Publié le 4 Avril 2017

Merci au Service Presse des Editions Presses de la Cité = Terres de France pour l’envoi de ce roman.

Observateur passionné du monde rural dont il est issu, Didier Cornaille lui a consacré sa carrière de journaliste spécialisé puis romancier. Egalement auteur de guides de randonnée, il a largement contribué à faire découvrir les chemins de France, et en particulier ceux de sa région, le Morvan.

 

 

Voilà depuis quelques jours que la vie tranquille et routinière de Joseph et Antoinette est bousculée. Habitués à la solitude des lieux, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un soir les lumières de la ferme voisine s’éclairent. Qui peut bien avoir élu domicile dans cette ferme abandonnée depuis la mort de ses propriétaires et qui, jusque-là était habitée par 3 chats indolents ?

C’est Sylvestre Tardy qui est revenu, le fils de l’instituteur qui habitait dans cette ferme. Il avait disparu il y a bien longtemps et personne ne savait si même il était encore vivant. 

Sylvestre est venu retrouver les lieux de son enfance, le calme, la sérénité, la quiétude apaisante, il se penche sur son passé tumultueux qui l’a séparé de ses parents. Lui, le soixante-huitard engagé, qui avait connu les manifs à Paris, avait lutté auprès des étudiants et ouvriers en colère, revient sur ses pas et fait le bilan de sa vie. Maintenant âgé de 60 ans, il a quitté la capitale où il vivait de façon précaire pour se réfugier dans ce qu’il croit être un havre de paix. Mais encore une fois, les illusions s’invitent sur son parcours, rien n’est simple dans le présent surtout si l’on n’a pas réglé les choses du passé. Grâce à Aurélie, l’écologiste impliquée et Agathe, une vieille amie ressurgie du passé, il va devoir renouer avec son passé, une famille qu’il a fondée et qu’il ne connaît pas, son fils et son petit-fils.

C’est une histoire émouvante qui happe le lecteur de la première page à la dernière. Didier Cornaille a le génie pour nous faire aimer ses personnages, les rendre touchants et si humains. Un très bon moment de lecture pour qui aime les belles histoires simples de la vie.

Autre roman chroniqué sur ce blog : "Pardon, Clara

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Presses de la Cité

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Publié le 27 Mars 2017

 

C’est un livre poignant, un récit qui nous emmène dans les profondeurs des réflexions d’un vieil homme sur sa vie, sur l’histoire de sa famille mais aussi sur la société. L’auteur s’est inspiré de l’histoire de ses parents pour donner la parole à Michel, ce vieil homme qui depuis longtemps s’était enfermé dans un mutisme maladif. Il revient sur les pas de son passé et nous retrace le “kaléidoscope de son passé.

Raconter sa vie n’est pas qu’une juxtaposition de souvenirs, c’est aussi ajouter au récit ses remords, ses regrets, ses “épiphanies”. Contre les horreurs de la guerre, les déceptions, les peines Michel n’avait trouvé qu’une issue, la voie du silence. Ne rien dire, garder tout au fond de soi serait la seule issue pour survivre aux horreurs de la guerre, aux déceptions,  à la douleur.

“Désormais, je sais que ma vie fut une lente et interminable croisière du silence, je me suis peu à peu caparaçonné dans une atonie de sentiments”.  “Pendant vingt ans, j’ai cherché à toucher du doigt l’héroïsme sur moult champs de bataille ; et je ne savais pas que l’héroïsme dormait chaque nuit à mes côtés lorsque la guerre me donnait congé. »“Sans doute pourrait-on me croire irrémédiablement pessimiste, mais ce n’est pas mon récit qui est triste, c’est le siècle qui fut tragique”.  

Une histoire qui nous émeut et qui nous trouble, une histoire qui trouve un dénouement dans l’amour, le pur et véritable amour. Une histoire qui nous imprègne longtemps après avoir refermé le livre.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 27 Mars 2017

C’est le troisième roman d’Alexandre Feraga après “je n’ai pas toujours été un vieux con” déjà édité par la maison Flammarion. On y avait découvert un auteur plein de fantaisie, capable de traiter de sujets graves avec dérision mais beaucoup d’humanité.

