Publié le 6 Novembre 2010

Resté longtemps la propriété exclusive de la Papauté pour le service de la Chapelle Sixtine,
  le Miserere d'Allegri n'était chanté qu'une fois l'an, lors des mâtines du mercredi et vendredi de la Semaine Sainte.
    Chanté a cappela, le Miserere d'Allegri a été composé sous le "règne" du pape Urbain VIII vers 1630.

      Risquait l'excommunication celui qui aurait osé  le transcrire ou le chanter ailleurs qu'en ces lieux.

Les partitions étaient gardées à l'abri dans un endroit secret pour éviter la tentation d'un quelconque curieux mélomane.


  C'était sans compter le génie du jeune Mozart qui, alors âgé de 14 ans vint en Italie avec son père pour assister à la Chapelle Sixtine au célèbre Miserere d'Allegri. 
De retour chez lui, il reproduit de mémoire l'œuvre entière sur partitions.

 

  C'est ainsi que grâce à lui, le Miserere d'Allegri, l'une des plus belles œuvres du répertoire de chants sacrés, est passé dans le domaine public.
  Les lecteurs de Jean-Christophe Grangé auront reconnu le titre de son roman publié chez Albin Michel en 2008.

 

Découvrez la playlist miserere Allegri avec Tenebrae

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Novembre 2010

Société Padlatune
Zone d’activité commerciale « Il farniente »
rue des Mirages,
46800 MONTCUQ


Contrat de travail  


Entre les soussignés,


- L’entreprise Padlatune, dont le siège est à MONTCUQ

Représentée par M. Gaston Cétropcher, agissant en qualité d’Irresponsable d’une part,

- et Mme Dominique de la Flemme n° de sécurité sociale 2460669383408 15,
demeurant 18 rue du Trou noir à Montcuq d’autre part,



Il a été convenu ce qui suit :

1-Mme Dominique de la Flemme, qui se déclare femme libérée et libre de tout engagement
incompatible avec le présent contrat, est engagée à compter de tout de suite
avec la qualification de Cadre à génère pour tenir un emploi de Secrétaire de direction ( Et plus si affinités … )


2-La convention collective applicable à l’entreprise est
la « convention collective des brasseurs de vent et autres activités inutiles »


4-Le contrat ne deviendra définitif qu’à l’issue d’une période d’essai fixée arbitrairement
  par M. Gaston Cétropcher selon son bon plaisir, au cours de laquelle chacune des parties 
pourra rompre le contrat sans indemnité.


5-La durée hebdomadaire de travail de Mme Dominique de la Flemme n’a bien sûr aucune limite

La salariée pourra être amenée à effectuer des heures supplémentaires gratuites,
en dehors de toutes les conditions légales et conventionnelles en vigueur.


6-Elle exercera ses fonctions à domicile les mois d'hiver afin de permettre à l'entreprise de faire des économies de chauffage.


7-Elle bénéficiera des congés payés annuels que Monsieur Gaston Cétropcher dans son infinie bonté voudra bien lui accorder au mépris des conditions prévues par la convention collective.


8-Elle percevra une rémunération brute laissée à l’appréciation de M. Gaston Cétropcher 
en fonction de son degré de satisfaction, de son humeur, du cours de sa bourse … ,
et qui lui sera versée quand il voudra bien y penser.

A cette rémunération ne s’ajouteront aucune primes, gratifications, frais professionnels
et autres indemnités susceptibles de mettre en péril l’équilibre économique de la société Padlatune.

Quelques avantages en nature pourront éventuellement être négociés directement avec M. Gaston Cétropcher.


Fait en simple exemplaire toujours pour respecter les principes d'énonomie chers à notre Entreprise



A Montcuq, le 5 novembre 2010



M. Gaston Cétropcher                                     Mme Dominique de la Flemme

 

 

 

****A votre avis, dois-je signer ou pas ?***

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 3 Novembre 2010

Querelleur à ses heures, il aimait à enquiquiner le quidam dans le quartier. Toujours sur le qui-vive, prompt aux quolibets, qualifiant de quasimodo quiconque osait le questionner, son quotidien était de quadriller le quartier quatre fois.

Il qualifiait quiconque de quadrupède , quasiment quimboiseur,,, Quelquefois,il jetait un sort et se querellait avec un quarteron quelconque puis fuyait quelque part en quatre quatre....

