Publié le 7 Octobre 2012

Que les Geluckophiles se réjouissent, le matou mutin aux mutlitples facéties est de retour et cette fois avec un gourdin !  Pour son 17ème opus, Le Chat reste en verve et traite avec l'humour et la logique qu'il affectionne tant, l'actualité, notre monde, nos moeurs.

Il est des rares à nous faire autant de reproches en nous faisant autant nous marrer. Car quand il pointe du doigt, pardon la griffe... les imbéciles que nous sommes, nous pauvres humains, nous sommes alors plus prompts à reconnaître notre voisin que nous-mêmes, oubliant que nous sommes tous les voisins de quelqu'un !

Avec ses jeux de mots, ses pensées, ses aphorismes et réflexions profondes poussées jusqu'à l'absurde, Le Chat créé par Philippe Geluck en 1983 dans les pages du grand quotidien belge Le Soir,  est vite devenu l'un des héros les plus populaires de la bande dessinée francophone.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Octobre 2012

"La vie est faite d'illusions. Parmi ces illusions, certaines réussisent.

Ce sont elles qui constituent la réalité."

Jacques Audiberti

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 1 Octobre 2012

PhotobucketLa raison ne peut nous mener jusqu'au bout du chemin. 

Passé un certain cap,
il est nécessaire de laisser émerger une douce folie.

Nos sentiments et notre intuition
n'ont pas toujours de sens,
mais ils sont ce que nous avons de plus précieux.
En voulant rester logique,
nous nous privons de nos meilleurs guides.

'' Un peu de folie est nécessaire
pour faire un pas de plus ''

Paulo Coehlo

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 29 Septembre 2012

Image and video hosting by TinyPic 280 p. 17 €

Il n'avaitque la quarantaine quand sa femme a foncé sur lui au volant de sa  voiture et l’a écrasé. Aujourd’hui, enterré au cimetière de Bobigny, il se livre à une sorte d’introspection.

Comment en est-il arrivé là, lui le correcteur nihiliste, passionné des mots, exilé politique après la prise de pouvoir des Nord-Vietnamiens en 1975 ? Il avait tout laissé derrière lui, sa mère qui a économisé sou après sous pour lui offrir une nouvelle chance de vie en France, ses souvenirs, Puis, il avait rencont'é Lou, petite Bretonne devenue au fil des ans jalouse, excessive, autoritaire et avec qui il a eu une fille, Laure, jeune adolescente aux prises avec la rébellion de son âge.

Dans le silence de la mort, Van fait un flash back sur sa vie sentimentale, familiale et professionnelle. Lui qui aurait pu devenir un brillant universitaire, a préféré travailler dans l’ombre comme correcteur dans les maisons d’édition.

Alors que son mariage bat de l’aile, il rencontre Ulma, la belle Ulma qui, on l’apprendra plus tard est la cause indirecte de sa mort.

 

« Il lul lui fallait du nouveau, quand notre vie conjugale n’engendrait que du déjà vu. Il lui fallait du l’insolite qui l’aurait régénéré. La lettre d’Ulma, coup de tonnerre dans un ciel apparemment serein, le contraignait à sortir de sa coquille ».

 

Mais qui est cette Ulma ? Quels sont les véritables liens qui l’unissent si étroitement à elle ? Van lui-même ne se l’explique pas

 

« Je n’aurais pas aimé Ulma avec cette passion frénétique si elle n’avait pas été révélatrice de ce qu’il y a de plus obscur en moi. (…) Nous étions comme deux fragments d’un même vase qui s’ajustaient merveilleusement l’un à l’autre (…) L’aimer, c’était pour moi qui m’étais toujours senti en exil, me découvrir une patrie, n’être plus étranger en phase avec personne ».

 

Tour à tour, chacun des personnages devient le narrateur de cette histoire, confiant leur ressenti comme dans un journal intime partagé. C’est un roman à quatre voix sans aucun dialogue puisqu’il traite de l’incommunicabilité au sein de la famille, la méconnaissance de l’autre, de l’exil sous toutes ses formes. C’est un roman sur l’appartenance à une culture, sur la recherche d'identité servi par un style épuré mais puissant. L’auteur semble insister sur la cruauté des mots, leur traitrise, leur pouvoir. Ils servent autant à aimer qu’à blesser, voire tuer. Ici, c’est la mort qui délie les langues, les mots courent sur les pages du journal intime, teintés pour certains de remords pour d’autres de tentatives d’explications. Un roman subtil, passionnant, en un mot… BEAU !

