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A Domi-mots

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Merci aux maisons d'éditions qui me font confiance en me proposant des partenariats et aux auteurs qui m'adressent leurs derniers ouvrages. Chaque chronique est partagée sur mes comptes Facebook, Babelio et Twitter


Quand nous étions révolutionnaires de Roberto Ampuero, Ed. JCLattès

Publié par Dominique84 sur 10 Octobre 2013, 07:34am

Catégories : #Mes lectures

ampuero Années 70, juste après le putsch du 11 septembre qui a provoqué le renversement du Président Salvador Allende au Chili, celui qui est nommé le Chilien ou camarade ou amigo tout au long du livre s’expatrie pour venir faire des études en Allemagne de l’Est. Là, c’est le coup de foudre pour une jeune étudiante qui à ses yeux est la femme idéale sauf qu’elle est la fille d’un des proches du régime castriste, ex procureur de la République à Cuba. Cet homme a un passé douteux, car on sait de lui qu’il a fait condamner et fusiller de nombreux contre-révolutionnaires.

L’amour sera le plus fort et il décide de la suivre à la Havane, persuadé de la justesse des idéaux révolutionnaires de la victoire du socialisme sous le soleil des Caraïbes. « Cuba était alors mon utopie. Le Chili mon cauchemar. »

Là, il va de désillusion en désillusion. il constate à Cuba la censure, la discrimination raciale, l’homophobie, la pénurie alimentaire. Le doute s’installe en lui et gangrène peu à peu ses convictions, notamment lorsqu’il apprend que des écrivains sont emprisonnés, que l’on pratique des autodafés comme en Allemagne nazie. Puis, en même temps, il doute des sentiments qu’il porte à Margarita « j’étais dévoré par l’incertitude au sujet de notre avenir en particulier parce que n’avais plus confiance, politiquement, en elle ». Il finira par divorcer et ainsi quitter le confort de la demeure familiale, pour se retrouver dans le triste quotidien des Cubains dont les vivres sont rationnées, les maisons en ruine, le chômage alors que les hauts dignitaires vivent dans des palaces cédés par leurs propriétaires contre un droit de sortie du territoire.

Ebloui dans sa jeunesse par un idéal révolutionnaire, le narrateur nous confie sous forme de chronique, son cheminement à travers sa désillusion, son désenchantement qu’ils soient politique ou sentimental. Toutes les dérives des dictatures y sont citées, la censure, la violence, les persécutions, l’injustice mais l’auteur via le narrateur garde espoir, dans l’épilogue vouloir « explorer les grandes allées de la liberté avec les Cubains ».

C’est un roman dense, très instructif sur l’Histoire de la révolution Cubaine, sa face cachée.

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OUPAS 17/10/2013 12:04


BONJOUR MIMI !


 


Alors toujours là ?


C'est vrai que j'étais chiant et pas très client des romans , mais....


 


Enfin, à bientôt peut-être !


 


Bisous Dominique !

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