Publié le 11 Août 2016

Et bien dansons maintenant ! de Karine Lambert, Ed. JCLattès

S'il fallait résumer l'histoire de ce roman en une phrase, je citerais Paul Eluard "Il n'y a pas de hasard. Il n'y a que des rendez-vous".

C'est l'histoire d'une rencontre improbable, celle de deux êtres qui par amour vont oser défier le sort, leur famille, les préjugés sociaux et moraux. Cet amour naissant va leur donner des ailes, celle de l'adolescence et pourtant à tous les deux, ils totalisent près d'un siècle et demi.

Marguerite a 78 ans et Marcel un peu moins. Tous deux vivent difficilement le deuil récent de leur conjoint. Marguerite qui fut la femme soumise et conforme aux désirs de respectabilité de son notaire de mari se sent plus désœuvrée que peinée de cette solitude. Marcel, quant à lui, ne se remet pas de cette séparation, Nora avait été son premier amour, ils avaient vécu tous deux un amour sans faille jusqu'au jour où Nora s'était noyée alors qu'il disputait un tournoi de scrabble. La vie était idiote, sans fondement, elle n'aurait plus aucun sens à partir de maintenant.

Mais c'était sans compter la providence qui va mettre sur la même route ces deux êtres pétris de peine et de renoncement. Contre toute attente, leur corps se réveillent, ils vont oser la liberté, imposer leur choix et c'est en pleine conscience qu'ils vont se lancer dans ce qu'ils savent être la dernière aventure de leur vie.

Un roman qui traite de la vieillesse et du veuvage avec beaucoup de tendresse et de lucidité. Karine Lambert qui a connu un beau succès avec son précédent roman "L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes" signe un roman émouvant, une histoire d'amour touchante avec des personnages si attachants qu'on a envie de les féliciter de leur audace et de leur souhaiter encore de nombreuses années de bonheur.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 11 Août 2016

Fragments de lucidité de Jean-Louis Servan-Schreiber, Éd. Fayard

L'auteur se veut lucide, mais optimisme sur le monde contemporain, entre dangers sans précédents et progrès civilisateurs encore à venir. Journaliste et essayiste, JLSS a dirigé une quinzaine de titres de presse, dont L’Expansion, Psychologies et Clés et publié une quinzaine de livres.

Le comportement humain face à l’accélération de nos rythmes de vie et la condition de l’humanité au XXIe siècle sont ses centres d’intérêt constants.

C'est en 30 chapitres courts et incisifs que Jean-Louis Servan-Schreiber signe un traité sur la lucidité, une réflexion qui fait écho à ses interrogations sur la vie. Il traite de la possibilité de s'approcher du bonheur sans s'illusionner, mais en restant conscient de la réalité de l'existence, de soi-même et des autres. Le tout est de rester optimiste mais toujours lucide. C'est un livre qui aide à réfléchir sur le sens de notre vie, le sens qu'on veut bien lui donner.

30 fragments, 30 chapitres, 30 questions qu'il nous arrive tôt ou tard de nous poser. L'auteur nous conduit à une réflexion philosophique claire, sans aucun problème de compréhension, grâce à son style simple et abordable. C'est un livre à lire et à relire car rien n'est figé dans notre vie et il est toujours intéressant de savoir où nous en sommes. Ce "traité" va nous y aider de façon humoristique parfois avec notamment la présence des pingouins philosophes de Xavier Gorce qui se promènent au fil des pages et nous livrent leurs pensées à la logique implacable.

PHRASES DE « FRAGMENTS »

Nous naissons incomplets et très limités et passons notre vie à essayer d’en pallier les conséquences.

Plus jeune j’étais imbu de ma singularité́. Avec le temps je mesure ma banalité́.

Trois cousins nous pourrissent l’existence : la perfection, l’absolu et la pureté́.

Nous sommes doués d’un esprit qui peut ou pourra tout expliquer, sauf l’essentiel : pourquoi le monde ? Pourquoi moi ?

