  Il glissa les mains sous mes fesses et me souleva le bassin qu’il fit onduler habilement. Je réprimai un cri lorsque sa bouche se referma sur un sein pour en sucer la pointe à travers le satin. Il passa bientôt à l’autre tout en retroussant ma nuisette. Je me cambrai contre lui lorsqu’il entreprit d’explorer mon corps de sa bouche et frémis d’impatience quand, après avoir investi mon nombril, la pointe de sa langue descendit plus bas. Calant mes jambes sur ses épaules, ils se mit à me lécher, sa langue s'insinuant entre les replis de mon sexe. Mes poings se refermèrent sur le drap et mon souffle s'accéléra quand il fit courir le bout de sa langue autour de mon clitoris. En réponse à aux délicieuses tortures qu'il minfligeait, je commençais à m'agiter et à ondoyer du bassin ………………………….. »

 

C’est mieux que les marrons  pour se réchauffer, ne trouvez-vous pas ?

web grannec

 

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fanfanchatblanc 20/11/2012 03:26


La prêtresse de la littérature érotique reste pour moi Anaïs Nin...


Bisous Mimi.. je trouve ton illustration fort belle et suggestive..

marin toujours à terre 13/11/2012 15:21


La littérature érotique. Oui. Oui oui. Eh bah non ! De la littérature, c'est tout.


Y pas dque les bouquins érotiques que l'on effeuille. Hein Mimie.


Ah ces eux fameux vers que mon prof de français s'est bien gardé de nous offrir leur vraie signiication :


Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux;


avec la sentence toute scolaire du "pasage du sensuel au spirituel". Sacrée synesthésie pour moi en regardant la Sandrine et en écoutant décliner le boutonneux de service ce poème classique du
premier supermaché culturel qu'est l'école. Et pourant que nous passions pas à la littérature appliquée apres les cours ... ( ne medîtes pas que pas vous, et pas toi)


Mais chut. A 15 16 ans pas le droit de prononcer ces mots au bac. Et pourtant Ferré chantait "IL IMPORTE QUE LE MOT AMOUR soit rempli de mystère et non
de tabou, de péché, de vertu, de carnaval romain des draps cousus
dans le salace"


La vraie chose érotique n'a pas de case, de crèche et de rayons. La vraie littérature érotique n'abîme pas la femme et libère le mâle de son carcan machiste. Pas comme ce dernier machin où une
vierge tombe amoureuse d'un vieux machin  sm qui va lui apprendre le plaisir. Et ce monde qui va pas se libérer, s'épanouir, se peausser les corpscomme pour un lifting du cul, pour 16€15
avec 5% de remise. Oh oui à la remise, ce livre et sa pub licite et mercantile. Mais 80 % de la classe d'âge qui lit ce bouquin a passé son bac. Bac à gondole de supermarché, même pas de Venise,
autre lieux non érotique de choix.


Et l'écume des jours ? Bon y a pas de cul là dedans. Mais bon dieu que ce livre donne l'envie d'envoler sa nana dans des cieux, surdes pieux et même de coquetèler nos corps. Un hymne à l'écume
par tous les pores jusqu'aux baisers ultime, faire la nique à la mort, jusqu'à l'ultime port.


Je ne suis pas sûr que L'origine du monde soit érotique. Je ne suis pas sûr que l'oeuvre de Camille Claudel ne le soit pas. Ses sculpture me tire les larmes des yeux.





 


 


Enfin oui j'iame la littérature érotique et pornographique. Mais j'ai toujours l'impression de me fourvoyer quad ce sujet en est objet : un livre. Je préfère lire l'érotisme dans n'importe quelle
histoire, au détour de la prose, du vers, de la page : dans la vie quoi !


http://www.youtube.com/watch?v=wdcwVRw_M88&feature=related


 


 

le Pierrot 13/11/2012 10:54


C'est très plaisant de lire des textes comme ceux là, bien sûr...bise et bonne journée Dominique...

M.Old 12/11/2012 08:46


Je surveille l'évolution des espèces au travers de ton article. Le glop-glop est sous jacent, mais c'est le flop-flop l'emporte !


Ciao


 

day_lys 10/11/2012 16:06


bonjour dominique, déjà j'aime beaucoup le titre, et savoir écrire des textes érotiques sans être vulgaire, cela ne doit pas être facile. j'aime les textes sensuels à fleur de peau, ou 
l'imagination se laisse emporter par les mots. J'aime certains textes de jacques salomé qui est excellent en la matière avec beaucoup de romantisme. Mais sinon je n'ai pas souvent lu de vrais
livres érotiques. Je te souhaite un bon week end, gros bisous.



