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Publié le 3 Février 2017

La Malamour, repères historiques

Par deux fois en 1790 l'Assemblée constituante refuse la requête formulée par une partie de la population du Comtat Venaissin d'être réunie à la France. Les 27 août et 20 novembre 1790, elle fait savoir aux délégués avignonnais qu'elle n'accède pas à leur demande pour les raisons suivantes :

- La première, d'ordre extérieur : l'Assemblée ne veut pas s'aliéner une fois de plus la papauté à qui appartient le Comtat, au moment où se discute l'avenir de l'Eglise en France.

- La seconde, d'ordre intérieur : la situation dans le pays n'est pas encore très sûre. Si une partie de la bourgeoisie locale et le petit peuple, touchés par la crise économique et hostiles à l'administration pontificale, sont favorables au rattachement à la France, il n'en est pas de même de la noblesse, de l'administration, des professions libérales et d'une partie de la paysannerie. Des oppositions régionales rendent le conflit plus aigu. Carpentras et le Haut Comtat s'opposent à Avignon, plutôt révolutionnaire, et au Bas Comtat.

Le pays connaît très vite des troubles : dès 1789, le pape consent à réunir les états généraux et autorise l'établissement de cahiers de doléances. Mais au printemps 1790, une poussée populaire à Avignon expulse le légat du pape, installe une municipalité révolutionnaire et organise une garde nationale.

De janvier 1791 à mai 1791, une véritable guerre civile oppose les communautés du Haut Comtat au pacte fédératif des communes favorables au rattachement. L'intervention de médiateurs français ne met pas immédiatement fin au conflit, ni même la réponse favorable de la Constituante, le 14 septembre 1791, à la demande d'annexion votée par les communautés comtadines le 18 août à Bédarrides.

L'héroïne du roman La Malamour participe activement à ces événements. La fiction respecte la réalité historique

C’est avec Eloïse, enfant abandonnée à sa naissance et recueillie il y a 17 ans par Mère Adèle du couvent Sainte Claire d’Avignon que Claude Mossé revisite un pan de l’histoire oubliée d’Avignon au temps de la papauté.

A Paris, la révolution est en marche, on entend les mots liberté, égalité, fraternité menacer la royauté en place. Bientôt tous les Français auront les même droits, c’est toute une société qui est en passe de se transformer, toute la France sauf le Comtat Venaissin (entre Mont Ventoux et vallée du Rhône) et Avignon, restés sous l’autorité pontificale. La famine et la peste, la lèpre, la violence sur les routes ne semblent pas troubler les gens d’Eglise. Eloïse, choquée par tant d'injustice et d'indifférence, décide de mener le combat et fuit le couvent. Elle va parcourir les routes de Provence jusqu’à Paris déterminée à faire rattacher la Provence à la France. Elle va user de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Celle qui fut surnommée La Malamour par la Mère Supérieure du Couvent Sainte Claire va, grâce à son charme méditerranéen, son courage, sa force de conviction, arriver à ses fins non sans évitant plusieurs fois la mort. Au cours de son combat pour que le Comtat et Avignon soit rattachés au nouveau département de Vaucluse, Eloïse découvrira le secret de sa naissance qui aurait dû pourtant l’éloigner définitivement du peuple.

C’est avec Eloïse, enfant abandonnée à sa naissance et recueillie il y a 17 ans par Mère Adèle du couvent Sainte Claire d’Avignon que Claude Mossé revisite un pan de l’histoire oubliée d’Avignon au temps de la papauté.

A Paris, la révolution est en marche, on entend les mots liberté, égalité, fraternité menacer la royauté en place. Bientôt tous les Français auront les même droits, c’est toute une société qui est en passe de se transformer, toute la France sauf le Comtat Venaissin (entre Mont Ventoux et vallée du Rhône) et Avignon, restés sous l’autorité pontificale.

La famine et la peste, la lèpre, la violence sur les routes ne semblent pas troubler les gens d’Eglise. Eloïse, choquée par tant d'injustice et d'indifférence, décide de mener le combat et fuit le couvent. Elle va parcourir les routes de Provence jusqu’à Paris déterminée à faire rattacher la Provence à la France.

