Publié le 20 Octobre 2016

 

C’est le 3e roman de Steven Uhly, auteur allemand de nouvelles, essais et poésie. Il est aussi traducteur de l’espagnol, du portugais et de l’anglais. Ce roman a été publié en 2012 en Allemagne.


C’est l’histoire de Hans, un homme qui n’a plus le goût à rien, même pas celui de vivre depuis que sa femme l’a quitté en emmenant ses 2 enfants. Il erre comme un zombie dans son appartement, vit dans une crasse indescriptible, en quelques mois, il est devenu un vieil homme en voie de clochardisation. “Hans a cessé depuis longtemps de saisir le monde, il le laisse passer à côté de lui comme un rêve qui se répète jour après jour”.

 

Un jour qu’il s’est décidé à jeter aux ordures ses sacs poubelles qui jonchent le sol de tout son appartement, il trouve un bébé au fond d’un container. Sans réfléchir, il le prend, l’amène chez lui et décide de le garder. Pour cela il va lui falloir sortir, parler de nouveau à ses voisins, lui qui s’était terré depuis tant d’années. Étonnamment, à cause ou plutôt grâce à Félicia (c'est ainsi qu'il baptisera cet enfant trouvé) la chose lui sera plus facile qu’il n’avait pensé.

S’occuper de Félicia, c’est se souvenir de sa vie, de sa vie de père quand ils avaient choisi, d’un commun accord sa femme et lui, qu’il quitte son travail pour s’occuper des enfants. Félicia, la bien-nommée, agit sur lui comme si s’ouvrait “un tunnel vers le futur”. Hélas, Félicia est recherchée par la police, on accuse même sa mère de meurtre.

Des voisins deviennent ses complices, Félicia est celle qui redonne un sens à leur vie. Chacun à leur façon va aider Hans à garder cet enfant providence, taire à la police ce qu’ils savent, faire une introspection de leur vie respective, se retourner vers le passé pour savoir ce qui les a amenés à être ce qu’ils sont.

Le présent n’est que la fibre tissée par le passé. Hans prendra la seule décision qui lui sera offerte car si on ne peut refaire sa vie, on peut toujours la faire évoluer dans le bon sens.


Ce roman est à mi-chemin entre le roman social sur la solitude des grandes villes, sur le chômage, les difficultés à survivre dans la jungle urbaine et le conte de fées.

Une histoire qui fait du bien au coeur et à l’esprit, ce qui n’est pas à rejeter par les temps qui courent. Une larme à l’oeil pointe à la lecture du dernier mot, fin

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 20 Octobre 2016

 

Ou le parcours initiatique d’une jeune fille dans les années 40.
Mathilde a le mal-être de tous ceux qui ont son âge, elle est mal dans sa peau, elle ne se trouve pas belle, ses complexes la rendent bien souvent désagréable, mais c’est bien compréhensible, parce que Mathilde a 15 ans.

Mathilde aurait bien aimé continuer ses études après le certificat mais son père en avait décidé autrement et elle lui en voulait pour avoir décidé de sa vie.
Sa passion pour la lecture, son désir de toujours apprendre, de s’évader passeraient dorénavant après son travail.

Employée dans un atelier de couture, Mathilde enfourche chaque jour son vélo pour s’y rendre. Sur le chemin, elle y rencontrera un garçon mais pas l’amour. L’amour avec un grand A, elle le rêve, elle l’idéalise comme toutes les jeunes filles de son âge. Les jeunes gens de son âge ne l’intéressent pas, elle les trouve insipides, intéressants, elle préfère la compagnie Suzy, Emma, Jean, Pierre et Claire avec qui elle discute cinéma, politique. Il est vrai que la période s’assombrit de jour en jour, nous en sommes en 39, mais personne ne croit à la guerre encore moins à un conflit mondial.
Dans l’insouciance de son âge, Mathilde découvre ses premiers émois amoureux,

 Mais la guerre est imminente, Mathilde va se retrouver plonger dans le monde des adultes, le temps de l’adolescence n’aura duré qu’un été. “La vie devenait difficile. La guerre s’installait de façon insidieuse, un peu à la manière de lignes de fuite sur l’horizon”.
Elle allait leur infliger des blessures difficilement cicatrisables, voler la jeunesse, l’insouciance de leur âge.

