Publié le 4 Octobre 2016

Soyez imprudents les enfants de Véronique Ovaldé, Ed. Flammarion

Le titre est sans équivoque, c’est un hymne à la liberté, à la nécessité d’enfreindre les interdits, ne jamais se conformer pour connaître la liberté absolue et vivre.

C’est le récit d’une véritable obsession, celle d’une adolescente basque pour un peintre. Atanasia n’a que 13 ans quand, lors d’une visite scolaire au musée de Bilbao, elle tombe en amour devant une toile représentant une femme nue. Cette peinture est signée Roberto Diaz Uribe, un peintre mystérieux qui par le plus grand des hasards va se révéler être le cousin de son père.

Seule sa grand-mère peut lui en dire plus sur ce cousin qui semble avoir disparu du cercle familial, personne ne sait où il vit et s’il continue à peindre. Pourquoi donc a-t-il disparu au faîte de la gloire ?

Les années passent et Atanasia ne perd rien de la curiosité qui l’anime envers ce peintre mystérieux. A 18 ans, elle décide de partir à Paris sur les traces de Robert Diaz Uribe. Son point de chute sera Vladimir Velevine, professeur aux Beaux Arts spécialiste du peintre.

C’est une véritable passion qui anime ce personnage, une passion dévorante dans un pays qui a connu la censure et qui évolue, qui s’émancipe tout comme l’héroïne. Cette histoire dans l’Histoire est passionnante à plusieurs niveaux.

Véronique Ovaldé a ce talent subtil pour dépeindre des personnages hauts en couleurs, qu’on les aime ou les déteste, on sait toujours ce qui les a amenés à être ce qu’ils sont. Ici elle parvient magistralement à écrire en parallèle l’histoire d’une famille dans l’histoire sombre de l’Espagne de la dictature.

Comme toujours l’auteur s’amuse à semer au gré des pages quelques digressions qui ne sont pas forcément utiles au récit, l’étirent, l’allongent un peu trop à mon goût, mais on reste néanmoins sous le charme du style de la narration, l’auteur sachant jongler avec maestria avec les époques sans que l’on perde le fil du récit.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 29 Septembre 2016

Les verticaux de Romaric Sangars, Editions Léo Scheer

Un premier roman déroutant par la maturité stylistique de l’auteur, un premier roman qui inaugure un nouveau style dans la littérature du XXIème siècle, un renouveau, c’est la nouvelle vague du nouveau nouveau roman.

C’est un soir de décembre que le narrateur, Vincent Revel la rencontre. Elle chantait dans les rues de Paris, sous une pluie battante. C’était Lia Silowsky, l’insaisissable, l’imprévisible et en marge du monde commun, Lia ; il ignorait alors que cette rencontre allait changeait le cours de sa vie.

Un peu plus tard, était-ce un hasard ou comme l’appelle les surréalistes un “hasard objectif”, il fera la rencontre d’Emmanuel Starck, le fantasque Emmanuel, l’homme qui se voulait chevalier.

Journaliste, écrivain en devenir, Vincent Revel est un désabusé de la vie. Pétri de renoncement, il cache pourtant au fond de son tiroir, l’ébauche du roman de toute une vie, la sienne.

Emmanuel “produisait un écho” dans son existence. Il lui faisait resurgir des sentiments enfouis, il sentait enfin revenir en lui cette force, ce désir qui l’avait quitté.

Lia et Emmanuel que tout opposait avaient pourtant en commun qu’ils “se retrouvaient tous deux sur l’axe vertical : lui tout entier dans l’élan de se hisser et elle douchée d’éclats d’en haut”. Il s’opposaient tous deux à la platitude des autres, “cette horizontalité binaire”

Les chants ensorceleurs de Lia et l’informel Emmanuel vont l’extirper de son inertie mentale. Ensemble, ils vont refaire le monde, regretter les codes chevaleresques oubliés au profit de l’individualisme forcené de notre époque. Ce roman nous invite à vivre et défendre nos idéaux même s’il faut heurter la société bien-pensante. C’est un texte satirique totalement abouti.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 23 Septembre 2016

Le Cri

"Mes amis s'éloignaient et, seul tremblant d'angoisse, je pris conscience du grand cri de la nature."

