Publié le 26 Novembre 2016

Romancier, essayiste, éditeur, rédacteur en chef aux Editions Atlas et ami de Frédéric Beigbeder dont il se propose d’écrire une biographie, Arnaud Le Guern est notamment l'auteur de la biographie Une âme damnée, Paul Gégauff (éditions Pierre-Guillaume de Roux), et du roman Adieu aux espadrilles (éditions du Rocher), qui a été en lice pour le prix Renaudot 2015.

 

Après un aperçu rapide sur l’enfance de Frédéric Beigbeder (pour en savoir plus il faut se référer à “Un Roman Français” roman autobiographique de Frédéric Beigbeder publié en 2009 et couronné par le prix Renaudot),  Arnaud Le Guern rend compte de ses rencontres-interviews avec l’écrivain provocateur de “99 francs”, ce trublion médiatique que l’on peut qualifier d’enfant terrible de la littérature contemporaine.

 

Arnaud Le Guern s’attache et s’attarde sur le parcours littéraire du “biographié”  ne cachant rien de ses turpitudes mais gardant un oeil bienveillant tout le long du récit, Beigbeder, le roi du paradoxe, est son ami.

 

L’existence de cet ex-publicitaire et chroniqueur littéraire, souvent ponctuée de coups de gueule, de succès et d’échecs semble être un chemin consacré aux plaisirs quels qu’ils soient. On peut le lui reprocher et pourtant c’est ce qui fait tout son charme. Amoureux de la vie et de ses plaisirs, ce “garnement” que d’aucuns qualifient de génial vit à 100% ses désirs et ses excès, la littérature trônant à la première place.

Une biographie unique en son genre d’un homme qui ne l’est pas moins !

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Editions Prisma

Repost 0

Publié le 19 Novembre 2016

Dans un palais qui n’existe plus, le destin de cinq petits dauphins qui n’ont jamais régné.

 

Animateur et producteur de nombreuses émission de télévision, Thierry Ardisson revient à l’écriture et à sa passion pour l’histoire politique et plus précisément pour la monarchie “non pas comme source d’inspiration de la presse people, mais comme système de gouvernement. Façon Westminster” écrit-il.

Dans son précédent roman, publié en 1986, il y racontait la fin des Bourbons de la Branche Aînée et la légitimité des Bourbons d’Espagne incarnée par Louis de Bourbon qu’il avait baptisé Louis XX.

 

Il commence son récit à la construction du Palais en 1559.

A la mort accidentelle de son mari Henri II, Catherine de Médicis décide de faire construire un Palais situé près d’une fabrique de tuiles, une sablonnière et d’un abattoir. Le boucher surnommé Jean l’Ecorcheur qui y officie sera assassiné sur les ordres de Catherine de Médicis. On dit que son fantôme ne quitta jamais les lieux et revenait au Palais et à ses propriétaires successifs quand un drame allait y se jouer.

Ce même palais sera détruit en 1871 par la Commune de Paris, il sera ensuite rasé par la République en 1883.  “Les derniers vestiges de la Royauté viennent de disparaître, je désire qu’il en soit ainsi de tous les monuments de Paris” écrit Bergeret Général en chef au Comité de Salut Public. Les ruines du palais seront dispersées dans le monde entier, la famille Pozzo di Borgo fera construire le Château de la Punta près d’Ajaccio avec les pierres du Palais, Le Figaro offrira même à ses abonnés des morceaux du Palais utilisables comme presse-papier !

Dans ce palais qui n’existe plus, parmi tous les héritiers des maîtres des lieux, Thierry Ardisson nous raconte le destin tragique de ces Fils de France, héritiers des maîtres des lieux, qui ne sont jamais monté sur le trône : Louis XVII, Napoléon II, Louis-Philippe II, Henri V et Napoléon IV, les fantômes des Tuileries.

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion, #Ardisson, #Histoire

Repost 0

Publié le 19 Novembre 2016

 

Avec ce deuxième volet des aventures de Gabrielle d’Aurillay faisant suite à “La malédiction de Gabrielle”, Andrea Japp nous entraîne au coeur du Moyen Age suivre l'aventure passionnante et pleine de rebondissements de cette jeune dame de noblesse désargentée qui avait épousé Henri, son prince charmant.