Ici, il met en scène un homme devenu amnésique après avoir frappé violemment la vitrine d’un salon de coiffure. Il ne souvient même pas qu’il a été agressé et que c’est son agresseur qui a causé cette chute fatale. Amené à l’hôpital, celui-ci se remet mais reste toujours incapable de se souvenir de son identité. Le problème est que personne ne le recherche. Ce monsieur de Nulle Part qui n’a pas d’attache ni d’identité va devenir Olaf pour le propriétaire du Salon de coiffure qui va le recueillir après sa sortie de l’hôpital. Dans l’intimité de cette famille, Olaf va réapprendre à vivre parmi ses semblables car autour de lui va se nouer un réseau solidaire pour tenter sa "réinsertion". C’est ainsi qu’une enquête sera menée tambour battant par le jubilatoire inspecteur Phorminx pour découvrir sa véritable identité. Tout autour de lui vont graviter des personnages hauts en couleur comme par exemple Daniel, un chauffeur de taxi ou le fantasque professeur Strumstick.

L’auteur fait revivre sous sa plume la vie d’un quartier tout entier à travers des descriptions de personnages tous plus savoureux les uns que les autres. Il s'appuie sur une trame policière pour saisir le lecteur jusqu’à la fin de cette drôle d’aventure… que l'on déguste comme une friandise et qui nous pousse pourtant à réfléchir sur notre propre existence.

Coup de cœur !

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

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Publié le 27 Mars 2017

C’est le deuxième roman de Romel après “Soif de musique” qui racontait la vie d’un jeune pianiste prodige qui avait atteint le sommet de sa carrière à l’âge de 20 ans. Un superbe roman qui avait été salué favorablement par la critique l’année dernière.  Ici il  revisite le mythe d’Electre le transposant dans un futur proche, les années 2020, l’ère numérique.

Gratien Malo est à la tête d’une des plus grosses sociétés internationales de services et de technologie numériques, Global Trotter. Il domine le monde politique, brasse un argent phénoménal, pulvérisent les records boursiers. Cet homme d’affaires trouve refuge dans le monde de l’art. C’est un grand collectionneur qui se lance dans la recherche d’un tableau de Picasso, il n’aura pas le temps d’admirer cette oeuvre, il mourra assassiné avant que ses fins limiers ne la retrouve.

En effet, si tout va bien dans ses affaires, Gratien Malo a une vie intime peu enviable. Il souffre d’avoir perdu un de ses enfants, craint pour la santé des autres et sa femme le cocufie.

Selon la légende, Electre apprend que son père est assassiné par sa mère et son amant. A sa 20ème année, Oreste, le frère de Ludivine reçoit l’ordre de l’oracle de Delphes de venger la mort de son père.

L’assassinat de Gratien Malo par sa femme aidé de son amant qui ambitionnait de prendre la tête du groupe, devra être vengé par Ludivine, sa fille aînée. Pour cela, elle retrouvera son frère que l’on pensait disparu depuis longtemps. Avec ce roman, il montre que l’on peut pérenniser le mythe sans peine et en montrer son intemporalité.

Le mythe d’Electre est une histoire éternelle sur la haine, la vengeance et leur violence, placée ici dans un univers impitoyables et cupides.

C’est un roman résolument contemporain qui dénonce  en filigrane les dérives du monde numérique, qui décrit une société qui se trouve à un tournant décisif, sachant que le numérique est une arme de destruction massive.

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Daphnis et Chloé

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Publié le 27 Mars 2017

 

Un livre réaliste qui explique avec beaucoup de pudeur la vie avec ses joies et ses peines de producteurs de lait. C’est le témoignage d’un couple de jeunes éleveurs laitiers pris dans les mailles d’une économie qu’ils ne maîtrisent plus. Dans leur ferme normande, loin de Bruxelles et de la rue de Varenne, Christophe et Ludivine le Monnier sont contraints de rayer de leur vie l’héritage laissé par leur parents et grands-parents, ils vont devoir abandonner l’élevage et vendre leur vaches.