Eduard Munch relatant l'instant qui lui a inspiré son oeuvre Le Cri

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 22 Septembre 2016

Sur le fil de Elise Fischer, Presses de la Cité
Merci à l'auteur de m'avoir adressé son dernier roman.
Un roman bouleversant à l'histoire malheureusement toujours d'actualité. Beau, sensible et poignant, ce roman qui fait partie de ceux qui nous bouleversent encore longtemps, après les avoir refermés.
Présentation de l'éditeur

1960, Nancy. Dans sa cellule de prison, Lina attend sans illusions l'issue de son procès.
C'est au parloir, grâce à sa visiteuse, sœur Marie-Bernadette, toute de patience et de douceur, que Lina peut malgré tout libérer sa parole, sa mémoire, et remonter le fil de son histoire : son enfance sous le soleil du Sud, sa vie de bohème dans les cirques, sa folle passion pour un danseur juif allemand pendant l'Occupation. Jusqu'à sa rencontre avec René...
Parce qu'il lui avait montré un visage avenant, parce qu'il semblait réellement épris, elle, la jolie saltimbanque, a accepté de s'unir à lui. Mais comment se relever de l'épreuve quotidienne des coups, de l'humiliation, de la honte ? Un jour, à bout, elle l'a laissé mourir...

Biographie de l'auteur

Elise Fischer a toujours épousé la cause des femmes en racontant au fil de ses romans leurs passions, leurs blessures, leurs combats. En témoignent ses romans, parmi lesquels Trois Reines pour une couronne, Les cigognes savaient, Le Secret du pressoir, Les Larmes et l'Espoir,ou encore Mystérieuse Manon.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 13 Septembre 2016

Le livre de la joie, Le Dalaï-Lama & Desmond Tutu avec Douglas Abrams, Flammarion

Ce livre qui condense une semaine d’entretiens des deux Prix Nobel de la paix est une source de bien-être pour qui prendra le temps de se poser et appliquer les principes de bases de la méditation. Mais ce livre n’est pas seulement cela, on y découvre ces deux êtres illuminés par la sagesse, pleins d’humour et de joie de vivre. Un livre rafraîchissant qui soigne l’âme !

A l’occasion de son 80ème anniversaire le Dalaï-Lama a reçu l’archevêque Desmond Tutu à Dharamsala, sa résidence d’exil en Inde depuis l’invasion chinoise du Tibet.

Durant une semaine, ces deux grands maîtres spirituels du monde contemporain se sont rencontrés, ont échangé leurs points de vue avec l’intention “d’offrir au monde notre propre cadeau d’anniversaire : nous aimerions que ce petit livre soit une invitation au bonheur”.

L’auteur Douglas Abrams les a rencontrés chaque jour et relate scrupuleusement les propos de ces échanges afin que le lecteur partage leur vision du monde et leur expérience respective, leur sagesse et leur humanité.

“La joie, nous dit l’Archevêque, est bien plus grande que le bonheur. Alors que le bonheur est souvent dépendant de facteurs extérieurs, la joie ne l’est pas”.

Durant cette semaine, chaque jour a donné lieu à un débat. Ainsi ils vont débattre sur la nature de la joie véritable qui relève d'un état d’esprit et d'un art de vivre.

Les 3 aptitudes que le Dalaï-Lama et l’Archevêque considèrent comme des piliers de la joie sont la capacité à voir une situation donnée de manière positive, la propension à la gratitude, et la volonté d’être attentionné et généreux. Leurs dires sont de nos jours corroborés par la neuroscience, l’imagerie cérébrale ayant démontré qu’il existe quatre circuits neuronaux indépendants qui influencent la pérennité de notre bien-être.