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 28 Septembre 2012

Image and video hosting by TinyPic , 343 p.

Il fallait le talent de Jean-Marie Rouart pour trouver de l’inédit sur la biographie de Napoléon. L’auteur nous fait découvrir sa part d’humanité, sa puissance et ses faiblesses et les coulisses du pouvoir. Il revient sur des épisodes méconnus de la vie de l’empereur et nous raconte un homme aux prises avec des troubles anxieux qui peut gratter jusqu’au sang ses boutons de fièvre. Bah oui !

Un homme tout en nerf, un homme superstitieux qui se sent guidé par la main des dieux et d’un Dieu dont il confèrera à nouveau à l’Eglise la représentation, un homme à la fois solitaire et causeur, souvent désespéré, aux pensées suicidaires, presque toujours au bord du gouffre, un homme passionné vouant un amour fou et possessif pour Joséphine, un homme ambitieux, jamais ingrat avec ceux qui ont été sur sa route pour l’aider, un homme dont la vie est aussi ponctuée d’échecs et de catastrophes.

Son existence tissée à la fois d’immenses succès et de profonds échecs a fait de lui un être d’exception, toujours conscient qu’il était voué à la postérité. Il disait « On serait heureux de mourir assassiné à condition d’être César ».

Cet homme auréolé de gloire n’était qu’un petit garçon devant les femmes, devant Joséphine notamment qui le trompait éhontément, il connaissait la trahison de ses amis, sa famille se déchirait pour gagner une part du butin.

Napoléon apparaît ici à la fois comme un être fragile, romantique dans sa vie privée et maladivement soucieux de laisser une empreinte dans l’histoire du monde. Cet être de chair et de sang, considéré comme un demi-dieu exerce toujours et encore une attraction et fascination quasiment mystiques.

« Quel roman que ma vie » avait-il coutume de dire, le romancier académicien Jean-Marie Rouart lui donne raison tout comme Stendhal, Dostoïevski pour l’inspiration de leurs personnages, Julien Sorel et Raskolnikov.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 26 Septembre 2012

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trad. italien Fanchita Gonzalez-Batlle, 394 p. 22,50 €

Les inséparables est le deuxième volet des aventures de Léo Pontecorvo, professeur de médecine accusé publiquement d’avoir séduit la petite amie de son fils, âgée de 12 ans. Léo, homme gâté par la vie et porté par sa mère, est incapable de se battre, au contraire, il se recroqueville, s’enferme dans sa cave et sombre dans une dépression laissant ses deux fils, sa femme et sa mère dans le plus grand désarroi. C’était le thème de « Persécution » paru l’année dernière et qui a obtenu le prix du meilleur livre étranger.

25 ans après le drame qui a souillé la réputation de leur père,  les inséparables frères Filippo et Samuel se sont reconstruits, chacun à leur façon aidés de leur mère Rachel, qui elle, a ouvert un cabinet de pédiatrie et a surmonté avec courage toutes les difficultés, financières notamment.

Filippo s’est marié avec une riche héritière maniaco-dépressive, elle lui a souvent reproché sa paresse, son manque d’ambition et réagit très mal  au succès qu’il vient de remporter avec son premier long métrage, un dessin animé.

Samuel quant à lui, après de brillantes études à Londres et est devenu financier dans le commerce du coton. Ce fils-modèle s’apprête à épouser la belle-fille idéale aux yeux de Rachel puisque par amour, elle se convertit au judaïsme. Mais derrière cette façade de félicité rien ne va plus. Sa sexualité connaît quelques revers et sa carrière est compromise. Sa vie se craquelle, se fissure…

Les deux frères vont petit à peu voir leur situation s’effondrer. Plus rien ne les unit alors, si ce n’est ce passé peu glorieux qui les rattrape inexorablement. Les inséparables se muent en Abel et Caïn des temps modernes et sombrent dans le drame de la bourgeoisie, sans charme à la Buñuel.

