Publié le 19 Février 2017

zoom

L’auteur nous invite à faire la connaissance de  Jeanne, une charmante vieille dame de 90 ans qui vit désormais seule depuis la mort de son mari René dans sa grande maison au milieu des arbres et des champs. Autour d’elle gravite son petit monde peuplé de Fernand et Marcelle qui habitent la ferme voisine, ses amies depuis toujours Gilberte, Nine et Toinette qu’elle voit autant que possible, Angèle sa femme de ménage et son jardinier. Jeanne a bien des enfants, des petits-enfants et même arrière-petits-enfants mais ils ont leur vie et ne rendent visite à Jeanne que lorsqu’ils trouvent le temps de le faire et ce n’est pas souvent.

Jeanne a la chance d’être tout à fait valide et autonome, la chance d’avoir toute sa tête à elle et elle tient farouchement à son indépendance. Les jours passent et avec eux ses amies, ses relations, celles et ceux de son âge.  Elle n’est pas immortelle, elle s’accroche à la vie comme elle peut et sans nostalgie se replonge dans son passé.

Il y a le présent qu’elle tente de rendre le plus beau possible en s’émerveillant par exemple devant la nature, son jardin, les oiseaux qui l’habitent et qui lui chantent tous les matins de douces symphonies.  Elle nous raconte ses jours, ses nuits, ses peurs, ses joies en quatre parties, ce sont les quatre saisons de Jeanne !

Au fil des pages, on s’attache à Jeanne, on l’écoute, elle nous conduit vers un bonheur simple de contemplation, ces petites joies quotidiennes qu’il ne faut pas ignorer parce que ce sont elles qui créent le bonheur de la vie. Merci à Véronique de Bure pour cet aparté de douceur, de calme et de tendresse. Vous lire fut un vrai bonheur, connaître Jeanne en fut un autre. 

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

Repost 0

Publié le 18 Février 2017

Professeur à l'université de Lorraine, Gérald Tenenbaum GeraldTenenbauma su dans ce dernier roman conjuguer  avec talent et grande maîtrise d’écriture  sa passion pour les mathématiques et la littérature. Ne dit-on pas que les mathématiques sont la poésie des sciences ? Galilée a écrit “ le livre de la nature est écrit dans un langage mathématique”.

L’auteur utilise le principe des harmoniques (que l’on retrouve aussi dans la musique) pour retracer un parcours initiatique de 4 personnes que le hasard fait se rencontrer. Ce sont donc 4 destins qui se croisent, s’entrecroisent, l’amour, l’amitié naissent de ces rencontres, c’est l’harmonie du hasard. Ne pas chercher d’unité de temps ni de lieu dans le récit car l’auteur nous conduit dans le tracé de l’histoire des héros, un destin qui les unit comme les sépare entre la France et l’Argentine. Venise en 2015, Buenos Aires en 1994, Paris en 200.

L’être est donc le jouet du hasard qui n’est pas, c’est le champ des possibles, le champ des promesses.

Les philosophes considèrent que le hasard est ontologique, les matheux qu’il est purement logique et les physiciens qu’il est juste tautologique”,

“Le champ des possibles est un univers - le hasard écrit ce que nous pouvons en attraper. Comme un dé qu’on lance, l’univers a 6 faces mais on en attrape chaque fois qu’une”.

Et puis il y a l’émotion, le sentiments qui lient, délient les êtres, les aspirations émotionnelles qui exercent une attraction irrépressible. L’auteur décrit avec une juste sensibilité poétique les sentiments humains, dans toute leur complexité avec pour vecteur unique la quête d’idéal.

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Edition de l'aube

Repost 0

Publié le 18 Février 2017

Lily Brooks-Dalton “Good Morning, Midnight” Presses de la Cité

Si la quatrième de couverture invite à un roman de SF et sur l’Apocalypse avec cette citation de T.S. Eliot (Prix Nobel de littérature en 48) “Ainsi prend fin le monde, non dans une explosion mais dans un murmure” les amateurs du genre seront déçus.

La fin du monde n’est pas le sujet du roman car l’histoire est essentiellement centrée sur deux personnages, un homme (en compagnie d'une petite fille) et Sully, jeune astronaute qui, à bord de sa navette, tente en vain de regagner la Terre. Houston ne répond pas.

