Publié le 24 Septembre 2009


Dans "L'Histoire de ma vie", Casanova rencontre, à Venise,
Barberine qui l'invite dans son jardin :

"Sa mère lui dit de me donner des figues vertes si elles étaient mûres.
 Pour les cueillir Barberine grimpe à l'échelle qu'elle me demande
de tenir. Elle me dévoila un tableau dont l'expérience
la plus consommée n'aurait pas pu imaginer le plus séduisant (....)
 L'aidant à descendre, je lui demande si la figue que je touchais
avait été cueillie, et elle laisse que je m'éclaircisse restant entre
mes bras avec un sourire et une douceur qui me mettent dans un instant
dans ses fers. Je lui demande si elle veut me la laisser cueillir,
et elle me répond que sa mère était obligée d'aller le lendemain
à Muran où elle resterait toute le journée,
que je la trouverai seule, et qu'elle ne me refuserai rien."

Le figuier représente autant de symboliques que
l'olivier dans l'imaginaire populaire.
Dans la mythologie grecque, le figuier est l'arbre de Dionysos, Priape, dieu de la fécondité.
Dans la Bible, la figue est un fruit de la Faute originelle
et sa feuille est le premier cache-sexe.


L'arbre de la connaissance que peint Michel-Ange dans "le péché originel"
qui orne le plafond de la chapelle Sixtine, à Rome,
n'est pas un pommier comme le voudrait
le récit biblique, mais un figuier.
Or le mot "figa" en italien désigne à la fois le fruit du figuier et
le sexe de la femme.
La forme donnée au majeur droit d'Eve qui évoque, suivant la tradition populaire,
un acte sexuel


Michel-Ange, vers 1550, fut accusé d'obscénité et d'hérésie et cette scène fut recouverte de drapés.
Une Commission du Vatican décida d'éliminer les censures pour que,
à partir de 1994, la fresque soit ENFIN visible...!!!!



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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Art

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Publié le 22 Septembre 2009

Rédigé par Dominique84

Publié dans #humour

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Publié le 21 Septembre 2009

Rédigé par Dominique84

Publié dans #Des mots et des jeux

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Publié le 21 Septembre 2009

            
Le sublime n'est point hors nature, c'est, au contraire,
le point où la nature est le plus elle-même, en sa hauteur,
profondeur naturelle.
J. Michelet


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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 19 Septembre 2009

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Issue des feuilles d'un plante crucifère, ISATIS TINCTORIA, ou pastel, la production de cette substance colorante sous forme de coque ou de cocagne fera la richesse du Triangle d'Or : Toulouse, Albi, Carcassonne à la renaissance au point de créer " La Légende du Pays de Cocagne " .

Les teinturiers ont utilisé cette teinture jusqu'à ce que les guerres de religion et l'arrivée de l'Indigo importé des Indes plongent le midi toulousain dans le marasme. La culture du Pastel connait son premier déclin.

Le milieu du XIXe siècle abandonne définitivement l'utilisation du Pastel, tout comme l'arrivée des colorants de synthèse au XXe siècle feront oublier la Garance et l'Indigo. ....

Alors pourquoi "le bleu charrette" ? Tout simplement parce que les paysans récupéraient les restes de teinture au fond des cuves et en badigeonnaient leur charrettes, les portes et les volets de leur mas ou bastides.

Outre sa qualité esthétique, lee bleu était réputé pour son effet répulsif contre les moustiques notamment. Aujourd'hui encore, il est de tradition que les mas et bastides en Provence aient leurs volets peints en bleu... mais un bleu de nature chimique que les moustiques ont apprivoisé ! Seuls les marchands de moustiquaires s'en frottent les mains !

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 19 Septembre 2009

Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 17 Septembre 2009

La femme a de tout temps inspiré les poètes, les écrivains, les peintres et sculpteurs, et les hommes.
 Femme mi-ange, mi-démon... ?

Version romantique

Version ... disons plus  réaliste !!

C'est un couple qui discute.
La femme :
- Qu'est-ce que tu aimes le plus, chez moi : mon esprit ou ma beauté ?
L'homme :
- Ton sens de l'humour !

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #humour

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Publié le 17 Septembre 2009

Lire, toujours lire, je sais je vous agace...
et votre intérêt montre quelques signes de faiblesse,
à voir le nombre décroissant des coms que vous m'écrivez.
Ecrire n'est pas chose facile, c'est vrai, voici donc un exemple d'une mère qui écrit à son fils,
mais comme on dit,,,, c'est l'intention qui compte !!!

