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Publié le 20 Mars 2012

 

 Sépales vertes, pétales rougeur,
Vert et rouge, feu d’amour.

Duo simple rêve du cœur
Adorer comme si un jour !

.

Bourgeon, c’est toi ?
.

Bourgeon turgescent,

Bourgeon tuméfié,

Bourgeon froideur,

Bourgeon d’élan,

Bourgeon d’initié,

Bourgeon candeur.

.

Mes pensées s’apaisent !

.

Agressive image bohême,

De ses feuilles dragonnes,

Cherche l’ami soleil,

Eternel amant des rêves,

S’ouvrir enfin et tu donnes,

A sa vue, ta merveille.

.

Fleur c’est toi ?

.

Tu es là pour moi, recroqueville,

Attends je t’en prie, serrée,

Suis là, pour toi seule je vis,

Jour viendra, à toi juste je brille,

Puisque toujours t’ai aimée,

Astres, nul autre n’envie.

.

Mes pensées s’apaisent !

.

Pivoine éclatante ou folle avoine,

Nénuphar noyé ou rose idoine,

Fleur du mal ou fleur des champs,

A chaque jour, belle delà l’antan,

Et moi soleil, ne fut si turbulent,

Que pour toi en cet instant.

 

  BHIBOU

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 5 Février 2011

Champ de lavande à Sault (84)

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Ton silence creuse en moi le sillon d’une lame acérée.

Dépossédée, sauvage, exclue de mes propres pensées,

Je laisse l’ivresse des mots me nourrir de leur sève,

Me dire que tout est possible, à portée de mes rêves.

Savoir l'avenir serait la pire des servitudes,

Je veux ne rien savoir, ni vouloir en toute quiétude.

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 13 Janvier 2011

 

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Amourette

Or que l’hiver roidit la glace épaisse,
Réchauffons-nous, ma gentille maîtresse,
Non accroupis près le foyer cendreux,
Mais aux plaisirs des combats amoureux.

Assisons-nous sur cette molle couche.
Sus ! baisez-moi, tendez-moi votre bouche,
Pressez mon col de vos bras dépliés,
Et maintenant votre mère oubliez.

Que de la dent votre tétin je morde,
Que vos cheveux fil à fil je détorde.
Il ne faut point, en si folâtres jeux,
Comme au dimanche arranger ses cheveux.

Approchez donc, tournez-moi votre joue.
Vous rougissez ? il faut que je me joue.
Vous souriez : avez-vous . point ouï
Quelque doux mot qui vous ait réjoui ?

Je vous disais que la main j’allais mettre
Sur votre sein : le voulez-vous permettre ?
Ne fuyez pas sans parler : je vois bien
A vos regards que vous le voulez bien.

Je vous connais en voyant votre mine.
Je jure Amour que vous êtes si fine,
Que pour mourir, de bouche ne diriez
Qu’on vous baisât, bien que le désiriez ;

Car toute fille, encor’ qu’elle ait envie
Du jeu d’aimer, désire être ravie.
Témoin en est Hélène, qui suivit
D’un franc vouloir Pâris, qui la ravit.

Je veux user d’une douce main-forte.
Hà ! vous tombez, vous faites jà la morte.
Hà ! quel plaisir dans le coeur je reçois !
Sans vous baiser, vous moqueriez de moi

En votre lit, quand vous seriez seulette.
Or sus ! c’est fait, ma gentille brunette.
Recommençons afin que nos beaux ans
Soient réchauffés de combats si plaisants.

PIERRE DE RONSARD (1565)

 

 Ne trouvez-vous pas que, tout de suite, il fait meilleur ?

 On ne sent plus qu'à peine les morsures du froid de l'hiver !

 

 

 

 

 

 


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Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 8 Janvier 2011

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le sentier ai parcouru

jusqu'à ce lieu incongru

désert de malotru.

Ai couru,  

quand est apparu

ce ru

dont je suis férue !

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 31 Octobre 2010

Rédigé par Dominique84

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Publié le 30 Octobre 2010

Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 28 Octobre 2010

Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 17 Octobre 2010

J'ai soif de mots légers, prodigues de douceurs,

De mots tendres et clairs qui calment la douleur,

Les plus sacrés sont un murmure d'extase,

La beauté les embaume, le parfum les embrase.

 

Garde tes mots d'amour pour les feux de la nuit

Ils briseront le silence de l'attente,

Des mots qui troubleront une étoile filante,

Et berceront l'air du temps et ses couleurs d'ennui.

 

Afin de m'apaiser, trêve aux complaintes vaines,

Je veux des mots naïfs dont le timbre enfantin

Redira du passé les échos libertins,

Réchauffera mon corps, apaisera ma peine.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 9 Octobre 2010

 

 

Elles sont champ de vie

Sur le chiendent du doute,

Un prisme d'énergie

Et de grâce dissoute.

L'esprit du naturel

Fait surgir la magie

Du chant d'automne

qui encore en moi résonne 

 

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Bon week-end à tous et merci de vos visites et commentaires 

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 6 Octobre 2010

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Rencontre fortuite un jour de balade

De cet arbre en apesanteur. 

Embrassé de ses lianes de jade,

Il défie le temps de son arrogante hauteur. 

Il y a des siècles il avait déjà inspiré 

Un poète de ce sonnet :  

 

 


Qui a vu quelque fois un grand chêne asséché,
Qui pour son ornement quelque trophée porte,
Lever encore au ciel sa vieille tête morte,
Dont le pied fermement n'est en terre fiché,

Mais qui dessus le champ plus qu'à demi penché
Montre ses bras tout nus, et sa racine torte,
Et sans feuille ombrageux, de son poids se supporte
Sur un tronc nouailleux en cent lieux ébranché:

Et bien qu'au premier vent il doive sa ruine,
Et maint jeune à l'entour ait ferme la racine,
Du dévot populaire être seul révéré:

Qui tel chêne a pu voir, qu'il imagine encore
Comme entre les cités, qui plus florissent ore,
Ce vieil honneur poudreux est le plus honoré.

Joachim du Bellay
(1522-1560)

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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