Avec son appareil photo que son amie Suzy lui a offert, elle va pouvoir s’échapper de son quotidien, s’ouvrir à une autre réalité, “voir plus loin”, “avec son appareil, elle se sentait exister” enfin ! A la fin de la guerre, Mathilde allait avoir 22 ans, elle était enfin libre.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 20 Octobre 2016

Deuxième roman de l’auteur après “Le premier crâne” paru en 2011. Vous en trouverez le résumé sur mon blog en cliquant ICI


C’est par une nuit glacée que l’inspectrice Sarah Geringën se rend à l’hôpital psychiatrique  de Gaustad à 0slo. Un homme d’environ 70 ans qui a passé près de la moitié de sa vie interné, a été retrouvé mort dans sa cellule.

Cet homme est mort semble-t-il de frayeur et a même tenté de s’étrangler soi-même. Personne ne connaît l’identité de cet homme, le personnel hospitalier l’appelle 488, en raison du nombre qu’il porte comme une cicatrice gravée sur le front.

Sarah Geringën découvre très rapidement que le directeur de l’hôpital a fait déplacer le corps dans une autre cellule pensant éloigner la police des innombrables graffitis qui recouvrent les murs de la cellule de cet homme. Que signifie ces inscriptions que l’on a tenté de cacher ? Qui est cet homme et que signifie sa cicatrice sur son front ? Et quelle est la teneur des expériences menées en sous-sol sur la victime ? Pourquoi était-il encore traité avec du LS 34, un médicament interdit depuis 41 ans ? Que voulait on cacher à la police en provoquant ce gigantesque incendie qui avait bien failli faire rejoindre Sarah parmi la dizaine de victimes ?

Le décor est planté, l’histoire peut commencer ; elle va se poursuivre à un rythme effréné jusqu’à la fin. Pas de répit, pas de trêve, pas le temps de souffler, les événements vont se succéder les uns après les autres de façon imprévisible, on ne peut pas lâcher ce livre jusqu’au dénouement où la révélation fait l’effet d’une bombe.   

Un Thriller efficace sachant que l’histoire est tirée de faits réels. Frissons de terreur garantis à la lecture de cette histoire où sont mêlés religion, ésotérisme, science, abominables secrets de famille … Une histoire qui nous pousse à réfléchir sur le sens de la vie, de la vie après la mort et nous interpelle sur la folie humaine qui utilise la science à des fins terrifiantes.

Merci aux Edtions XO Editions de m'avoir adressé ce roman et à l'auteur de l'avoir écrit !

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 11 Octobre 2016

Béziers 1209 de Jean d’Aillon, Ed. Flammarion

Jean d'Aillon est l'une des figures françaises du roman policier historique, de vrais bons romans, écrits, documentés, captivants et palpitants à travers l’histoire de l’antiquité au XX siècle.

La série "Guilhem d’Ussel", cet homme devenu chevalier et troubadour et personnage rémanent d’un roman à un autre, débute à Marseille en 1198, puis Paris, Londres, Montségur maintenant Béziers et nous sommes en 1209. Cet aventurier, dont les aventures se situent sous le règne de Philippe Augustes, va être confronté à des entreprises criminelles qu’il parviendra toujours à résoudre grâce à son courage, sa ruse et sa ténacité.

« Beziers, 1209 traite du début de la croisade contre les albigeois, 1208 : Après avoir perdu son épouse Sanceline, Guilhem d’Ussel est devenu prévôt de l’hôtel de Philippe Auguste. Le roi le charge de découvrir les meurtriers d’une prostituée égorgée dans l’église Saint-Gervais. Sur leurs traces, Guilhem, tombera dans un infâme traquenard. Qui tente ainsi de l’éloigner de Philippe Auguste alors que le Saint-Père Innocent III exerce une pression de plus en plus forte sur le royaume de France afin que ses barons se rassemblent dans une croisade contre les hérétiques albigeois ? Un an plus tard, emprisonné, affaibli, Guilhem parviendra-t-il à identifier ses ennemis et à préserver Lamaguère. Enfermé dans Béziers assiégé par les croisés, peut-il encore sauver Amicie de Villemur ?

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 8 Octobre 2016

Les chemins de Garwolin de Evelyne Dress, Editions Glyphe

Parution le 10 octobre
ISBN 978-2-35285-097-7
280 pages
Référence : Rom.047

Décidée à renouer avec son histoire familiale paternelle, Sylvia Gutmanster part à l’aventure en bicyclette en Pologne, le pays natal de son père. Le besoin de connaître les circonstances qui avaient amené son grand-père à fuir son pays en 1921 pour s’installer en France l’anime depuis le décès de son père. Sylvia qui avait été élevée dans ce mélange de culture, ne connaissait que quelques mots de polonais, seulement quelques plats typiques que sa grand-mère lui préparait, et quelques notions de sa judaïté. Il était temps de partir sur les traces d’une famille, une façon d’être en communion avec ses ancêtres.