Elle va user de tous les moyens pour parvenir à ses fins. Celle qui fut surnommée La Malamour par la Mère Supérieure du Couvent Sainte Claire va, grâce à son charme méditerranéen, son courage, sa force de conviction, arriver à ses fins non sans évitant plusieurs fois la mort. Au cours de son combat pour que le Comtat et Avignon soit rattachés au nouveau département de Vaucluse, Eloïse découvrira le secret de sa naissance qui aurait dû pourtant l’éloigner définitivement du peuple.

Biographie

Claude Mossé, orginaire de Provence, historien de formation, grand reporter radio et télévision, a choisi, après l'actualité, l'écriture romanesque pour raconter le passé. Il a notamment publiéLe Château des papes (Plon, 2000), Le Transsibérien, un train dans l'histoire (Plon, 2001), Les Brûlés du Luberon(Presses de la Cité, 2013) et Le Temps des silences (Presses de la Cité, 2014).
Crédit photo : © Claude Mossé © D.R.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Presses de la Cité, #La Provence de Domi

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Publié le 12 Novembre 2013

Grand ciel bleu et lumière exceptionnelle aujourd'hui dans le Vaucluse pour admirer la particularité de nos clochers. Appelés campaniles, ces dentelles de fer forgé finement ciselées couronnent l'horloge du village et supportent la cloche qui a l'audace de faire front au mistral. Image and video hosting by TinyPic

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 29 Mars 2013

Gadagne

Frédéric Mistral, fondateur en 1876 du félibrige au château de Fonségugne à Chateauneuf de Gadagne, créa en 1869 une revue qu'il nomma l'aïoli. Grand défenseur des traditions provençales, il racontait de cette recette qu'elle concentre dans son essence la chaleur, la force, l'allégresse du soleil de Provence.

A noter une petite anecdote à propos de l'ingrédient principal de cette recette. A la fin du XIX siècle dans les différentes halles de villages, chaque corporation se distinguait par une tenue vestimentaire particulière dont la tenue des marchands d'ails qui est devenue plus tard le chandail.

 L'aïoli, n'est pas seulement une sauce, mais aussi un repas complet, maigre et bouilli, un repas du vendredi comme on dit chez nous.

Ingrédients pour quatre personnes : 3 ou 4 beaux filets de morue salée.1 ou 2 pommes de terre en robe des champs par personne.500g de carottes entières, épluchées.1 ou 2 petits choux fleurs.500g de courgettes dans leur peau.2 betteraves rouges.500g de haricots verts.500g de coeurs d'artichauts.4 Oeufs. Sans oublier les bulots. Du laurier.

Faire tremper une journée entière, en changeant l'eau au moins 5 fois. Au terme de ce dessalage, la pocher dans une marmite d'eau frémissante pendant 20 bonnes minutes avec une feuille de laurier, attention à ne surtout pas la faire bouillir, ça la rendrait élastique et caoutchouteuse. Si vous avez choisi l'option escargots, nettoyez les puis faites les cuire dans une marmite remplie d'eau en veillant à ce que le niveau de l'eau dépasse de 10 à 15 cm celui des escargots, ajouter le thym, le laurier, le fenouil, un bout d'écorce d'orange, quelques grains de poivre et deux cuillères à soupe de gros sel. Faites les bouillir pendant 45 minutes (à petite ébullition) puis réserver. N'oubliez pas les oeufs durs (un par personne) que l'on servira écaillés. Dans un grand mortier en bois ou en marbre, et avec un pilon en bois de préférence, écrasez les gousses d'ail crues pour les réduire en pâte lisse, ajoutez une pomme de terre cuite, mais froide, une pincée de sel et un jaune d'oeuf dans le mortier. Monter ensuite l'aïoli avec de l'huile d'olive.

C'est bien sûr un plat vivifiant qui s'accommode d'un bon vin rouge des côtes de Provence, celui des coteaux de Chateauneuf de Gadagne par exemple.