La vie est comme le wagon d’un train. On y monte seul et descendra de même, mais pendant le trajet on voyage ensemble

Du fait de la longévité́, nous sommes voués à vivre longtemps, vieux au milieu d’autres vieux.

C’est quand l’évidence vient à manquer qu’on se prend à philosopher.

Résumé de l’éditeur

Etre désespéré, c'est la moindre des choses si l'on s'en tient à la réalité nue. C'est pourquoi il est si tentant de se raconter des histoires.

Mais c'est aussi la voie assurée des illusions et des déceptions. Être lucide sur les réalités de l'existence, de soi-même, des autres tout en continuant à aimer la vie est le défi quotidien de Jean-Louis Servan-Schreiber. Notre époque n'y incite guère, mais se rapprocher d'une certaine sagesse n'a jamais été facile.

La sérénité est à ce prix et de nos jours elle devient notre meilleur bouclier contre la morosité ambiante. En résultent trente chapitres ciselés et brillants où chacun trouve des échos de ses propres vécus et de ses questionnements intimes.

Paradoxalement c'est dans les dilemmes et les apparentes contradictions de nos existences contemporaines, que l'on peut puiser des raisons d'optimisme et d'ouverture aux autres. Pour alléger ces réflexions, les pingouins philosphes allégeront cette lecture avec leur humour bien senti…

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 11 Août 2016

“Le cri du cerf - Kate McDougall enquête” de Johanne Seymour, Editions Eaux troubles

Quebec, mois de novembre, le sergent-détective Kate McDougall, la belle quarantaine, plonge dans l'eau froide du lac à quelques mètres de son chalet. Lorsqu'elle remonte à la surface de l'eau, elle aperçoit le corps d'une petite fille, les bras en croix, qui flotte inanimée sur l'eau. Mais la petite fille n'est pas morte noyée, elle a eu la gorge tranchée. Pas d'autre indice qu'un jeton de scrabble et pas de trace de défense. La victime connaissait-elle son meurtrier ?` La seule certitude est que le meurtrier est passé inévitablement devant la maison de Kate pour aller jusqu'au lac et Kate n'a rien entendu.

Lorsqu'on découvre le cadavre d'une 2ème petite fille, les indices semblent orienter l'enquête vers Kate elle-même, de suspect elle devient la cible du meurtrier. Pourquoi ? Et que signifient les rêves qui hantent ses nuits.

Autant de questions qui vont dynamiser l'enquête et donner du ressort à l'histoire car Kate va devoir se pencher sur son passé et plonger dans un événement qu'elle croyait enfoui pour toujours.

Un thriller palpitant à l'intrigue menée avec beaucoup de maîtrise par l'auteur dont c'est le premier roman, écrit en 2004. Deux autres romans suivront l'un en 2006 "Le Cercle des pénitents" et l'autre en 2008 "Le Défilé des mirages" qu complète le premier cycle des enquêtes de Kate McDougall

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 11 Août 2016

 L'amant américain de Rose Tremain, JCLattès

Immobilisée dans son lit à la suite d'un terrible accident de voiture, Beth qui n'a pas encore 30 ans se souvient de sa vie, de tous les événements qui l'ont amenée à devenir ce célèbre auteur grâce à son best-seller l'Amant américain. Ce sera son unique roman, inspiré de sa propre aventure avec ce photographe à la sexualité débridée, âgé du double de son âge, il lui volera son innocence et toutes ses illusions. Cette rencontre allait pour sûr changer son destin à tout jamais.

Tout comme ce chef de gare du petit village d'Astapovo en Russie qui tente en vain d'échapper à l'inanité de l'existence et à sa femme qui va voir arriver Tolstoï en personne contraint de stopper son voyage en train parce que gravement malade. Tolstoi, qui comme lui aura tenté d'échapper à sa mégère de femme et s'éteindra dans le lit du chef de gare.

La gouvernante de Manderville Hall qui apprendra qu'elle a servi de muse à Daphné du Maurier pour son roman Rebecca. Elle devient la narratrice de cette nouvelle histoire et crie combien elle a été naïve de croire en l'amour de Daphné, celle-ci l'ayant juste utilisée aux seules fins d'écrire une histoire originale. Outrée du personnage odieux qu'elle est devenue dans ce roman, l'ancienne gouvernante reconvertie vieillit et s'aigrit retrouvant peu à peu les traits physiques de Mrs Danvers.