Alessandro Piperno est magistral dans l’exploration de la psychologie des personnages, rien ne lui échappe, il détaille, il autopsie ses personnages, beaucoup trop à mon avis. Lire ce roman c’est comme écouter un bavard, il vous perd dans les détails,  il vous donne le tournis. Je n’ai ressenti aucune empathie envers ces ces deux bobos écrasés par une mère juive, et même si les dialogues sont cocasses, l’ennui m’a gagnée au fil des pages.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 24 Septembre 2012

Dans une petite étincelle accrochée au ciel,

J'ai vu un feu d'artifice

Grand comme un soleil.

Et depuis... Photobucket Photobucket Photobucket Photobucket Photobucket

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 24 Septembre 2012

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Anna, Adèle, plus d’un demi-siècle sépare ces deux femmes. L’une est documentaliste, l’autre est clouée sur une chaise roulante dans une pension de retraite. Anna a pour mission de récupérer les archives de Kurt Gödel, logicien et philosophe autrichien, contemporain d’Einstein, qui travaillait à l’Institut de Recherche Avancée de Princeton. Elle part donc à la rencontre d’Adèle, la veuve du mathématicien, qui refuse obstinément de remettre ce document depuis des années.  Comment Anna parviendra-t-elle à amadouer la vieille dame revêche qui semble en vouloir à la terre entière ? Comment ces deux femmes que tout sépare peuvent-elles nouer une amitié ? L’auteur dit avoir proposé différents niveaux de lecture : « l’amour me sert de cheval de Troie, dit-elle.  C’est à la fois un roman d’amour, la genèse d’une amitié et une épopée historique et scientifique ». Si les mathématiques sont omniprésentes, elles ne rendent pas le roman hermétique. « L’idée était de faire partager ma propre passion amoureuse pour les sciences en tissant les ponts naturels entre mathématiques, physique, philosophie et histoire ; entre les trajectoires individuelles et le destin collectif », poursuit-elle. Outre le face à face savoureux entre les deux femmes, nous traversons grâce au récit d’Adèle, tout un siècle d’histoire. La montée du nazisme, l’Anschluss, la fuite des cerveaux aux Etats-Unis, la bombe H.

 

Adèle, danseuse dans un cabaret dans les années 30, n’a jamais tenté de s’intégrer au milieu scientifique que son mari fréquentait. A peine essayait-elle d’exister, " je serai, reconnaît-elle, toujours une exilée au milieu de ces génies (…) Que valaient leurs acrobaties philosophiques en regard du quotidien? ( ...) Moi, se souvient-elle, je connaissais l'ordre du temps : dans l'enchaînement des points d'un ourlet, à la vaisselle lavée et rangée, dans l'alignement des piles de linge repassé, a la cuisson parfaite d'une tarte qui embaume(...)Je croyais à cet ordre de la vie à défaut de lui donner un sens ». Face à ces génies, Adèle symbolisait le bon sens mais vouait à son mari un amour-sacrifice indestructible.

 

Mais il y a autre chose qui a fait souffrir Adèle, c’est la psychose paranoïaque dont était atteint son mathématicien de mari. « Le plus grand logicien du monde? Le roi des emmerdeurs, oui !  Fuyez les mathématiciens comme la peste!. Ils vous pressent comme des citrons, vous éloignent de tout ce que vous aimiez et ne vous accordent même pas un chiard pour compenser! ». Persuadé qu’on voulait sa mort, Kurt Gödel s’est laissé mourir de faim en 1978, pensant que sa femme faisait partie du complot et empoisonnait ses plats.

 

Cette biographie romancée plaira d’une part aux amateurs de romans historiques, aux nostalgiques, aux dévoreurs de biographies mais aussi à tous ceux qui aiment les narrations bien ficelées, aux histoires d’amour et d’amitié. C’est un magnifique hommage rendu à celle qui vécut à l’ombre d’un génie, dans le don de soi. Excellente et passionnante  lecture.