Anoucha 10/11/2012 09:05


Chaud! Chaud! J'aime pas... les marrons! Hihi!

M.Old 08/11/2012 12:47


Ils sont jeunes et beaux, il y a l'argent et un passé trouble. L'alchimie classique, banale, en flouté de fond, pour écrire une histoire d'amour, ou simplement de sexe. Mais quelques soient les
sujets ou les histoires, tous se répètent depuis le fond des âges et iront à l'éternité, en allégories adaptées aux valeurs du moment. C'est un "tant mieux" lancé à l'esprit humain, à
l'émotionnel de la conscience humaine, car son plaisir est sa seule raison d'être, c’est à-dire créer/réfléchir par besoin de se satisfaire et subsister ! 
Alors, outre la qualité de la plume, je trouve le sujet charmant, excitant, et donne la mesure du fossé entre nos mondes de valeurs. Ceux à l'esprit étriqué qui y voient une provocation générale,
et ceux qui ont la gourmandise d'un art de vivre sans à priori.
Le tumultueux frôle le sensuel décomplexé, assumé, c'est une leçon de vie pour la liberté et l'envoûtement par des plaisirs communs à tous. Je pense d'ailleurs que c'est la meilleure addiction
qui soit, grâce à ce coté captivant des sens. C'est bien mieux que l'addiction à l'argent, au pouvoir, à la violence, l'intégrisme de tous poils... Non? 
Mais ce livre est aussi autre.
Passons le coté fluide et l'élégance du style, ainsi que les quelques mots très "crus" qui semblent maladroits face à la tendresse du ressenti. Ce livre est comme un ode aux plaisirs, mais cette
fois uniquement féminin. C'est ce qui le distingue de tous les autres, où les sens sont dédiés aux hommes, comme si la jouissance féminine ne serait là que pour décupler encore et encore, celle
des hommes. Bien sur que le voyeurisme nous fait dévorer les pages, mais quelle audace érotique, quelle aubaine pour une fois, de contempler de l'intérieur du corps d'une femme, son simple et pur
plaisir. Il n'y a de déconcertant que les fantasmes que la lecture suggère, alors laissons nous aller à l'électrisation des sens… Pour une fois que les frissons nous réchauffent vraiment, gavons
nous de ces fantasmes en romance ; d'ailleurs, c'est la seule raison d'être de cette dernière… Pour une fois j'y adhère, et j'admire la simple humanité qui s'en dégage, celle de la femme enfin
libre de jouir et d'aimer ça !
.
Entre nous, c'est un livre que la femme amoureuse devrait faire lire à son compagnon ; peut être même lui en faire la lecture !
Ciao

mocekx 08/11/2012 11:22


la littérature peut traiter de tous sujets : il ya la bonne et la mauvaise! l'écriture reste un art qu'il faut maitriser et la transgression fait partie de cet art!

les cafards 08/11/2012 09:06


c'est pas mal les marrons aussi !


PS : belle illustration d'article !

DENIS 07/11/2012 17:42


c'est sensuel et plutôt bien écrit ce qui est indispensable pour le ranger en littérature


c'est autant la vie que le reste, alors pourquoi tnat de pudeur pour des faits "naturels"

B.Hibout 07/11/2012 17:38


Cette littérature libertine a droit de citer comme toutes les autres. Dès lors qu'il n'y a pas violence bestiale et surtout vulgarité, j'apprécie pleinement les plumes sensuelles qui
me "dopaminisent". Pour en avoir entendu quelques extraits sur les ondes, j'espère que ce livre est vendu avec quelques glaçons. C'est vrai que le style est étonnament fluide et gouleyant,
mais "adrénalinement" soutenu.


 Bonne soirée Domi !  

Véronique-61 07/11/2012 17:23


Bien sûr que la littérature érotique est un genre à part entière, j'aime cette littérature
comme beaucoup ... qui n'osent l'avouer !


J'ai découvert ce genre littéraire avec Sade mais je l'ai vite abandonné car trop pervers ou trop sexe pour la littérature sensuelle, ce fut un temps mes livres de vacances ou de voyages
dans le train et si je n'en lis plus beaucoup aujourd'hui je le fais pourtant toujours avec autant de ravissement.  Merci à toi, par ton article de m'avoir rappelé tout cela !


Bises Dominique et à très vite.

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