Que s’est-il passé sur Terre ? Il n’y a qu’Augustin, vieil astronome solitaire perdu dans l’Arctique qui reçoit l’appel de Sully.

Les conditions extrêmes où se trouvent les personnages vont les forcer à se plonger sur leur passé, leurs erreurs de conduite, à mener une introspection aux vertus salvatrices, mais que leur réserve l’avenir ?

Le lecteur a déjà fait fausse route en lisant la quatrième de couverture, au fil du récit, il se sent totalement perdu, à l’image des héros. Si c’est l’effet recherché, c’est réussi !

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Presses de la Cité

Repost 0

Publié le 13 Février 2017

VEA KAISER dont c’est le deuxième roman nous offre à lire une magnifique saga familiale qui déroule sur quatre générations une soixantaine d’années.

Eleni partage le devant de la scène avec Lefti, son cousin mais aussi son promis comme l’a imaginé, espéré et orchestré leur grand-mère commune Yaya Maria pour assurer la pérennité de la famille.  Nous suivons ainsi ces deux protagonistes de l’enfance à la vieillesse, de la Grèce (près de la frontière greco-albanaise) à l’Autriche, des années cinquante à nos jours. C’est la quête du bonheur qui est le fil conducteur de cette histoire, mais peut-on vraiment décider de nos choix de vie ? La vie est une tragédie grecque nous rappelle l’auteur.

Cette histoire qui renoue avec la tradition grecque parce que écrite à la manière d’une épopée, est pourtant résolument ancrée dans la modernité. C’est d’ailleurs tout l’art de l’auteur qui nous avait déjà surpris dans son premier roman “BlasmusikPop - Comment un ver solitaire changea le monde” (une adaptation cinématographique est en cours). C’est un style particulier, un style enlevé, sans temps mort, une narration très maîtrisée que l’on retrouve ici. Cette jeune auteure (née en 1988 en Autriche) sait raconter les histoires, indéniablement !

http://www.pressesdelacite.com/auteur/vea-kaiser

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Presses de la Cité

Repost 0

Publié le 6 Février 2017

De sa naissance en mars 1920 en Angleterre dans une famille aristocrate jusqu’à sa disparition le 5 février 1997, foudroyée par une crise cardiaque à la piscine de l’hôtel Ritz, Pamela mena une vie d’aventures, une existence hors normes, une vie de véritable héroïne de roman.

L’auteur débute son récit palpitant en 1938, Pamela n’a que 18 ans mais son caractère déjà bien trempé la prédispose à vivre libre, une vie où elle ne laisse place à personne pour choisir sa vie. C’est ainsi qu’elle s’enfuit à Paris avec un aristocrate anglais et marié.

Un an plus tard, elle tombe amoureuse et épouse le fils de Winston Churchill, Randolph. Cruelle désillusion que ce mariage, Randolph se révèle être alcoolique et infidèle. De leur union finissante naîtra un fils qu’elle prénommera Winston en hommage à son beau-père avec qui elle a une relation privilégiée. Celui-ci lui apprendra d’ailleurs beaucoup sur les rouages de la vie politique.

Ironie du sort, la femme libérée qu’elle choisit d’être utilisera les hommes pour la hisser de l’anonymat. Sa beauté, son intelligence, son charisme vont faire tourner les têtes des hommes les plus influents de la planète. Elle va les rendre fou d’amour et utiliser leur faiblesse pour assouvir son ambition démesurée et sa soif d’argent. Churchill, Ali Khan, Agnelli, Sinatra, Rothschild et bien d’autres tomberont dans ses griffes de femme fatale.

C’est à l’âge de 51 ans qu’elle se marie avec Averell Harriman, héritier de la fortune des chemins de fer de l’Union Pacific, qui du haut de ses 80 ans lui suggère de soutenir le Parti Démocrate et aider Bill Clinton à accéder au pouvoir. Celui-ci la nommera ensuite Ambassadrice des Etats Unis en France. La voilà au sommet de la gloire quand celle qui fut autant aimée que détestée et jugée scandaleuse périra au Ritz. Jacques Chirac alors Président de la République et qui faisait partie de ses intimes, écrira un superbe hommage funèbre ICI (Allocution de M. Jacques CHIRAC, Président de la Républiqueavant de l’élever à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur à titre posthume.