Cher fils,

Je t'écris ces lignes pour que tu saches que je t'écris. Alors, si tu reçois cette lettre c'est qu'elle est bien arrivée. Si tu ne la reçois pas tu me préviens pour que je te la renvoie.

Je t'écris lentement parce que je sais que tu ne lis pas très vite.

L'autre jour, ton père a lu que selon les enquêtes la plupart des accidents arrivent à moins d'un kilomètre de la maison, ainsi nous nous sommes décidés à déménager plus loin.
La maison est superbe, elle a une machine à laver, mais je ne suis pas sûre qu'elle fonctionne. Hier, j'ai mis le linge dedans, j'ai tiré la chasse et je n'ai plus vu le linge depuis, mais bon.

Le temps ici n'est pas trop mauvais. La semaine dernière il a plu seulement deux fois. La première fois, la pluie a duré 3 jours, la deuxième 4.

À propos de la veste que tu voulais, ton oncle Pierre m'a dit que si nous te l'envoyions avec les boutons, comme ils sont lourds, ça coûterait plus cher, alors, nous avons enlevé les boutons et les avons mis dans la poche.

Nous avons enfin enterré ton grand-père, nous avons trouvé son corps lors du déménagement. Il était dans l'armoire depuis le jour où il a gagné en jouant à cache-cache.

Au fait, l'autre jour il y a eu une explosion à gaz dans la cuisine, et ton père et moi sommes sortis propulsés au dehors de la maison. Quelle émotion !!! C'est la première fois que ton père et moi sortons ensemble depuis des années.
Le médecin est venu à la maison pour voir si nous allions bien et il m'a mis un tube en verre dans la bouche. Il m'a dit de la fermer pendant 10 minutes, ton père lui a proposé de lui racheter le tube.

Et puisqu'on parle de ton père, je t'annonce qu'il a du travail, il en est fier, c'est un poste à responsabilités, il a environ 500 personnes en dessous de lui.
Ils l'ont pris pour couper le gazon dans le cimetière.

Ta soeur Julie, celle qui s'est mariée avec son mari, elle a enfin accouchée, mais on ne sait pas encore le sexe, je ne saurais pas te dire si tu es oncle ou tante.
Si c'est une fille, ta soeur va l'appeler comme moi. Ça doit être étrange d'appeler sa fille "maman".

Ton père a demandé à ta soeur Lucie si elle est enceinte, elle lui a dit que oui, de 5 mois déjà, mais là, ton père a demandé si elle était sûre qu'il était d'elle. Lucie lui a dit que oui.
Quelle fille solide, quelle fierté, tel père telle fille.

Ton cousin Paul s'est marié et il prie tous les jours devant sa femme, parce qu'elle est vierge.

Par contre, on n'a plus revu l'oncle Isidore, celui qui est mort l'année dernière.

Ton chien Pouky nous inquiète, il continue à poursuivre les voitures à l'arrêt.
Mais ton frère Jeannot est pire. Il a fermé la voiture et il a laissé les clefs à l'intérieur. Il a dû aller chez lui chercher le double pour pouvoir nous sortir tous de là.

Bon, mon fils, je ne t'écris pas notre adresse sur la lettre, je ne la connais pas. En fait la dernière famille qui a habité ici est partie avec les numéros pour les remettre dans leur nouveau domicile.

Si tu vois Marguerite, passe lui le bonjour. Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien.

Ta mère qui t'adore,

P.S. J'allais te mettre quelques billets, mais j'ai déjà fermé l'enveloppe.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 16 Septembre 2009

Voici la troisième sélection de "ma" rentrée littéraire..

Trois portraits de femmes, toutes trois originaires du Sénégal (c'est  d’ailleurs le pays du père de Marie NDiaye). Il y a d’abord celui de Norah, la quarantaine, avocate et qui, à la demande de son père, va quitter Paris, sa famille pour le retrouver à Dakar. Celui-ci avait fui la France l’abandonnant, elle et sa mère et n’emmenant avec lui que son fils Sony. Norah ne reconnaît pas celui dont elle se souvient avoir été un homme fier et élégant. Il n’est plus le même, il est négligé, boulimique et puis, où se trouve Sony, son frère ? où est sa seconde femme ? Qui sont ces petites filles enfermées dans leurs chambres ? Norah découvre peu à peu la vérité et doit pour surmonter l’horreur faire face à ses propres démons, ceux qui sont « assis sur le ventre » dit-elle, ceux de son passé qu’il lui faudra affronter pour survivre à ses tourments intimes. C’est une véritable épreuve à laquelle Norah va se livrer, celle de revoir son père et être confronté à une vérité difficile à admettre. Toute sa vie va en être bouleversée.