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 18 Septembre 2012

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Que faire quand on a la trentaine, qu’on vit en Islande et…  que l’on vient de se faire plaquer par  un mari infidèle ? Son travail de traductrice  ne la lie à aucun emploi du temps astreignant, elle n’a pas d’enfant, elle est donc libre. Mais libre de quoi faire ? Que faut-il changer dans sa vie à part ses habitudes. Un billet de loterie va lui donner l’occasion de partir, juste pour faire le point sur sa vie. Mais sa solitude ne vas pas durer, voilà que sa meilleure amie enceinte de jumeaux, lui confie durant le temps de son hospitalisation, son petit Tumi, étrange petit bonhomme, affublé de lunettes à verre loupe, de prothèses auditives. Elle partira quand même, mais avec lui, ce qui n’est pas une mince affaire car elle n’a jamais élevé d’enfants, les fuyant presque. Tumi est disposé à la suivre dans son île noire, ce voyage sera un moyen de se découvrir, de s’apprivoiser l’un l’autre. Nous voilà embarqués dans ce voyage initiatique et heureux où la narratrice va se rapprocher de cet enfant et changer peu à peu à son contact. Elle devient une vraie mère de substitution pour Tumi, découvre que ce surdoué ignoré  l’amène à se retrouver elle-même. Ce sera l’occasion de revenir sur les blessures de son passé, à digérer le passé pour affronter une nouvelle vie d’amour et . Cette belle histoire d’une femme libre et d’un enfant prêté est touchante, émouvante. Pas un moment d’ennui durant ce voyage, l’auteur sait décrire les situations souvent cocasses, les pensées intimes avec une pointe d’humour décapant. En islandais, le roman s’intitule Pluie de novembre, L’embellie du titre français est à chercher plus loin, à la fin du roman, lors du jour le plus court de l’année : « Juste avant midi, le monde soulève sa noire couverture et le soleil fait son entrée horizontale par la fenêtre, une mince strie rose, comme la ligne ténue entre les paupières d’une femme ensommeillée ». Tumi sera le soleil de ce mois de novembre pluvieux.

 

 Souvenez-vous de Rosa Candida, magnifique roman où le héros candide s’initiait peu à peu à une vie d’adulte, une sorte de Road Movie qui a connu un grand succès. Avec ce nouveau roman, on retrouve cet amour de la vie servi par une écriture simple, touchante piquée de notes d’humour qui font que j’ai adoré !

On dit de ses romans qu’ils sont un vrai bain de jouvence littéraire et c'est vrai !

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 14 Septembre 2012

Le rapport que le lecteur entretient avec ses livres en dit long sur sa personnalité car il ne suffit pas de penser "Dis moi ce que tu lis, je te dirai qui tu es". La bibliothèque est une mine de renseignements sur la personnalité du lecteur. Lire et ranger ses livres dans une bibliothèque, c'est s'exposer. Ma bibliothèque, bien que ne comportant aucun livre licencieux, n'est pas accessible au tout venant, seuls les intimes, les amis y sont autorisés. Mais quel bonheur alors de partager ses intérêts, ses découvertes, ses plaisirs de lecture !

Le temps des bibliothèques semble bientôt révolu, la tablette numérique arrive en force. Si elle offre un gain de place considérable,  parviendra-t-elle à nous faire oublier le plaisir des sens que nous procure un bon livre ? J'en suis moins sûre.

 

Les habitudes de lecture changent, si la tablette numérique est le cauchemar du bibliophile, il faut considérer pourtant ses atouts. Elle permet de concentrer et d’emmener avec soi et sous son bras toute sa bibliothèque, de choisir la taille de la police d’écriture, mais où est le plaisir de la sensation du papier entre ses doigts, le plaisir de feuilleter, de pourquoi pas s’éventer, de respirer l’odeur de l’encre, du papier, de corner (même s’il ne faut pas le faire), de se l’approprier, d’y laisser ses empreintes…

Dans l’hypothèse de la disparition du livre-papier, les deux auteurs de ce « vrai » livre se sont aperçus que de nombreuses situations de la vie quotidienne seraient bouleversées… du comique au tragique.  100 petites scènes de la vie quotidienne sont décrites, certaines feront sourire, d’autres provoqueront des bouffées de nostalgie… Ce sont 100 déclarations d’amour au livre. Les dernières pages du livres sont blanches, à vous d’y apposer votre point-de-vue, votre propre ressenti face à la disparition du livre ou votre déclaration d’amour au livre.

 

 

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« Feuilleter,

C’est la gourmandise pour les doigts,

Laisser les pages en l’air un moment,

Suspendues, ouvrir au hasard,

Laisser les mots se poser sur les yeux.

Feuilleter, c’est chercher sans astreinte

La phrase qui nous parle,

Qui, au fond de sa page,

Patientait parfois depuis si longtemps ».

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Rédigé par Dominique84

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