2 autres histoires suivront pour former un recueil de 5 nouvelles qui sont tour à tour des comédies, des tragédies avec un fil conducteur, l'amour. L'auteure n'a plus rien à prouver quant à ses talents de conteuse ayant été primée par de nombreux prix et même anoblie par la Reine. On se laisse porter par ses histoires, on s'attache à ses personnages qui parfois nous font rire et parfois pleurer et que nous aimons parce que l'auteur a su les rendre si vivants.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 10 Août 2016

L'homme qui escroqua le Roi-Soleil de Gérard Hubert-Richou, Genèse Edition

Fin décembre de l'an de grâce 1678, le Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères et ministre d'Etat, le marquis de Pomponne attend d'être reçu par le roi. Il est en charge de faire signer au Roi une série de documents concernant la vente à la France de la citadelle de Casal cédée par le Duc de Mantoue. La France, qui l'avait possédée pour ensuite la perdre à la fin de la guerre de Trente Ans, cherchait depuis à récupérer au Duc de Mantoue cette citadelle à la position stratégique puisqu'elle permettait le contrôle d'une bonne partie du Piémont. Celui-ci envoya un émissaire se charger de la négociation, Ercole Mattioli, conseiller et ministre du Duc. Louis XIV réclama la plus stricte discrétion en raison des tensions en Italie causée par la présence française depuis les guerres d'Italie. Le Roi Soleil paya le prix fort mais au moment où la garnison française allait prendre place dans la citadelle, Mattioli, pour des raisons probablement vénales, révéla la teneur de la négociation aux cours d'Autriche, de Savoie et d'Espagne.

Le roi furieux mandata alors son lieutenant de police Mr de La Reynie de retrouver au plus vite cet escroc qui serait en possession de documents secrets. C'est ainsi que nous retrouvons le si sympathique et loyal commissaire Géraud Lebayle, figure emblématique des romans historiques de l'auteur. A ses côtés, nous partons dans une nouvelle aventure aux multiples rebondissements. Comme toujours Gérard Hubert-Richou nous promet une lecture aussi captivante qu'instructive parce que vous l'aurez compris, courir aux trousses de l'homme qui escroqua le Roi-Soleil n'est pas une mince affaire !

Pour lire ou relire les deux précédentes chroniques concernant Gérard Hubert-Richou il suffit de cliquer sur : "La Mauresse, l'enfant caché de Versailles" et "Le sceptre et le venin"

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 10 Août 2016

3 nouveaux volumes viennent de paraître dans la collection Incipit "Les délices de 36" signé par Nicolas Rey qui revient sur les tous premiers congés payés à travers les vacances de ses aïeux. C'est en juin 1936 que Jean, Bernadette et leur fils Marius âgé de 15 ans prennent le premier train des vacances qui va les conduire sur les plages de Deauville. La présence de ces nouveaux venus n'est pas sans choquer les privilégiés des stations balnéaires. Car l'adoption des congés payés et la mise en vente de "billets populaires de congés annuels" offrant de grosse réduction sur le prix du billet de train est une véritable révolution sociale.

Philippe Besson quant à lui revisite les années avant Sida et nous livre sa vision des choses "après tout, quelle importance, quand et comment ça a commencé ! Ce qui compte, c'est ce qui s'est passé, ce qui a suivi, l'immense catastrophe, la calamité mondiale" écrit-il en préambule.

Il est de la nature humaine de toujours chercher un responsable, celui par qui tout à commencé, un coupable. Philippe Besson nous parle de celui qu'on appela à tort le patient zéro, le steward canadien Gaëtan Dugas accusé d'avoir été le premier homme à transmettre le Sida. Or les premiers cas se dénombrent quelques 30 ans auparavant mais ne seront pas répertoriés. Dans l'Amérique des années 80, les années Reagan, cette maladie semble présenter les allures d'une sanction divine. Cette maladie qu'on appela au début le "gay cancer" s'est transformée en une véritable pandémie provoquant un séisme sociétal.