Mais la réalité était loin de ressembler à un conte et Henri s'était révélé être un fieffé menteur, un joueur invétéré criblé de dettes. Une nuit il avait gagné au jeu un diptyque, qui malgré sa facture grossière semblait étrangement intéresser, notamment les hommes de foi.  Lassée du comportement de son mari, Gabrielle décide de le quitter et fuit à Paris, non sans oublier le diptyque. Malgré son jeune âge, elle saura se montrer forte devant l’adversité la plus crapuleuse et sournoise.

Nous sommes en 1347 et la Peste arrive à Paris. Cette terrible épidémie ne sera pas le seul danger qui guette Gabrielle car le diptyque qu’elle possède maintenant va mettre sur sa route tous les dangers. Qu’a-t-il de si important ? Est-il magique ? Est-ce un talisman ? Il semble être une véritable malédiction pour qui le possède en tout cas.

L’auteur dit éprouver une grande passion pour le Moyen Âge, elle sait construire ses intrigues au sein de cette époque trouble où la peste semble être le révélateur de personnalités, les comportements changent, les états d’esprit et les bons sentiments surtout. Elle a réussi à imposer sa marque dans la catégorie des thrillers médiévaux. Outre le plaisir de lecture, le talent de l’auteur pour nous impliquer dans une intrigue passionnante, on apprend beaucoup sur cette époque grâce à des références historiques et linguistiques.

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion, #Japp

Repost 0

Publié le 15 Novembre 2016

C’est sous la pluie battante d’un jour d’avril 1803 que l’Orgueilleux, le puissant 3 mâts doté de 18 canons quittait le port de Paimboeuf à l’embouchure de la Loire pour les Îles. Sa mission, ramener des épices tropicales. A bord, le capitaine Etienne Le Floch et 21 membres d’équipage. Ils ne revinrent jamais.

Quelques années plus tard, le fils du capitaine, Simon Le Floch, se meurt la jambe dévorée par la gangrène suite à une blessure causée par des pirates. Sa vie ne tient plus qu’à un fil lorsqu’un mystérieux homme apparaît à son chevet et le frictionne d’un onguent dont la matière principale était extraite de la myrrhe déposée par les  Rois Mages à Bethléem aux pieds de Jésus il y a 2000 ans.

En acceptant les soins de Malthus de Retz pour sauver Simon, l’armateur bienveillant s’était engagé à partir à l’aventure, une aventure qui les amènerait au royaume de la reine de Saba dont la légende raconte aussi qu’il serait le fief du Phénix, l’oiseau rendu immortel grâce à la myrrhe.

Seul Malthus possède la carte pour les conduire à une vallée de “l’Arabie Heureuse”, aujourd’hui le Yémen, une vallée où poussent à profusion l’arbre à myrrhe, une vallée qui allait faire sa fortune. C’est ainsi que le 8 janvier 1809, l’Albatros quitte le port de Marseille pour une aventure inédite avec à son bord le Capitaine Simon Le Floch et Malthus de Retz. De Malte à Alexandrie, du Caire à Suez, de la mer Rouge aux paysages féériques de l’Arabie Heureuse, les héros de cette histoire s’embarquent dans une longue épopée de tous les dangers comme la peste, les pirates et surtout l’impitoyable Lady Courage, espionne de la couronne d’Angleterre, chargée de s’emparer de la carte de Malthus de Retz.

 

Les 4 narrateurs qui se partagent le récit décrivent leur vision et le but de leur aventure, un procédé des plus judicieux car il dynamise l’histoire, le roman s’élargissant  des différents points de vue et intention de chacun des héros.

Roman d’aventure, roman historique, roman ésotérique, “ L’Homme qui brûlait d’être Dieu” est tout à la fois. Un inédit pour l’auteur plus connu pour ses romans historiques comme L’Insoumise du Roi-Soleil ou Versailles, le Palais de toutes les promesses., etc..