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Albin Michel

Repost 0

Publié le 3 Février 2017

La Malamour, repères historiques

Par deux fois en 1790 l'Assemblée constituante refuse la requête formulée par une partie de la population du Comtat Venaissin d'être réunie à la France. Les 27 août et 20 novembre 1790, elle fait savoir aux délégués avignonnais qu'elle n'accède pas à leur demande pour les raisons suivantes :

- La première, d'ordre extérieur : l'Assemblée ne veut pas s'aliéner une fois de plus la papauté à qui appartient le Comtat, au moment où se discute l'avenir de l'Eglise en France.

- La seconde, d'ordre intérieur : la situation dans le pays n'est pas encore très sûre. Si une partie de la bourgeoisie locale et le petit peuple, touchés par la crise économique et hostiles à l'administration pontificale, sont favorables au rattachement à la France, il n'en est pas de même de la noblesse, de l'administration, des professions libérales et d'une partie de la paysannerie. Des oppositions régionales rendent le conflit plus aigu. Carpentras et le Haut Comtat s'opposent à Avignon, plutôt révolutionnaire, et au Bas Comtat.

Le pays connaît très vite des troubles : dès 1789, le pape consent à réunir les états généraux et autorise l'établissement de cahiers de doléances. Mais au printemps 1790, une poussée populaire à Avignon expulse le légat du pape, installe une municipalité révolutionnaire et organise une garde nationale.

De janvier 1791 à mai 1791, une véritable guerre civile oppose les communautés du Haut Comtat au pacte fédératif des communes favorables au rattachement. L'intervention de médiateurs français ne met pas immédiatement fin au conflit, ni même la réponse favorable de la Constituante, le 14 septembre 1791, à la demande d'annexion votée par les communautés comtadines le 18 août à Bédarrides.

L'héroïne du roman La Malamour participe activement à ces événements. La fiction respecte la réalité historique

C’est avec Eloïse, enfant abandonnée à sa naissance et recueillie il y a 17 ans par Mère Adèle du couvent Sainte Claire d’Avignon que Claude Mossé revisite un pan de l’histoire oubliée d’Avignon au temps de la papauté.

A Paris, la révolution est en marche, on entend les mots liberté, égalité, fraternité menacer la royauté en place. Bientôt tous les Français auront les même droits, c’est toute une société qui est en passe de se transformer, toute la France sauf le Comtat Venaissin (entre Mont Ventoux et vallée du Rhône) et Avignon, restés sous l’autorité pontificale. La famine et la peste, la lèpre, la violence sur les routes ne semblent pas troubler les gens d’Eglise. Eloïse, choquée par tant d'injustice et d'indifférence, décide de mener le combat et fuit le couvent. Elle va parcourir les routes de Provence jusqu’à Paris déterminée à faire rattacher la Provence à la France. Elle va user de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Celle qui fut surnommée La Malamour par la Mère Supérieure du Couvent Sainte Claire va, grâce à son charme méditerranéen, son courage, sa force de conviction, arriver à ses fins non sans évitant plusieurs fois la mort. Au cours de son combat pour que le Comtat et Avignon soit rattachés au nouveau département de Vaucluse, Eloïse découvrira le secret de sa naissance qui aurait dû pourtant l’éloigner définitivement du peuple.

C’est avec Eloïse, enfant abandonnée à sa naissance et recueillie il y a 17 ans par Mère Adèle du couvent Sainte Claire d’Avignon que Claude Mossé revisite un pan de l’histoire oubliée d’Avignon au temps de la papauté.

A Paris, la révolution est en marche, on entend les mots liberté, égalité, fraternité menacer la royauté en place. Bientôt tous les Français auront les même droits, c’est toute une société qui est en passe de se transformer, toute la France sauf le Comtat Venaissin (entre Mont Ventoux et vallée du Rhône) et Avignon, restés sous l’autorité pontificale.

La famine et la peste, la lèpre, la violence sur les routes ne semblent pas troubler les gens d’Eglise. Eloïse, choquée par tant d'injustice et d'indifférence, décide de mener le combat et fuit le couvent. Elle va parcourir les routes de Provence jusqu’à Paris déterminée à faire rattacher la Provence à la France.