Le troisième roman traite des Jeux Olympiques. Philippe Jaenada, auteur notamment d'une dizaine de roman revient sur les origines de cette institution internationnale. Depuis 884 avant J.C. date à laquelle se déroulent à Olympie les 1ers Jeux jusqu'à nos jours, l'auteur retrace cette fabuleuse histoire, les Jeux étaient alors le symbole de paix entre les peuples. J'ai appris notamment qu'il existait des Jeux Héréens, toujours à Olympie, en l'honneur d'Hera dont les participants étaient exclusivement des femmes. Le Christianisme, parce que les athlètes y concourraient nus et parce que la liesse qui cloturait les Jeux étaient considérée comme une manifestation païenne, y mettra un terme ordonnant la destruction du site d'Olympie. Bien des siècles plus tard, puisqu'en 1890, Pierre de Coubertin, influencé par un philanthrope américain Penny Brookes qui avait créé un festival sportif inspiré de l'Antiquité grecque crée le Comité Olympique français pour organiser les Jeux Olympiques d'Athènes en 1896.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 10 Août 2016

Eliette Abécassis, "Deux-pièces", Collection Incipit

Le deux-pièces n'est pas si récent qu'on le croit, il existait déjà dans l'Antiquité, des mosaïques l'attestent. Les femmes l'endossaient pour s'adonner au sport, jouer au ballon, etc... Il ne reviendra au devant de la scène qu'en été 1946, baptisé Bikini par son inventeur Louis Réard ; Bikini, île du Pacifique, lieu des essais nucléaires, ce petit bout de tissu allait pour sûr, faire l'effet d'une bombe. Louis Réard voulut aussi à son humble niveau faire en sorte qu'on parle de la France, le pays ignoré de Yalta.

C'est Micheline Bernardini, danseuse nue au Casino de Paris qui a l'honneur de le porter au défilé de maillots de bains, aucun mannequin n'ayant accepté de défiler dans cette tenue jugé indécente.

"Avec le bikini, proclamons la liberté de la femme et la défaite de Vichy et son ordre moral qui a cherché à éliminer les loisirs et les congés payés".

C'est au défilé à la piscine Molitor qu'Eliette Abécassis situe son histoire, un lieu chargé de souvenirs sombres puisqu'il fut le centre d'accueil pour ceux qui revenaient des camps de la mort.

Antoine y retrouve Gaby, ils s'aimaient mais la guerre et la cruauté des hommes les avait séparés, se retrouver ici relève du miracle et pourtant, plus rien ne sera pareil, il va falloir se reconstruire, pardonner, oublier...

A travers le dialogue de ces deux personnages, l'auteur fait revivre cette période trouble d'après-guerre, une période où l'on tente d'oublier malheur et désir de vengeance, on veut vivre libre, on veut croire à un avenir meilleur.

J'avais déjà parlé à plusieurs reprises de cette collection qui a pour but de nous parler des premières fois, ici

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 7 Août 2016

Angélique Villeneuve " Nuit de septembre", Edition Grasset

L'auteure met en mots toute la souffrance de l'après, de la vie après la mort d'un enfant. Elle se parle à elle-même, décrit toutes les étapes pour continuer à "faire" et non plus à "être", ceux qui nous parlent, ceux qui nous ignorent dans ces moments-là parce qu'ils restent sans mot devant ce drame. Ce long poème de prose, ce cri de douleur et d'incompréhension nous emplit d'une grande émotion. Rien n'est tu de sa douleur, de la culpabilité de vivre après et avec, quand la vie d'après n'est qu'une série de premières fois, les premières fois sans lui.