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #flammarion, #Mes lectures

Repost 0

Publié le 14 Novembre 2016

 

 

Si j’ai une fiche à la main et que je vous dis “Je suis un homme de télévision, Je suis 8310 jours à l’animation de questions pour un champion, Je suis licencié en 3 minutes après 28 ans de bonheur, Je suis… Je suis…” vous pensez à ?

Ce titre à rallonge sous forme de quizz n’est pas sans vous rappeler l’animateur emblématique du jeu de Culture générale qui a réuni devant le téléviseur des millions de téléspectateurs avant qu’on ne le remercie (façon de parler) brutalement sans préavis. N’ayant pu avertir  ses fidèles téléspectateurs de sa disparition soudaine du jeu, il a décidé d’user de la liberté d’écrire pour s’en expliquer.

Il avait prévenu, il l’a fait. Il a décidé de régler ses comptes avec la direction de France 3 qui l’a écarté après 28 ans de “bonheur” dit-il. Il raconte dans ce livre son parcours jusqu’à son éviction brutale en décembre dernier. Ce n’est pas un livre revanchard à proprement parler, il y raconte son enfance, sa rencontre avec le monde de l’audiovisuel, ses succès de compositeur (on ignore qu’il a écrit de nombreuses chansons qui sont devenues de tubes, comme “Pour le plaisir”..), son métier d’animateur qu’il a aimé exercer durant ces 28 ans.  

« Je n’ai pas de compte à rendre. C’est l’inverse, dit-il : on m’a réglé mon compte de façon violente, agressive. »

Écrire ce livre a été comme une douce thérapie ? Il donne sa version, ne se gêne pas pour dévoiler sans langue de bois quelques détails au passage, il l’avait annoncé, il dit toute la vérité.

 
 

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #flammarion, #Mes lectures

Repost 0

Publié le 5 Novembre 2016

“Est-ce qu’on m’a choisie ou est-ce moi qui ai choisi ? Va savoir ! Dans mon ciel, je n’ai suivi que les bonnes étoiles, celles qui m’ont toujours tendu la main, en laissant derrière moi les revers”.

 

L'icône de la chanson française Dani revient à la fois dans les librairies avec ce récit autobiographique et dans les bacs avec un album qui porte le même nom. Celle qui eut plusieurs vies, élève des Beaux-Arts, chanteuse, meneuse de revue à l’Alcazar, mannequin, comédienne pour Truffaut et Chabrol, fleuriste, figure de la nuit parisienne, propriétaire du club l’Aventure… Dani revient sur son passé, sur ses racines, sa famille, sur les moments phares de son existence, sur sa vie pas toujours facile mais parsemée de belles rencontres qui ont fait qu’elle fut connue et reconnue et bien sûr, toujours présente dans nos mémoires.

Avec ce récit de souvenirs comme des Polaroïds, nous dit-elle de sa voix rocailleuse, celle qui naquit à Castres en 1944 fait revivre toute une époque avec au gré des pages quelques anecdotes inédites qui feront le bonheur de tous les nostalgiques des années dorées, les années 60/70.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

Repost 0

Publié le 5 Novembre 2016

Jolie comédie, enlevée,  drôle et pleine de rebondissements, “Les choix de Clara” est une histoire qui va réunir deux êtres que tout semblait séparer.
Il y a Clara, une jeune trentenaire qui a quitté avec bonheur Dijon pour la capitale où elle se sent si bien. Paris la fascine, elle s’y sent à l’aise de même que dans son travail, chose surprenante puisqu’elle travaille au service successions d’une grande banque. Elle n’a  pas son pareil pour s’occuper des gens en détresse, gérer les conflits, apaiser les tensions et amuser ses collègues de travail chez qui ses bourdes font bien souvent l’objet de fou rires, Clara est dyslexique et dysphasique.  Peu ordonnée, fâchée avec les tâches domestiques, son appartement est à l’image de sa vie,  un véritable bazar ! Elle partageait ses heures de libre en sorties avec ses amis et quelques heures de bénévolat dans un des plus grands centres de soins pour enfants malades. 