Ces grands maîtres de la spiritualité nous conseillent, nous orientent pour lutter contre tous les obstacles à la joie, nous expliquent comment gérer le stress et l’anxiété, véritables fléaux de la vie moderne.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 7 Septembre 2016

Province de Richard Millet, Editions Léo Scheer

Tout change même la Province qui se met à ressembler de plus en plus à la capitale, à connaître les mêmes problèmes que les grandes villes, violence, migration, décomposition culturelle. L’auteur s’alanguit en longues phrases teintées aux couleurs balzaciennes pour décrire le néant ou plutôt la fin de la Province, si reculée soit-elle qui est en train de vivre le même sort d’uniformisation, c’est la fin des spécificités culturelles.

Saint Roch, journaliste parisien décide de quitter la capitale pour revenir sur ses origines. C’est à dans une ville de 11.000 habitants, Uxeilles, ville imaginaire que l’auteur situe entre Limoges et Clermont-Ferrand qu’il apparaît un jour de janvier, causant l’étonnement, la suspicion voire l’agacement des voisins, des connaissances. Au pourquoi de son retour, il aime à clamer par pur désir de provocation “Je suis revenu à Uxeilles pour baiser le plus de femmes possible”.

Il revient aux sources et observent les ravages de la civilisation qui n’épargnent rien, pas même la Province.

L’auteur nous titille, nous interroge, Qui est le véritable Saint Roch qui se cache sous de multiples identités, quelle est la véritable raison de son retour ici, où il semble ne rien se passer, Qu’a-t-il l’intention de faire ? écrire un roman, faire du journalisme, régler une histoire familiale ou amoureuse, qui sait ?

Ce retour aux terres d’origine c’est revenir sur les pas de son existence, un retour en soi-même teintée d’une amère nostalgie, d’une mélancolie quelque peu hargneuse.

Mais qu’importe l’histoire, c’est la façon dont l’auteur “s’est amusé” à l’écrire. Il revisite la langue française dont il est le défenseur acharné, n'y constate que dérives et pertes qui, à l’image de la province, tend à se standardiser, à s’uniformiser, à être nivelé par le bas.

Dans ce long bavardage quelquefois assommant, l’auteur écrit de longues phrases à rallonge (la première phrase s’étire sur 27 lignes et à la deuxième phrase on est déjà page 3), on s’y fatigue bien souvent à y chercher un sens, pour finir se perdre comme dans un labyrinthe.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 5 Septembre 2016

L’année la plus longue de Daniel Grenier, Ed. Flammarion

Un roman kaléidoscope, un roman puzzle, un roman piste qui nous invite dans les couloirs du temps, une fresque familiale épique…. bref un premier roman aussi étonnant que détonnant et déroutant !

On avait dit à Thomas qu’il n’existerait qu’une année sur 4 parce qu’il était né un 29 février, comme son mystérieux aïeul Aimé Bolduc. Albert, le père de Thomas, va consacrer sa vie à suivre les traces de cet homme énigmatique qui ne vieillit que tous les 4 ans. Il va rassembler ses découvertes sur des carnets que l’auteur nous invite à lire et ainsi traverser 2 siècles d’histoire des Etats Unis et du Québec.

Peu de temps après la naissance de Thomas, Albert les quittera pour poursuivre sa route, Chattanooga dans le Tennessee n’était qu’une étape.

Recueilli par ses grands-parents à la mort accidentelle de sa mère alors qu’il n’a que 14 ans, Thomas Langlois atterrit dans un territoire inconnu, un foyer stable et dévot que sa mère avait si âprement critiqué durant toute sa vie, si courte soit-elle.

Albert Langlois, ce canadien mécréant était bien loin de l’image du gendre idéal qu’ils avaient rêvé pour leur fille . Laura avait alors mis beaucoup de distance entre ses parents et elle, même quand Albert était parti un jour, en les abandonnant. Laura avait continué à élever son fils seule jusqu’à ce terrible accident.