En 1939, la population juive de Garwolin a connu le sort de toutes les communautés juives polonaises : l’exode, l’enfermement, les assassinats et les exécutions sommaires, les privations extrêmes, les travaux forcés, la déportation et l’extermination. Plus rien aujourd’hui n’y subsiste de ce qui y fut un siècle de vie juive.

Lorsqu’elle se rend au cimetière juif de la ville, les tombes y ont été saccagées, elles portent des inscriptions comme “Les Juifs, dehors”. C’est un prêtre qui lui servira de guide, il fut cet enfant juif recueilli par une famille catholique, en qui cohabitent le christianisme et le judaïsme.

Elle réalise alors, malgré l’éloignement, malgré le fait que son père ne lui ait jamais parlé de ses origines, malgré son éducation parisienne, combien elle est proche des coutumes de ce pays qu’elle sent au fond de son âme comme le sien. C’est cette petite voix intérieure qui ne la lâche jamais, la hante, l’étouffe quelquefois, pour l’amener à une quête d’identité, une quête existentielle.

“On naît d’une histoire familiale, de ses drames, de ses joies, mais aussi d’une transmission inconsciente”. Ce voyage lui fera prendre conscience combien elle avait nié inconsciemment son identité, sans réussir à la faire oublier aux autres ni à elle-même. Mieux que d’inventer une histoire à son héroïne, Evelyne Dress a décidé de lui donner la sienne et celle de ses ascendants.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Octobre 2016

Olympe de Hubert de Maximy, Presses de la Cité

Vendue à l’âge de 16 ans par la mère Supérieure du couvent du Puy-en-Velay en 1781 à un bourgeois fortuné, Olympe, accompagnée de sa fidèle suivante Anaïs, avait quitté le couvent pour devenir l’épouse du repoussant maître de la tannerie du Puy sur la commune de Polignac. Ce mariage fut de courte durée car un providentiel accident de chasse lui avait redonné sa liberté. Nous étions en 1793, Olympe âgée alors de 28 ans et mère de 4 enfants, allait se retrouver à la tête de la tannerie familiale de son défunt mari. Chose improbable à cette époque où la cuisine, le ménage et les enfants constituaient les domaines exclusifs des femmes mais c’était sans compter l’énergie et le caractère combatif d’Olympe servie par les réformes ajoutées au droit civil. Les femmes avaient depuis peu le droit de succéder à leur mari, de gérer les affaires familiales au profit de leurs enfants.

Et tous ceux qui ont l’intention de lui reprendre ses biens n’hésitent pas à se manifester à l’enterrement. C’est le cas de l’oncle de son défunt mari qui voyait dans la mort de son neveu le moyen de récupérer les biens de la famille, du Président de la confrérie des tanneurs qui lui assurent toute son aide pour la décharger de tout souci,

Tous à leur façon vont essayer de lui mettre des bâtons dans les roues et dans ces temps sombres de la Terreur où règnent corruption et délation, Olympe devra user de toute son intelligence, de son courage et de sa ténacité pour assurer l’avenir de ses 4 enfants. Elle sera aidée de ses amies du couvent Anaïs et Euphrasie. En s’initiant à la spéculation, elles vont parvenir à mettre à mal les intérêts des plus puissants et mettre leur vie en danger.

On suit avec beaucoup d’intérêt le parcours semé d’embûches de ces trois femmes courageuses et rusées qui rêvent d’émancipation et qui se donnent tous les moyens pour y parvenir.

Un excellent moment de lecture en compagnie d’une héroïne à l’histoire hors du commun, une histoire à multiples rebondissements.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Octobre 2016

Le premier miracle de Gilles Legardinier, Ed. Flammarion

Gilles Legardinier nous entraîne dans une haletante et passionnante intrigue au coeur d’une énigme scientifique et historique. Tous les ingrédients d’un bon policier y sont savamment exploités ; l’écriture est nerveuse, efficace, pas de superflu, juste l’essentiel et de l’humour saupoudré tout le long du récit.

A travers les multiples rebondissements, le duo se découvre, se rapproche, se fascine pour l’incroyable. La question est : et si les sciences exactes n’étaient pas si exactes que ça ? A partir de cette supposition, l’auteur nous entraîne vers l’indicible, le mystère, le prisme de son imagination débordante.

“Ce roman marque pour moi un aboutissement personnel, parce que pour la première fois, il associe tout ce que j’aime écrire, de la comédie à l’aventure en passant par le suspense et le sentiment. J’espère vous emporter loin sur plusieurs plans, vous distraire et vous surprendre”.