Le bel Alexandre qui s’envole tous les 15 jours pour Ajaccio, le pays de ses racines. Depuis 24 ans qu’il était à Paris, il ne s’y sentait toujours pas chez lui. Toujours tenu à 4 épingles, fuyant les tenues négligées et informes, Alexandre aime l’ordre et les habitudes. Avec Rémi, un ami connu sur les bancs de la faculté,  ils ont créé une entreprise de perruques haut de gamme à base de cheveux naturels. Le commerce est florissant ce qui fait la fierté de la mère d’Alexandre sur qui il veille depuis son veuvage. Mais un jour, “lui qui avait l’habitude de tout contrôler, lui qui n’aimait pas l’inconnu, il se sentit vulnérable”, sa mère vient de décéder. C’est en appelant le service Successions de la Banque que le hasard va les faire se rencontrer. Une rencontre qui commence mal car Alexandre va se montrer odieux avec Clara, la traitant d'incompétente. 
Les appels vont se succéder, s’adoucir jusqu’à ce qu’un appel soit différent des autres...


Un premier roman écrit tout en douceur et drôlerie, un roman idéal pour vous évader le temps de cette idylle rafraîchissante et pleine d’humour.

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

Repost 0

Publié le 31 Octobre 2016

“J’aurais pu tomber plus mal” c’est ce qu’a déclaré l’auteur en parlant de ses parents adoptifs, Claude et Georges Pompidou. Lors d’une interview, il déclare que “ Les Français se rappellent son élégance, sa prestance, mais le souvenir s’estompait un peu “ et après la publication de la correspondance de son père en 2012 et la nostalgie qu’inspirent à présent les années Pompidou, il nous livre ce récit détaillé et véridique de la vie d’une des premières dames de France qui a su marquer son époque et qui nous quitta en 2007.

En préambule, il explique :  “n’étant ni écrivain, ni journaliste, je donne à cet ouvrage la forme d’un récit. Mon but est de présenter, avec ma propre écriture, l’évolution des grands traits de caractère de ma mère, à travers ce que nous avons vécu au plus près l’un de l’autre”.

“Semi-bretonne, semi-normande, avec de lointaines origines anglaises”, Claude est orpheline de mère à 7 ans. Souffrant de l’absence de son père, médecin-chef de l'hôpital de Château-Gontier, dans la Mayenne, elle reporte alors tout son amour sur sa grand-mère, une femme mondaine et lettrée qu’elle admire et respecte  Claude et sa petite soeur Jackie mènent une vie austère où “la rigueur règne sur les horaires et les distractions sont encadrées”

Après son baccalauréat, elle part à Paris pour s’inscrire sans grande conviction à la faculté de droit, son père ayant décrété qu’elle gagnerait mieux sa vie avec un diplôme de droit en poche plutôt que de Lettres. C’est là qu’elle fait la rencontre du séducteur et brillant normalien Georges Pompidou qu’elle épousera en 1935. C’est en juillet 1942 qu’Alain entre dans la famille Pompidou, il a 3 mois. Deux années plus tard, le Général de Gaulle, séduit par ce professeur de Lettres à Henri IV le nomme chargé de mission pour les dossiers liés à l’Education Nationale et à l’Information scellant son destin à celui de la France.

Georges et Claude Pompidou évolueront dans une sphère mondaine et cultivée où l’art tient une place essentielle, surtout l’art contemporain. Alain n’est pas laissé à l’écart, ils l’emmènent chaque fois que cela est possible. Ainsi, se liera-t-il amitié avec les enfants d’André Malraux, il côtoiera Coco Chanel,

Nommé directeur général de la banque Rothschild dès les années 50, Georges et Claude Pompidou vivent dans l’opulence, courent dans les galeries d’art, achètent des oeuvres contemporaines et font de grands voyages auxquels Alain participera bien souvent. C’est en mars 1962 que le Général de Gaulle nomme Georges Pompidou premier ministre. Dorénavant, une oeuvre de Soulages trônera à Matignon remplaçant un portrait du XVIIIe. Le Style Pompidou était né.

Si vous cherchez du sensationnel, des révélations fracassantes, passez votre chemin, ce récit n’est pas pour vous. C’est l’histoire certes d’une première dame de France, la première à avoir pris une part aussi active dans les affaires de son Président de mari, mais aussi d’une mère, d’une grand-mère et d’une épouse aimante.