Ils sont tous deux plein de ressources et même si la société ne leur a pas fait de cadeau, ils ne se laissent pas abattre et rebondissent pour sauver leur couple, leur famille (ils ont deux enfants).  "Ce n’est pas facile tous les jours, on fait les fonds de tiroir pour essayer de trouver quelques pièces pour essayer d'aller faire de petites courses, on s'organise, on essaye de parer au plus pressé et au maximum de ne pas le faire trop ressentir aux enfants", dit-elle. Il y a un soir où je suis rentré, il était dans son fauteuil, il pleurait et c'est là qu'il m'a dit que la solution c'était peut-être qu'il se mette un coup de fusil. Et là, je l'ai pris dans mes bras, j'ai fondu en larmes", se rappelle-t-elle.

Salariée dans un supermarché, Ludivine la battante est à la tête d’un mouvement de femmes d’agriculteurs “Les Foulards Noirs” qui a pour but de lever le voile sur une réalité méconnue du monde rural.

Témoignage poignant et réaliste d’un couple qui se livre sans détours et explique sans pathos leur quotidien, leur combat et leur défaite, mais toujours avec cet élan de vie qui force à l’admiration et donne du courage. Bravo !

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

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Publié le 18 Mars 2017

Pietro Bartolo,  accueille depuis plus de vingt-cinq ans les milliers de migrants qui affluent sur cette petite île de 30 km2 plantée au coeur de la méditerranée, à 113 km de la Tunisie et 205 de la Sicile, l’île de Lampedusa. Il livre dans cet ouvrage un poignant témoignage de son quotidien semé de tragédies car s’il est le premier à soigner les migrants qui débarquent par milliers, il est aussi le premier à confirmer qu’ils n’ont pas survécu.

C'est le hasard qui a choisi Pietro Bartolo pour faire des études et ainsi quitter sa famille, il a en effet été tiré au sort parmi ses 6 frères et soeurs. Il  deviendra gynécologue et reviendra pour s'installer sur son île en 1980, Lampedusa ne disposait alors d’aucune structure de santé.

Cet homme maintenant âgé de 60 ans y connaîtra un destin hors norme jalonné de joies, de bonheurs, de tragédies et de drames. 

  •  “Soigner les blessures du corps, voilà mon travail. Faire de mon mieux pour alléger les douleurs. Mais ce qui continue de me chagriner, c’est de ne pas avoir les outils pour soigner les blessures de l’âme”. 

Fils de pêcheur, il connaît ces larmes de sel :

  • “je les vois sans cesse sur les visages des malheureux qui ont erré en mer, pendant des jours, à la merci des flots. Chaque fois fois, je repense à mon père. Car nous sommes tous les enfants de la même mer” raconte-t-il.

 

Lidia Tilotta a rassemblé pour lui ses souvenirs, mêlant souvenirs intimes et familiaux aux souvenirs d’homme engagé qui depuis 1991,  a vu accoster le premier navire de fortune.

  • “Parfois j’ai peur de ne pas tenir. De ne pas être capable de supporter ces cadences, mais surtout de ne pas supporter tant de souffrance, tant de douleur. Beaucoup de mes collègues, pourtant, sont convaincus que je me suis habitué, que pratiquer des autopsies est devenu une routine. Ce n’est pas le cas, on ne s’habitue jamais aux enfants morts, aux femmes décédées après avoir accouché pendant le naufrage, leurs bébés encore accrochés à elle par le cordon ombilical. On ne s’habitue pas à l’obligation dégradante de couper un doigt ou une oreille afin d’en extraire de l’ADN et de donner un nom, une identité, à un corps sans vie pour lui éviter de rester un numéro. Chaque fois que vous ouvrez un sac vert, c’est une première fois. Car chaque corps témoigne de la tragédie d’un voyage interminable”. “Si on ne fait rien, ce sera pire que les camps de concentration… Mourir de la guerre, ce n’est pas pire que mourir de la faim”. dit-il.