Puis, il y a le récit de Rudy qui nous présente  Fanta, son épouse qui a quitté le Sénégal pour le suivre en France. Rudy enseignait la littérature médiévale à Dakar lorsqu’il a fait la rencontre de Fanta. Tout avait si bien débuté et pourtant tout semble finir si mal. Rudy remâche son amertume, sa culpabilité de ne pouvoir offrir à Fanta une vie si médiocre et pitoyable. Mais tout à coup l’histoire revêt une profondeur inattendue, car ici aussi le passé familial est responsable.

Le troisième portrait est celui de Khady Demba qui, devenue veuve va devoir quitter l’Afrique pour la France, contrainte par sa belle famille. Elle va suivre des clandestins dans un voyage tragique dont elle ne reviendra jamais. Et comme chacune des trois personnages, Khady Demba aura la force de trouver en elle le courage de prendre en main son destin.

A leur manière, chacune des trois pose la question de la perversité, du mal et de la liberté. Nous pouvons laisser le malaise des autres s'infiltrer en nous, la "corruption" nous gagner, mais nous pouvons aussi à tout moment reprendre possession de notre propre vie. Le mensonge est à chaque fois le vecteur par lequel le mal pénètre les existences. C'est quand ils parviennent enfin à voir (en eux-mêmes et autour d'eux), quand le "masque de la cruauté" est enfin arraché, que les individus sont, en quelque sorte, sauvés.

C'est un livre fort dans lequel Marie Ndiaye brosse le portrait de trois personnages féminins en quête de revanche sur la vie, qui refusent le destin que l'on a tracé pour elles. Trois femmes qui n'ont pas de lien entre elles, sinon de s'être croisées brièvement. Elles ont un point commun : la difficulté de dire non à la soumission, aux hommes, à la société, et cette conséquence terrible : la liberté rime avec solitude.


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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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Publié le 14 Septembre 2009

Accueillie comme jeune fille au pair chez les Bergen en Allemagne, Laura, 17 ans a quitté la France pour fuir ses parents qui se déchirent suite au décès accidentel de son petit frère. Chacun se rejette la faute, comme si rendre responsable l’autre apaisait sa propre culpabilité. Laura n’arrive pas à faire son deuil, elle ne peut exprimer sa douleur et se réfugie dans la solitude. Quitter ce foyer brisé pour un ailleurs dépaysant lui semble la seule solution afin d’oublier ce drame qui la ronge. Chez les Bergen, elle pénètre une autre atmosphère, plus calme, plus sereine, elle a du mal à s’acclimater aux habitudes familiales diamétralement opposées aux siennes. Chez eux, on prend le temps, le ménage n’est pas une préoccupation existentielle comme chez elle, peu importe le désordre, et pourtant si ce bien-être n’était qu’apparence ?

Il lui est difficile de communiquer car elle ne parle pas aussi bien l’Allemand qu’elle ne le croyait. Les deux enfants dont elle a la charge semblent l’ignorer, elle ressent de plus en plus de l’ennui, a-t-elle sa place ici ? A quoi sert-elle ? et que faire ? Son frère lui écrit, joignant à ses lettres des cassettes de musique qu’elle écoute le soir seule dans sa chambre tout en lisant la Montagne magique de Thomas Mann. Puis, même si les échanges restent difficiles, Laura se rend utile, accomplit son rôle au-delà de ce qu’on lui demande, gagne l’intérêt de la famille et l’amitié des enfants. C’est alors qu’elle pénètre au cœur du drame, le malheur existe aussi chez eux, ils vivent une tragédie dont elle sera le témoin silencieux mais refusera d’en être l’otage. La douleur de cette famille va la réveiller, la sortir de cette léthargie affective dans laquelle elle s’était réfugiée.

C’est un roman qui traite admirablement de la fin de l’adolescence avec ses doutes et ses tourments, des ruptures familiales, c'est un récit  écrit tout en finesse et  subtilité, il rappellera de bons ou mauvais souvenirs (selon le cas) à toutes celles qui sont parties à l'étranger pour parfaire leur anglais ou allemand et qui en sont revenues transformées
Un roman qui vaut le détour...

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures

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