Il quitta un jour son quiet appartement qui voisinait le quartier général des queufs . Que quérir dans le quartier qui ne soit quelque peu québécois ? Que dirait-on si un quidam le découvrait la queue entre les jambes ,croûtant une quenelle quasi rassie qu'un quonnard (néologisme) lui avait cédée quand il lui eut quémandé un peu de pitance ?

Questionnant du regard le quidam effronté qui lui aurait tenu tête, il était prêt à lui faire subir la question au quotidien ! quoiqu'on dise, tout querelleur finit par tomber sur un questeur!

Il s'éclairait d'un quinquet pour quantifier ses quarts-de-pouce, ses quarts-de-rond, ses queues-de-rat, ses queues de pelles.. etc..

Dans sa quincaillerie, il craignait les quêteurs et les quémandeurs indélicats ... la peur lui faisait souvent prononcer "qui -va- là ?"

Quitte a être ridicule, il portait quotidiennement une queue de cheval et une queue de pie , se moquant bien du qu'en dira-t-on et de sa quarantaine quinteuse.

Il quittait son quartier général pour un quart-d'heure, oubliait son quant-à-soi, faisant fi du qu'en-dira-t-on, sourd aux querelles de clocher. Habillé comme un quaker, quand un mendiant lui quémandait l'aumône il répondait "que dalle", il était la quintessence de l'ignominie. Pas un seul quignon il ne daignait offrir, que lui importait le quart monde ?

Aucune qualité ce Quentin ! Il était exhibitionniste, et montrait sa quéquette en quête d'une conquête coquette, de préférence avec un beau Q rit Q lum vitae, il fit une rencontre, mais elle était quelconque... Il l'emmena tout de même dans une crique où était la coque d'un quatre-mâts retourné, dont on voyait la quille, il s'y rendait quotidiennement car il y trouvait la quiétude et même ( n'ayons pas peur des mots) la qualmitude. Il y vivait de peu de choses, un quignon de pain, d'une quenelle et quelque quetsches faisaient son affaire , il les mâchait lentement avec ses quenottes. Sa copine était coquine, elle récitait des quatrains en restant sur son quant à soi. Elle s'appelait Quarla, il se présentat aux élections et eut un bon quota puisqu'il obtint le quorum. Il fit un quinquennat, ce qui lui permit d'inaugurer le bal des quatr'zarts, en dansant le quadrille en espadrille. C'est ainsi qu'on constata que son QI était quelquonque et qu'on le congédia. Il partit, mais non sans rien car il avait tiré la quintessence de sa présidense. Il fut exilé sur l'ile d'Oléron, où il vécu avec une coquine qui portait la quichenotte, il fut cocu et se querella avec elle, il se jeta du quai du port, un quadrimoteur de la sécurité civile, à bord duquel se trouvait un quartier maître, quadrillat le secteur, mais en vain...

 On ne trouva Que dalle !

 

Merci à tous, grâce à vous nous en savons un peu plus sur Quentin, le quincailler Québecquois querelleur ! 

Mission remplie ! 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #humour

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Publié le 1 Novembre 2010

Rédigé par Dominique84

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Publié le 31 Octobre 2010

Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 30 Octobre 2010

Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 28 Octobre 2010

Rédigé par Dominique84

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Publié le 26 Octobre 2010

Fontaine de Vaucluse 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 24 Octobre 2010

le dernier amour de G.Sand

L’année 1848 fut mouvementée pour la « Dame de Nohant », une période sombre jalonnée de grandes déceptions. Frédéric Chopin a été emporté par la phtisie, elle a quitté son château de Nohant pour participer à la création de la Belle République, déçue par la violence des événements de juin, elle y retourne en 1849 pour se consacrer à la littérature. George Sand a 45 ans, elle est en froid avec sa fille Solange qu’elle a chassée du château lui reprochant sa paresse et sa frivolité, elle vient d’apprendre le décès prématuré de sa petite-fille. Seul son fils vient encore à Nohant, elle lui écrit des pièces. Il arrive alors accompagné de deux amis. L’un est un révolutionnaire allemand, un homme  à fière allure et un autre, Alexandre Manceau, silhouette insignifiante.