La vie de Thomas, d’Albert ou d’Aimé ne sont que le prétexte judicieux de l’auteur pour nous tracer à gros traits 3 siècles d’histoire des Etats Unis et du Canada.

C’est un roman original tant dans sa construction, n’y cherchez pas le fil conducteur de la chronologie ni du narrateur principal, que dans sa façon de mêler le fantastique au réel dans un style fluide et peut-être un trop bavard.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 29 Août 2016

L’espérance en sursis de Stéphane Bret, Ed. Edilivre

Je remercie l’auteur de m’avoir adressé son roman, et pour cette lecture aussi agréable qu'enrichissante, pour sa vision de l’histoire qui nous éclaire sur certaines zones d’ombre.

Sixième roman de l’auteur, cet ouvrage fait suite à Clair-Obscur, précédemment chroniqué ICI qui nous plongeait dans les années sombres de l’Occupation, ces années d’humiliation, de collaboration pour certains et de résistance pour d’autres. Nous y avions fait la connaissance d’Arlette Gravier, vendeuse au magasin des 3 Quartiers à Paris, ancienne militante de la SFIO, arrêtée et déportée en mars 1944.

Sa captivité n’avait duré que dix-huit mois mais elle avait laissé des traces indélébiles, des séquelles douloureuses à la fois physiques et psychologiques.

Il lui faudrait, de même que tous ceux qui avaient été “absents” se réadapter à la vie sociale, à intégrer un “après” ; “une sorte de rééducation tant morale que physique”.

Une période qui débute le 23 juillet 1545 avec le procès de Pétain et l’intervention percutante de Léon Blum clamant que l’armistice n’était qu’acte de trahison ; l’exclusion des communistes au gouvernement en mai 1947 ; la sortie d’un nouveau journal Le Monde, créé paraît-il sur demande du Général de Gaulle pour redorer le blason de la presse française ; le renouveau de la création cinématographique avec la Belle et la Bête de Cocteau, Quai des Orfèvres de Clouzot, au théâtre on joue une pièce d’un écrivain qui commence à faire parler de lui, Jean-Paul Sartre qui tout comme Malraux seront condamnés par le PCF.

Il fallait aussi revoir la place qu’occuperait l’Allemagne dans la toute nouvelle Europe, une évidence du plan diplomatique mais difficilement acceptable pour tous les déportés notamment qui vouaient une méfiance féroce envers ce pays.

C’est une toute nouvelle société qui éclot alors, une société où la femme allait prendre une place active. C'est la parution du “Deuxième sexe” de Simone de Beauvoir, l’entrée en vigueur du SMIG, l’invention du téléviseur, la création du festival d’Avignon avec Jean Vilar à l’origine aussi du TNP...

A travers l’histoire d’Arlette Gravier, l’auteur nous propose un aperçu détaillé et documenté de toute la période d’après-guerre, une période qui a amorcé une mutation de la population française

Puis la situation en Algérie s’empire, c’est le début des affrontements, la France se divise et le Général de Gaulle revient au pouvoir. C’est un véritable tournant dans l’histoire du pays. La paix ne reviendra vraiment qu’en 1962, une paix que tous avaient espérée depuis la fin de la guerre, “ l’Histoire lui avait accordé un sursis”.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 20 Août 2016

Elles ont fait l’Amérique de Serge Bouchard et Marie-Christine Lévesque, Ed. LUX

“Héroïnes aux exploits invisibles, résistantes, pionnières, aventurières, diplomates, scientifiques, exploratrices ou artistes” ces 15 femmes au destin extraordinaire sont mises à l’honneur dans cet ouvrage fort intéressant ayant l’ambition réussie de “regarder l’envers de l’histoire pour éclairer le visage des gens ordinaires qui souvent en sont les véritables acteurs”.