"Tu as deux filles vivantes, merveilleuses mais combien tu as d'enfants, tu l'ignores. Lorsqu'un enfant meurt, est-on toujours sa mère ? ""Le mot fils, qui par un curieux hasard trace le pluriel de fil, ces fil-s que par l'écriture tu essaies de tisser, de tendre entre les autres et toi... le mot suicide, le mot deuil, ces 3 mots qui s'emboîtent peu à peu à la manière d'une comptine". Mais quel est le mot pour la qualifier, elle ? Il n'y a pas de mot. "Orpheline d'enfant, ça ne se dit pas. Rien dans la langue française ne dit ce que tu es".


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Rédigé par Dominique84

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Publié le 7 Août 2016

Frédérique Volot "Toutes ces choses à te dire",  Edition Presses de la Cité

C’est un beau roman qui traite des non-dits dans une famille, de certains secrets ou pans d'histoire que tous ceux qui ont connu l'exil portent en eux sans penser à les transmettre.

Ettore réclame sa petite fille, ce sera son dernier souhait avant de quitter ce monde. Il faut que sa petite-fille Ange quitte Moscou et se rende à son chevet, il a tant de choses à lui dire. Foudroyée par le charme de la Russie, Age avait un jour tout quitté, emploi, ami, famille pour s'y installer, cela faisait déjà 3 ans.

Ettore n'était encore qu'un petit garçon quand il avait connu la misère de la guerre que mèna l'Italie pour envahir l'empire Austro-Hongrois. En 1930, il avait fuit l'Italie fasciste et l'épuration des slaves, pour se réfugier en France avec pour tout bagage son violon sous le bras. Il était sûr de trouver et qu’il avait une nouvelle chance en France. Il ne s’était pas trompé, car peu de temps après son arrivée, il fera la connaissance de Lucie qui avait fui son père alcoolique et violent et avait trouvé un emploi dans une pâtisserie. Ils allaient connaître une belle histoire d'amour.

Sous la trame romanesque des aventures d'Ettore, il y a l'histoire, celle qui nous replonge dans les années noires après l’assassinat de l’archiduc héritier François-Ferdinand à Sarajevo, le 28 juin 1914.

L'auteur signe un roman à la fois historique, une saga et une histoire bouleversante qu’elle dédicace à Ettore et Lucie, ses grands-parents.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 5 Août 2016

Les trois mariages de Manolita, Almudena Grandes, JCLattès

Manolita Perales n'a que 17 ans quand elle se retrouve seule en charge de ses 4 frères et sœurs. La guerre civile espagnole vient de s'achever laissant un pays saccagé et endeuillé où la corruption règne en maîtresse. Le père de Manolita a été fusillé, son frère est en fuite, la répression franquiste traque tous ceux qui ont soutenu la République.

Manolita a tout perdu mais elle est toujours animée de ce courage sans faille qui fait sa fierté, elle se doit de relever la tête et prouver qu'elle pourra coûte que coûte s'en sortir. Et celle qui avait pourtant décidé de jamais se mêler de politique va devoir pourtant être embrigadée dans la lutte anti-franquiste.

Afin de continuer de diffuser la propagande communiste, des polycopieurs arrivent de l'étranger seulement personne n'est en mesure de les utiliser sauf Silverio Aguado, difficilement joignable puisque détenu à la prison de Madrid. Manolita sera la seule à pouvoir l'approcher, après plusieurs visites, on va organiser de fausses noces, ce sera le premier mariage de Manolita, sacrifiée à la cause.

Ce roman est le récit détaille de la terrible répression qui a suivi la victoire de la dictature, c'est un roman dense de plus de 700 pages, un roman choral qu'une multitude de personnages fictifs et parfois réels habitent. On y croise les habitants d'un quartier populaire de Madrid, les jeunes communisstes, syndicalistes, anarchistes. C'est une plongée effroyable dans l'Espagne franquiste que nous décrit l'auteur qui pourtant ne verse jamais dans le misérabilisme. Bien au contraire, ses personnages sont tous hauts en couleur, dignes et pleins d'espoir.

Les 3 mariages de Manolita est le 3ème volet d'une saga que l'auteur a pour projet d'écrire un récit de 6 épisodes, un travail titanesque sous le nom d’épisodes d'une guerre interminable".

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Rédigé par Dominique84

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