Depuis le succès du film Fuocoammare réalisé par Gianfranco Rosi et ours d’Or à Berlin, Pietro Bartolo court la planète pour alerter sur le sort de tous ces migrants, la sortie de ce livre traduit en 5 langues y contribuera encore plus.

  • “ Ils m’ont tant donné. Nous pouvons tous faire quelque chose. En les aidant, nous nous aidons nous-mêmes. Arrêtez de construire des murs”.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 15 Mars 2017

En ces temps troubles de la campagne pour les présidentielles, le fantôme de Napoléon III revient pour nous faire réfléchir sur l’état de la France contemporaine. “Moi qui jadis ai dû faire un coup d’Etat pour rétablir le suffrage universel, je me permets de tirer la sonnette d’alarme d’un pestiféré de l’Histoire. Je n’accuse pas vos politiciens d’enterrer par leurs incompétences aveugles et péremptoires les valeurs républicaines, de droite comme de gauche, mais d’ensevelir l’audace, l’imagination, l’espoir, la joie sous le remblai de la peur, des conformismes, des résignations pessimistes et des calculs à court terme”.

Par ce texte anonyme signé Louis Badinguet qui était le surnom peu élogieux donné à Louis Napoléon Bonaparte, l’humour critique et la dérision, s’invitent dans votre actualité.

Chassé de France à 7 ans, mort exilé en Angleterre, Louis Napoléon Bonaparte a régné pendant 22 ans sur la France. Il est à l'origine de  sa physionomie moderne, des bases de sa prospérité et de certains acquis sociaux comme le précise Alexandre Jardin dans la Préface de l’ouvrage.

On apprend qu’il est celui qui instaura par exemple le droit de grève,  l’instauration des syndicats et des caisses de retraite,  l’accès aux filles à l’instruction publique, à l’invention de l’écologie, etc…

Dans notre pays en perte de repères et de convictions politiques, les valeurs qui fondèrent en son temps l’incroyable popularité de Louis Napoléon Bonaparte (“élu” empereur par 97 % des votants) sont, plus que jamais, les meilleures armes contre l’extrémisme.

“ Véritable antidote à la langue de bois, le programme que nous suggère cet empereur de gauche développe certaines idées inédites pour sauver l'école, créer des emplois, réduire les inégalités et la sinistrose ambiante... Tout cela dans une langue magnifique et débordante d'humour” Source : http://www.gillesparis.com/fich_l_imperial_socialiste.html

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 13 Mars 2017

Ecrivaine franco-américaine, née en Iran et vivant à Paris, Saïdeh Pakravan est poète, essayiste et critique de films. Elle écrit ici son 3ème roman après “La Trêve” et “Azadi”

C’est l’histoire de Sarah Bley, jeune artiste peintre à la renommée déjà établie qui, au cours d’un vernissage rencontre Thaddeus Clark, un “grand collectionneur, mécène, lanceur de dizaines de carrières, ami et soutien des stars de la scène contemporaine”.

Dès leur premier regard  quelque chose d’indéfinissable se passe, une attirance irrépressible. Sarah trouve cependant étrange que cet homme si important s’intéresse autant à elle, il lui achète même 2 tableaux, l’invite, lui téléphone… Sarah  tombe éperdument amoureuse, une folie qui lui fait peur. Une folie qui va la pousser à adopter avec lui un comportement bizarre, obéissant à ce qu’elle appelle le principe du désir. Selon sa logique, pour garder Thaddeus, pour que celui-ci ne cesse jamais de l’aimer ,elle ne devra jamais s’abandonner totalement à lui, toujours se montrer distante parce que l’on continue à toujours désirer ce que l’on n’a pas.

Mais Sarah s’enferre peu à peu dans cette névrose et transforme leur amour en jeu de destruction. Thaddeus cherchera en vain à la comprendre, il lui prouvera qu’il l’aime en acceptant tout ce que Sarah lui demande. Mais combien de temps encore pourra-t-il s’abaisser à être un jouet entre les mains de Sarah ?