Pendant bien longtemps jusqu’à nos jours pour certains pays, les femmes ont été reléguées à la dernière place dans l’histoire du monde. L’histoire de l’Amérique n’a pas échappé à cette triste constatation. Ce sont les hommes qui font l’histoire pas les femmes. Silence, oubli, voilà ce que la plupart des femmes ayant contribué à la naissance de l’Amérique ont reçu en retour. Plutôt que de tenter d’expliquer la raison de cette injustice, Serge Bouchard, anthropologue spécialiste des cultures amérindieunnes, ayant diffusé pendant plusieurs années une émission sur Radio Canada rendant hommage à toutes ces femmes oubliées de l’histoire, nous livre ce précieux recueil de 15 histoires ou plutôt courtes biographies des 15 femmes qui ont à leur façon façonné, modelé l’Amérique et qui sont restées malgré tout à l’ombre des grands hommes.

Au travers de leur vie, les auteurs revisitent des points quelquefois peu glorieux de l’histoire de l’Amérique, l’esclavagisme au Canada, le génocide indien, les guerres franco-anglaises, l’extinction des tribus indiennes, le racisme.

Un ouvrage à la lecture agréable et instructive qui nous embarque dans une époque et dans un monde pas si loin de nous, Européens. Je remercie vivement mon amie Manu, Canadienne et Européenne dans l’âme, de me l’avoir offert.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 12 Août 2016

L'arracheuse de dents de Franz-Olivier Giesbert, Gallimard

Un roman qu’on finit à bout de souffle, tant les péripéties du personnage principal, Lucile Bradsock sont nombreuses, palpitantes et spectaculaires.

Sous le prétexte d’un manuscrit retrouvé sous le parquet d’une maison familiale en Normandie, Franz-Olivier Giesbert nous fait traverser un siècle d’histoire, à cheval entre le Vieux Continent et le Nouveau Monde.

Lucile Bradsock naît alors que la Révolution Française gronde et elle n’est encore qu’une enfant quand elle contrainte de quitter sa Normandie natale pour Paris. La Terreur y règne en maître. Recueillie par un dentiste à la renommée internationale, elle apprendra à ses côtés le métier pour lequel elle est vraiment douée. L’apprentie va dépasser bien vite le maître et Lucile sera amenée à soigner les membres des plus hautes strates de la société.

Elle rencontrera tour à tour les grands qui ont “fait” l’Histoire de ce siècle comme Robespierre, Washington, La Fayette, Louis XVI, Napoléon, etc… Se révoltera contre l’esclavagisme, le génocide Indien, etc...

Mais sa capacité à se révolter, à se montrer franche et directe lui causent souvent bien des déboires ce qui expliquera pourquoi elle a tant d’ennemis, tant d’hommes qui la traquent. e Bien des obstacles l’attendent sur sa route mais par une chance insolente, elle s’en sort toujours, la tête haute. Elle sait régler ses comptes à sa façon, n’hésitant pas à user de la gâchette s’il le faut. Invétérée gourmande, elle croque la vie à pleine dents et sait faire fi du quand dira t’on, notamment avec les hommes qu’elle choisit, qu’elle épouse ou qu’elle assassine quand sa raison le lui ordonne. Son goût immodéré pour l'amour et la vie a fait sa devise de " Merci la vie" Végétarienne, justicière, dentiste, Lucile n’en oubliait pas pour autant d’être femme, une femme libre.

Franz-Olivier Giesbert menteur comme un arracheur de dents ? oui mais pour notre plus grand plaisir de lecture.

"Évidemment qu’elle n’a jamais existé", s’amuse Franz-Olivier Giesbert. "Je ne vais pas vous faire le numéro du mentir-vrai, que l’on connaît par cœur, mais on fait du faux avec du vrai et vice-versa. C’est ça, l’art du roman. Mais si Lucile n’a jamais existé, pour moi, elle est vivante. Avec un personnage historique, j’aurais été bridé." Pour nous également, Lucile reste vivante, incarnant l’insoumission et l’amour de la vie. Belle Épopée !

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Rédigé par Dominique84

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