Elle va user de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Celle qui fut surnommée La Malamour par la Mère Supérieure du Couvent Sainte Claire va, grâce à son charme méditerranéen, son courage, sa force de conviction, arriver à ses fins non sans évitant plusieurs fois la mort. Au cours de son combat pour que le Comtat et Avignon soit rattachés au nouveau département de Vaucluse, Eloïse découvrira le secret de sa naissance qui aurait dû pourtant l’éloigner définitivement du peuple.

Biographie

Claude Mossé, orginaire de Provence, historien de formation, grand reporter radio et télévision, a choisi, après l'actualité, l'écriture romanesque pour raconter le passé. Il a notamment publiéLe Château des papes (Plon, 2000), Le Transsibérien, un train dans l'histoire (Plon, 2001), Les Brûlés du Luberon(Presses de la Cité, 2013) et Le Temps des silences (Presses de la Cité, 2014).
Crédit photo : © Claude Mossé © D.R.

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Presses de la Cité, #La Provence de Domi

Repost 0

Publié le 30 Janvier 2017

Hélène donne toutes les apparences d’une vie accomplie et heureuse. Et pourtant dans l’intimité, Hélène est une femme soumise aux caprices d'un mari tyrannique, une femme qui souffre de n’être considérée que comme objet sexuel par un mari exigeant qui légitime sa conduite par le principe du devoir conjugal.

Tous deux sont à la tête d’un beau domaine viticole en Champagne, leurs deux enfants sont des adolescents bien dans leur peau, tout mis à part Hélène semble fonctionner à merveille.

Bertrand l’a réduite à néant, elle se sent isolée, blessée, meurtrie dans sa chair comme dans son coeur. Elle a conscience qu’elle a trop longtemps accepté, trop souvent tu sa peine et son chagrin, il lui faut au seuil de ses 40 ans réagir avant qu’il ne soit trop tard. Réagir c’est partir, partir c’est quitter. C’est un dur combat qui l’attend contre son mari qui usera des coups les bas pour lui faire regretter son geste.

Puis c’est au tour de Gaby, sa fille de 15 ans, de poursuivre le récit. Sa vision des choses est différente, question de génération ! sa façon de penser est directe et tranchante, l’apanage de la jeunesse !

Elle va devoir se construire entre 2 sentiments inverses, celui de protéger sa mère et celui de fuir ce huis-clos de violence. Le divorce de ses parents la marqueront à jamais dans la conduite de sa vie d’adulte.

 

Un roman de femmes sur la violence conjugale (physique et surtout psychologique), de génération, de rébellion. D’une écriture sensible, l’auteure traite d’un sujet difficile qui est encore tabou. Son livre est une lueur d’espoir pour toutes celles qui n’osent parler de leur désarroi.

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

Repost 0

Publié le 30 Janvier 2017

Après “Cosmos” paru en 2015 où le philosophe invitait son lecteur à renouer avec la nature oubliée, Michel Onfray poursuit l’écriture de sa trilogie intitulée “Brève Encyclopédie du Monde” avec son deuxième volet “Décadence”.

C’est ici toute l’histoire de l’Occident et de ses idées que Michel Onfray se propose d’étudier, l’histoire de l’empire romain à nos jours. C’est une fresque de grande envergure formidablement documentée, un travail de titan auquel Michel Onfray s’est consacré pour cet essai.

 

Pour Michel Onfray “Ce livre n’est ni optimiste ni pessimiste, mais tragique car, à cette heure, il ne s’agit plus de rire ou de pleurer, mais de comprendre”, le constat est à mon sens des plus pessimistes sur l’avenir de l’Occident. La civilisation judéo-chrétienne est selon lui à son déclin comme  Rome le fut. C’est la grande Roue de l’histoire, après tout !

Dans son analyse, il rejoint le Houellebecq de “Soumission”, il pense que nous souffrons à une sorte de délabrement moral qui nous conduit à un certaine tendance à plutôt se soumettre pour ne pas avoir à se battre.

 

C’est forcément un livre sombre qui tire un bilan négatif de notre civilisation mais voyons le plutôt comme un avertissement. On attend souvent du philosophe qu'il nous donne des réponses mais la sagesse (c’est d’ailleurs le titre du troisième et dernier opus de la brève encyclopédie du monde qui sortira dans environ 1 an) veut que les questions posées amènent à la réflexion, tirent le signal d’alarme. “Soumis et lâches, individualistes et hédonistes décadents, voilà ce que la grande majorité de nous occidentaux sommes devenus”.