 

Alors que George Sand succombe aux charmes virils de l’Allemand. Alexandre est subjugué par cette femme mais trop timide pour s’imposer à elle, il patiente dans l’ombre. Il a 32 ans, il est graveur, autant dire loin des hommes que George Sand a l’habitude de fréquenter. Qu’est-il en comparaison des génies qui l’ont aimée, comme Musset, Chopin. Il va gagner peu à peu son cœur, elle va finir par être touchée par ce jeune garçon si dévoué, si timide, si effacé.

Elle apprendra à mieux le connaître, reconnaître en lui tout ce que les autres hommes ne lui avaient pas offert, Alexandre Manceau est un homme qui malgré sa différence d’âge ne cherche pas à être materné, un homme qui donne au lieu de toujours recevoir. George Sand est conquise, il sera son dernier amour, un amour paisible et équilibré qui durera près de 15 ans. Cette période marquera un tournant dans sa vie de femme mais aussi dans sa vie d’écrivain puisqu’elle publiera pas moins de 50 livres dont 26 romans.

 

Alexandre Manceau endossera à la fois la fonction de factotum de Sand, intendant à Nohant, metteur en scène, père de substitution et amant. Elle peut enfin se reposer sur un homme dont le dévouement est sans limite et qui partage ses goûts, notamment pour le théâtre.

 

" Il est laborieux comme elle, mais ils ne sont pas en rivalité. L'écart d'âge protège leur ego. Chacun donne à l'autre ce qu'il lui manque, leur couple est placé sous le signe de la complémentarité. Moins narcissique, moins romanesque que celui que George formait avec un Musset ou avec un Chopin, il ne se réduit pas pour autant à un simple compagnonnage.

Son chevalier servant l'honore, y compris au sens amoureux du terme." p.95

 

La nouvelle passion de George Sand va susciter bien entendu la médisance, la raillerie et la jalousie de Maurice, son fils, qui fera en sorte de faire disparaître toute trace de Manceau, une fois sa mère morte.

 

Rédigée  par Evelyne Bloch-Dano, chroniqueuse au Magazine littéraire et auteure d'autres biographies telles que "Madame Proust" ou "Madame Zola", « Le dernier amour de Gerorge Sand » est une biographie passionnante qui outre de nous faire connaître le dernier et véritable amour de George Sand, nous plonge dans le contexte historique de la France du XIXème siècle et nous décrit une femme, Républicaine militante et féministe dans l'âme,  qui osa dépasser les tabous, ignorant la calomnie des bien-pensants hypocrites de son époque… 

Un grand plaisir de lecture qui m’a donné l’envie de  goûter à nouveau la prose un peu oubliée de cette femme si moderne !

george sand par auguste charpentier 1835 reference 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 22 Octobre 2010

Les œuvres complètes de Boris Vian viennent d’être éditées dans la prestigieuse collection de la Pléiade.

Les deux tomes réunissant romans, nouvelles, textes pataphysiques, etc.… vont réjouir les collectionneurs de cette célèbre édition.

Lui qui n’a jamais connu de son vivant la reconnaissance et qui sut pourtant manier l’humour, la trompette et la plume avec la même virtuosité, va retrouver les grands noms de la littérature française

tels que Jarry, Kafka, Baudelaire, Proust…..

« J’irai cracher sur vos tombes » déchaîna la presse lors de sa parution en 1946, on cria au scandale mais Boris Vian était né, exit Vernon Sullivan, auteur de polars.

C’est seulement après sa mort que le public découvrit « L’écume des jours », un magnifique roman métaphorique qui recueille encore de nos jours

tous les suffrages des jeunes lecteurs.

Ce roman partagea en son temps les membres du jury du prix de la Pléiade, il y eut les « pro » Boris Vian (dont Sartre, Queneau) et les « anti » Vian (Malraux, Camus notamment). Le prix lui passa sous le nez, Vian ne s’en remettra pas.

Le roman sera néanmoins publié en 1947 mais sera boudé par les critiques littéraires. La maison Gallimard, soucieuse de se débarrasser de son stock d’invendus cèdera les droits à la veuve de Vian. Bien mal leur fit, manque de clairvoyance, car le roman est encore de nos jours l’un des livres les plus lus.

 

"Boris Vian avait accepté de représenter toute une génération, de prendre à son compte ses joies et ses peines, de s'en faire le moraliste pudique et violent, sans grandes illusions d'ailleurs, mais sans aucun remords ni plus de rancunes."

 

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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