Un roman coup de poing qui nous emporte dans une spirale de folie destructrice. Telle une araignée, Sarah tisse une toile pour emprisonner sa proie sans réaliser qu’elle s’englue dans une situation malsaine et absurde, devenant le bourreau de l’homme qui l’aime.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Belfond, #Mes lectures

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Publié le 6 Mars 2017

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Il y a Stanislas, homme d'affaires français, qui apprend que son fils Alexandre est recherché par la police australienne puis il y  a Rose, femme d’affaires à Hong Kong, femme de pouvoir sans scrupule, qui découvre que sa fille Jade a été arrêtée en Thaïlande et enfin Bienaimé, un homme qui n’a ni pouvoir ni argent mais dont le coeur de père est détruit de savoir sa fille dans la misère à Haïti et qui décide de partir travailler au Qatar pour la sauver.  

Deux pères et une mère prêts à tout pour aller à la rescousse de leurs enfants, des parents qui ne partent pas égaux dans leur recherche mais que la douleur rapproche, que la lutte et le combat unissent et rendent capables de toutes les audaces. On les suit, on souffre pour eux et on espère un beau dénouement pour chacun d’eux. Ce parcours initiatique les révélera  à eux-mêmes et on y apprendra que le plus fort n’est pas celui qu’on croit.

 

 

François Hauter est rédacteur en chef au Figaro et grand reporter. Ancien correspondant du Figaro en Afrique, en Chine et aux Etats-Unis, il a été reporter de guerre au Liban, au Tchad, au Cambodge et en Afghanistan. 

Les Enfants perdus est son second roman, après Rouge glacé (Stock).

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Editions du Rocher

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Publié le 6 Mars 2017

Le récit débute à Tachkent, capitale de l’Ouzbékistan (ancien pays de Tartarie comme désignaient les Français au XIXème siècle ces lointains pays de l’Asie centrale. L’auteur explique le choix de son titre dans l’avant-propos de son récit-documentaire.

7 femmes racontent des histoires, leurs histoires, elles sont réunies chez leur amie Goulia, autour d’une table composée des meilleurs mets préparés en l’honneur de l’anniversaire de sa soeur Chirine ; elles célèbrent à leur façon la “journée des femmes” et nous livrent l’histoire de ce pays, leur pays.

A la manière des “Mille et une nuits”, l’auteur nous prend en otage en relatant toutes ces histoires d’hier et d’aujourd’hui.   

“Je m’obstinais à imaginer mon récit autour d’une table, dans l’atmosphère d’une réunion de femmes, rythmée par la succession des plats”.

Son récit va donc s’articuler autour d’interviews, de récits croisés de ces femmes  qui ont marqué l’Ouzbékistan de leur empreinte.

On va parler de Rano, qui ne parle que l’ouzbek car en Ouzbékistan, seuls les gens éduqués parlent le russe. Rano qui va devoir accepter pour mari son cousin, Rano qui a assisté au “Massacre d’Andijan” en 2005 qui a fait plusieurs centaines de morts parmi les manifestants.

Il y a Zilola, pimpante business woman, accro d’internet, qui fait de l’import export de produits cosmétiques. Il y a le destin magique de Tamara Khanoum, première danseuse ouzbèke et qui fut adulée au temps de l’Union Soviétique. Sayora qui exerce le métier de médecin de campagne qui recherche son fils radicalisé. Toutes ces histoires se mêlent, s’entrecroisent comme une conversation à bâton rompu qui nous apprend toute l’histoire de l’Ouzbékistan aux 130 ethnies différentes et aborde les problèmes actuels, la corruption, la culture du coton, etc…

Récit aussi enrichissant que savoureux grâce au défilé des plats typiques détaillés  qui nous mettent l’eau à la bouche. Un roman choral qui se déguste comme une friandise !

Quelques mots sur l'auteur :

Enseignante, femme de théâtre, journaliste et écrivain pour notre grand plaisir, Lyane Guillaume est une sorte d’aventurière qui a vécu successivement en Inde, en Russie, en Ukraine, en Afghanistan et entre 2012 et 2016 en Ouzbékistan.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Editions du Rocher

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