Quel que soit le clan dans lequel on est (pro ou anti-Onfray), on ne peut qu’être d’accord avec le philosophe quand il déclare qu’une civilisation a une vie, donc une mort. Ce que Paul Valéry affirmait déjà en 1919 : « Et nous voyons maintenant que l’abîme de l’Histoire est assez grand pour tout le monde. Nous sentons qu’une civilisation a la même fragilité que la vie. » La Crise de l’esprit, 1919

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

Repost 0

Publié le 30 Janvier 2017

Après des années passées en Tanzanie pour réaliser un reportage sur la confiscation des terres Massaï, Thomas est de nouveau à Paris. Une nuit, la police lui téléphone pour l’informer qu’un homme vient de trouver la mort après avoir heurté de plein fouet un tramway.

Cet homme est un Massaï, il transportait de l’héroïne et le numéro de Thomas est inscrit dans le répertoire de son portable. Thomas n’est pas très enclin à collaborer avec la police car il est déjà connu des services de la police à cause de certains petits délits dans le passé. Mais il va falloir qu’il accepte parce qu’il a la certitude que son ex petite amie Grace, qui vit depuis leur séparation seule à Arusha, est en danger.

C’est ainsi qu’il entre contraint et forcé dans l’enquête menée par Karim, le policier.

 

C’est un roman social mené à la façon d’un roman policier grâce à une intrigue bien construite pour nous décrire l’histoire des trafics entre Paris et Arusha. L’auteur décrit la génération de ces Parisiens quadragénaires (dont il fait partie) aux prises avec avec leur désillusion, leur mal de vivre, le néant de leur vie, fauchés et diplômés sans travail, ils ont créé le “Club chômage”....

 

 

 

 

 

 

Né à Paris en 1975, Alexandre Kauffmann est reporter. Il est également l'auteur de 6 livres parmi lesquels "Mauvais Numéro" (Arléa, 2011, prix Alexandre Vialatte), "J'aimais déjà les étrangères" (Grasset, 2009) et plus récemment "Black Museum" (Flammarion, 2015).

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

Repost 0

Publié le 28 Janvier 2017

Jeanne fuit, disparaît, se déleste de son téléphone et de sa carte bleue, comme sa mémoire l’a abandonnée depuis peu. Jeanne est amnésique mais seulement d’un événement récent, un événement brutal et traumatisant. Jeanne a perdu deux heures de sa vie durant lesquelles son compagnon a été sauvagement assassiné, poignardé. Elle se souvient juste s’être retrouvée à ses côtés baignant dans une mare de sang.
Après avoir été écoutée par la police, elle sent bien que ses réponses aux questions des inspecteurs sont évasives, désordonnées et troublantes. Est-elle vraiment amnésique  ou  cacherait-elle quelque chose? Redouterait-elle l’impensable, serait-elle l’assassin de son fiancé ou relèverait-elle d’une manipulation ? D’autant qu’elle ne cesse depuis ce jour de recevoir des appels anonymes. Que faire d’autre alors que fuir, disparaître et prendre l’identité de sa soeur. Cette cavale  devra durer le temps nécessaire à ce qu’elle y voit plus clair dans sa vie. Mais c’est la boîte de Pandore qu’elle va ouvrir sans le savoir car le passé et une sombre culpabilité enfouie depuis l’enfance vont  remonter à la surface. 
C’est dans cette folle fuite éperdue vers la vérité et la liberté que nous accompagnons Jeanne, la femme traquée et victime de ses cauchemars et aux prises avec son inconscient.

Virginie Jouannet traite avec subtilité psychologique des secrets d’enfance qui rongent, empoisonnent et tuent ceux qui en sont prisonniers. C’est un thriller psychologique de haut niveau qui nous captive jusqu’à la toute dernière page. 

 

Un peu de l'auteure :

 

Depuis des années, Virginie Jouannet se consacre à l’écriture. Elle est l’auteure de pièces de théâtre, de poésies, de nouvelles. Elle vit actuellement à Bayonne. Cavale est son deuxième roman.

Source photo : http://www.xoeditions.com/

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #XO Editions, #Mes lectures

Repost 0