Karen Holt est une agent des services secrets britanniques, elle enquête sur un vol d’objets anciens. Ces objets anciens sacrés que les puissants convoitent car ils croient au pouvoir de puissance qu’ils doteraient ceux qui les possèderaient. Et même si les progrès de la science ont fait évoluer ces superstitions, certains sont prêts à tout pour posséder ces objets-là et ainsi devenir le maître du monde. Après la mort mystérieuse de son assistant et historien, Karen Holt va devoir demander à Benjamin Horwood, historien et universitaire, de le remplacer au pied levé. Celui-ci se voit contraint d’écourter ses vacances pour se lancer dans l’aventure et partir aux 4 coins du monde, pour se rendre sur les lieux où les vols d’ojets se sont déroulés.

Les relations entre les 2 coéquipiers ne débute pas sous de bons augures. D’un abord original, loufoque et fantasque, Benjamin et son humour tonitruant auront le chic d’irriter sa co-équipière mais Karen est professionnelle jusqu’au bout des ongles et ne se laisse pas perturber. Au contraire, cette association que l’on peut qualifier d’explosive va donner les meilleurs résultats qui soient.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Octobre 2016

L’ombre de la garrigue de Alain Delage, Ed De Borée

Originaire de l’Hérault, ce passionné d’histoire régionale a découvert Nîmes suite à une mutation professionnelle. L’histoire des ses premiers ouvrages sont ancrés dans la réalité historique et anecdotique du département du Gard qu’il décrit d’ailleurs comme “une mosaïque de pays qui ne sont pas en concordance mais pourtant en harmonie”. Et d’ajouter malicieusement “Il n’y a pas plus dissemblable que les Cévennes et la Camargue ou les rives du Rhône, proches de la Provence, et la garrigue, continuité de l’Est languedocien”.

L’Ombre de la garrigue est le quatrième et douzième livre de l’auteur. Il situe son intrigue à Foussignargues, un petit village gardois, après la Grande Guerre.

Avec la paix revenue, les communes avaient toutes fort à faire, notamment rendre hommage à tous ceux morts pour la France en érigeant un Monument aux Morts, Fonsignargues n’échappe pas à la règle. Nous sommes en 1921, alors que tout le village est réuni autour du préfet pour inaugurer ce monument, Saturnin, petit bonhomme de 7 ans remarque que son père Léopold est mal à l’aise quand on évoque la disparition de Julien, déclaré mort pour la France. Pourquoi Léopold réagit-il ainsi quand on parle de Julien ? Léopold refuse de répondre aux questions de son fils.

Et pourquoi cette fumée qui s’élève de la garrigue ? Pourquoi et qui vole de la nourriture, du pain, un agneau? Que veulent-dire toutes ces lettres anonymes que reçoivent le Maire et Léopold ? Tout cela intrigue et perturbe la sérénité retrouvée des villageois. Et puis un jour, celui qu’on croyait mort au combat revient, c’est un déserteur.


L’auteur s’attache à décrire le portrait de cet homme, rongé, perdu au lendemain de la guerre et aborde le thème de la désertion avec une grande sensibilité. Comme toujours, l’auteur s’appuie sur une documentation riche et sélective, outre la bibliographie en fin d’ouvrage, on peut d’ailleurs continuer le plaisir de la lecture une fois le roman terminé par quelques recettes de cuisine en appendice.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Octobre 2016

Ainsi fleurit le Mal de Julia Heaberlin, Presses de la Cité

C’est une histoire bien menée, une intrigue bien ficelée qui manque toutefois de nerf. Un manque largement compensé par le style et les analyses psychologiques des personnages. Le récit suit l’ordre de la pensée de Tessie/Tessa, alternant les époques, les faisant se rejoindre pour un dénouement des plus inattendus.

Tessa Cartwright et sa fille Charlie vivent à Fort Worth, au Texas. Leur maison est située dans le quartier historique de la ville. Tessa élève seule sa fille, le père de Charlie est militaire en poste au bout du monde. Elle compte sur la vigilance de sa voisine Effie, une vieille dame octogénaire pour s’occuper de sa fille lorsqu’elle s’absente. Tessa sait bien que Charlie n’est plus la petite fille de jadis mais elle a peur de la voir grandir, la protège à l’excès, l’étouffe. Il faut dire que Tessa a vécu un drame il y a 18 ans. Un drame qui fut largement médiatisée à l’époque et dont beaucoup se souviennent encore. Elle a aujourd’hui 34 ans, elle s’efforce chaque jour qui passe d’oublier ce passé douloureux pour vivre en paix avec sa fille.