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 18 Février 2013

Le printemps s'annonce et le soleil était au rendez-vous ce week-end. Au cours d'une balade dans le pays gardois,
  j'ai découvert St Bonnet du Gard, petit village situé dans une combe, sur l'axe Avignon-Nîmes,
surplombant la traversée du Gardon à Remoulins.
  Fondé au Xème siècle grâce à la protection de l'abbaye de Psalmodi (près de Nîmes), ce village était sur l'ancienne route du sel. Les moines de Psalmodi, producteurs de sel près d'Aigues Mortes (en Camargue), édifièrent l'église du village et la fortifièrent ensuite pour se protéger de la rivalité des seigneurs d'Uzès à quelques kilomètres de là..  Image and video hosting by TinyPic Il fait bon se promener dans ces ruelles paisibles qui ont gardé le charme d'antan. Image and video hosting by TinyPic Mais le temps file, un coup d'oeil à la tour de l'horloge et son campanile, Image and video hosting by TinyPic il est temps d'aller se restaurer à la... Image and video hosting by TinyPic Face à laquelle se trouve ce pittoresque lavoir Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic Image and video hosting by TinyPic

Beau mais pas assez chaud, pour s'y tremper les pieds !

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 27 Décembre 2011

Panacée universelle, outre ses vertus bactéricides, antispetiques, diurétiques, vermifuges, efficaces contre l'hypertension, aphrodisiaques et j'en passe... l'ail protègerait aussi contre le mauvais sort et se montrerait souverain contre les vampires.

Le village provençal de Piolenc est la capitale de l'ail (festival de l'ail, chaque année le dernier week-end d'août), il est aussi célébré à Uzès tous les 24 juin à l'occasion de la Saint-Jean.

La dent d'ail est une spécialité locale très appréciée dans la région gardoise. Les gousses d'ail sont récoltées fraîches, égermées puis étuvées afin de les rendre «inoffensives». Elles sont ensuite  mises à mariner  dans l'huile d'olive avec un mélange d'herbes aromatiques. Leur texture est craquante, croquante et leur saveur incroyablement douce et suave.

Elles se dégustent à l'apéritif et laissent donc un palais intact. Si, si...

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 26 Octobre 2011

Photos Fabrice Sabre

Source : AVI city Local News

 

Image and video hosting by TinyPic Pont Daladier, Notre Dame des Doms, Rue des Teinturiers

 

 Les demoiselles d'Avignon, chères à Picasso, ont été détrônées par celles de l'artiste photographe avignonnais Fabrice Sabre.

Un véritable "coup d'état dames" pour cet artiste qui voient ces demoiselles déambuler dans la cité papale. Signe particulier : elles sont géantes et se baladent en petite tenue dans les rues d'Avignon malgré le froid automnal ... Brrrrr

Son "Coup d'Etat Dames" avait fait l'objet d'une expo en début d'année dans un bar de la rue des Teinturiers...en face du 12ème platane.  

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 26 Juillet 2011

 

 

Il y a longtemps que les Avignonnais ne dansent plus sur le Pont,

Il y a longtemps que je n'avais vu âme qui vive sur ce pont

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Le pont est aussi passerelle.

D'une traversée naîtra une vie nouvelle.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 24 Juillet 2011

 

 

 

 

Immobile et éblouissant,  

devant les passants indifférents,

des heures durant il s'oublie... en silence

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    Photo matinale prise à Avignon... Place de l'Horloge.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 30 Juin 2011

Les cigales se sont tues, on n'entend plus que le mistral se déchaîner sur le Vaucluse. Hier soir déjà le ciel était rouge, elles savaient qu'il est vain de pousser leurs chants amoureux aujourd'hui, les fortes rafales les emporteraient trop loin. Il souffle comme un fada

surprend le promeneur hagard,

les oliviers s'amusent à courber

à jeûn, vous titubez !

Il s'amuse vos jupons virevolter,

avec le mistral, c'est pudeur oublier !  

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 26 Juin 2011

Les cigales crissent

Tandis que le vent

Sous les feuilles, glisse

Son archet fervent.

A la fois, symbole d'Apollon, de la musique et de la poésie dans la Grèce antique, figurant dans les rites funéraires de la Chine ancienne et aujourd'hui encore dans les cérémonies des Indiens d'Amérique, élue l'emblème de la Provence par les félibres au XIXème siècle,

la cigale ne vit qu'un été,

et d'amour et de rosée.

Que serait la Provence sans ce chant d'amour offert aux heures les plus chaudes de l'été ?

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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