Une femme forte et déterminée qui disait “Je crois à la puissance des décisions, comme à celle des convictions profondes”

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #flammarion

Repost 0

Publié le 24 Octobre 2016

 

Odile et Paulot vivent des jours heureux auprès de leurs 3 enfants Annie, leur fille aînée de 16 ans, Mathilde, la narratrice du récit, qui a 9 ans et Jacques le petit dernier. Paulot est le maître des lieux au Balto, l'Epicerie-Bar-Tabac de la Roche, à une cinquantaine de kilomètes de Paris. Il y règne une bonne humeur communicative grâce au son harmonieux de l’harmonica dont Paulot joue admirablement bien. Son commerce est florissant, les gens se pressent pour aller danser au Balto et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Paulot ne s’effondrait pas un jour. Avec lui c’est tout le destin de cette famille qui s’effondre. Les bacilles qui ont envahi ses poumons l'affaiblissent de jour en jour, distendent les liens sociaux que la famille avait tissés durant ces années de bonheur ; la peur de la contagion construit un rempart entre la famille et les autres et finit pas les bannir de chez eux. Ils deviennent des parias et c’est la chute lente et impitoyable vers des lendemains de misère et de solitude. Mathilde se battra pour maintenir sa famille à flot, rendre une dignité à ses parents “exilés” dans ce sanatorium, chef d’oeuvre architectural des années 30, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres .
Mathilde, cinquante ans plus tard revient sur ce drame, sur ces “tubards des années 60 en marge des Trente Glorieuses, de la Sécurité Sociale et des antibiotiques”.

S’inspirant d’une histoire vraie, celle d’Elise Bellion, Valentine Goby nous transporte au coeur de cette époque, au coeur de cette famille, au coeur de ce drame et nous décrit sans pathos des personnages meurtris mais que l’amour a rendu invulnérables. Dans cette histoire sombre et tragique, Mathilde est le rayon de soleil qui illumine ce roman bouleversant.

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Actes Sud

Repost 0

Publié le 24 Octobre 2016

 

Ou le tragique et fascinant destin de celle que le Roi Louis XIV lui-même surnomma “La Belle Provençale”. Diane de Joannis, que l'on dit être une arrière-petite-nièce de Nostradamus, appelée aussi  « Mademoiselle de Chateaublanc », du nom d'une propriété que possédaient ses parents près d'Avignon, épousa à seulement 13 ans le Marquis de Castellane. C’est ainsi qu’elle eut l’honneur de danser avec le Roi à Versaille. Personne ne pouvait ignorer sa beauté éblouissante, pas même le roi. Nicolas Mignard, peintre du roi, en fit son portrait, fleuron de la collection Aubanel du Musée du même nom à Avignon.
Veuve à seulement 20 ans, son mari ayant été nommé gouverneur des galères royales, fut envoyé en Méditerranée où il périt noyé, elle remarie en secondes noces avec un jeune et brillant aristocrate languedocien, le comte de Ganges, baron des Etats de Languedoc, lieutenant du roi, commandant du Fort Saint-André à Villeneuve-lès-Avignon.

 

Elle qui était tombée éperdument amoureuse de ce séducteur sera bien vite déçue de l’attitude de son époux. Celui-ci la délaissera trop souvent car toujours sur les routes pour affaires, il n’aura pas d’autres choix que de la confier à ses frères Henri dit “l’Abbé” bien qu’il ne fut pas homme d’Eglise et Bernardin “le Chevalier de Ganges”. Ceux-ci la harcèlent, lui empoisonnent la vie et n’en veulent qu’à sa fortune. A la mort de son grand-père, elle hérite d’un patrimoine colossal et décide d’écarter définitivement son époux et ses beaux-frères en écrivant un testament en faveur uniquement de ses enfants. Cette décision l’entraînera dans une spirale de violence qui finira par l’emporter en 1167.

Cette affaire fut l’un des faits divers les plus célèbres du temps. Plusieurs écrivains ont traité le tragique destin de cette jeune fille qui semblait avoir été bénie des dieux. Mireille Pluchard, de sa plume délicate et efficace, nous retrace ce destin hors du commun.

Voir les commentaires

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Presses de la Cité

Repost 0