Tessa n’avait que peu de souvenirs de sa mère, décédée alors qu’elle n’avait que 8 ans. Elle et son frère Bobby ont été élevées par leur père et leur grand-père. Celui-là même qui avait bâti un étrange maison inspirée de l’univers des contes de Grimm.

Elle avait tout juste 16 ans quand on la retrouva agonisante, dans une cave, couchée sur des ossements humains et près du cadavre de la jeune Merry. Elle ne se souvenait de rien d’autre que de ces marguerites jaunes à l’oeil noir qui jonchaient le sol tout autour d’elle. Traumatisée, elle était restée amnésique et aveugle. Elle ne recouvra la vue qu’après une longue thérapie, aidée de son fidèle chien Oscar admis à l’hôpital et de son unique amie Lydia qui vouait une passion dévorante pour les grandes énigmes policières. Celle-ci ne lui donna plus jamais de nouvelles quand ses parents déménagèrent, pourquoi ?

Tessa grandit, recouvra la vue et décida de chasser ce passé tourmenté. Elle y serait parvenue si ce n’étaient ces voix qu’elle entend par intermittence, celles des autres victimes et ces marguerites à oeil noir qui apparaissent dans son jardin. Qui les a plantées ? Un maniaque qui à sa façon fête un anniversaire ? L’assassin a été arrêté, il est dans le couloir de la mort. Ce coupable idéal, l’afro-américain Terrel a peut-être été accusé à tort...

Tessa et Charlie sont elles alors en danger de mort si l’assassin court toujours ? Tessa possède la clé enfouie dans sa mémoire hésitante.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Octobre 2016

 Foi et la Montagne de Jean Anglade, Presses de la Cité

Jean Anglade a publié une centaine d’ouvrages consacrés la plupart du temps à sa région natale, l’Auvergne, ce qui lui vaut d’ailleurs le surnom de “Le Pagnol auvergnat”.

Il a reçu le Prix des libraires en 1962 pour ce roman publié alors aux éditions Robert Laffont. Agrégé d’italien, traducteur entre autres de la Divine Comédie de Dante, chevalier de la Légion d’honneur, Jean Anglade a fêté l’année dernière ses 100 ans. A cette occasion les éditions Presses de la Cité propose ce roman inscrit dans ce que l’on appelle la période bleue du romancier, une période où il promenait ses lecteurs aux 4 coins du monde.

Pour ce roman, l’auteur a laissé son Auvergne natale pour nous emmener au coeur du Pacifique dans une petite île des Philippines. Car, ce qui l’intéresse plus encore que la géographie auvergnate c’est dit-il “par-dessus tout l’homme” et d’ajouter “Ma planète c’est l’Homme, l’Homme avec ses bassesses et ses grandeurs”.

Le héros de cette histoire a tout pour être heureux, il est propriétaire d’un commerce florissant, il a une femme que beaucoup lui envient, de beaux enfants, bref la vie serait un long fleuve tranquille si ce n’était ce rêve récurrent qui le hante nuit après nuit. C’est un cauchemar qui l’épuise, des hommes le traquent, ils sont à ses trousses, il fuit et il tombe d’une falaise.

Il faut dire qu’Arsenio Hernandez n’a pas la conscience tranquille, lui seul sait ce qu’il a fait pour sauver sa peau quand les Japonais avaient envahi l’île. Arsenio s’était enrichi à ce moment-là, puis il avait été arrêté et condamné à mort, personne ne savait pourquoi. Il avait pourtant réchappé à la mort, lui seul encore savait comment et c’est cela qui le rongeait. Ses remords l’empoisonnaient lentement. La visite d’un homme étrange qui se dit être le Messie l’amènera à reconsidérer sa vie. Il lui faut trouver un autre but dans la vie que celui de s’enrichir. Il se lance alors dans le projet fou de construire une route qui mènera au sommet du plus haut volcan de l’île, le Banlaon. Toutes les épreuves rencontrées pour construire cette route et la ruine de son compte en banque pour financer ce projet seront-elles suffisantes pour qu’Arsenio retrouve enfin la paix intérieure ?


Total dépaysement garanti dans ce livre où l’auteur s’attache à décrire les coutumes, les légendes de ce pays si lointain. Mais outre les descriptions détaillées de ce côté là du Pacifique, l’auteur nous dépeint les siècles d’histoire de cet archipel tour à tour envahi par les Espagnols, les Américains, les Japonais.

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Rédigé par Dominique84

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