Publié le 28 Juin 2013

Cette année, les cigales se font timides.

Il leur faut un soleil éclatant et une température avoisinant les 30°, nous en sommes loin !

Je vous présente la plus téméraires d'entres toutes, récupérée de justesse avant que les fourmis n'en fassent un festin. Après l'avoir immortalisée hier d'un petit clic discret, je l'ai déposée sur un mûrier platane, E vogue la nave !

 photo cigale3.jpg « On raconte que les cigales étaient des hommes avant la naissance des Muses. Quand les Muses naquirent et le chant avec elles, il y eut des hommes que leurs accents transportèrent de plaisir, à tel point que la passion de chanter leur fit oublier le boire et le manger, et ils passèrent de la vie à la mort sans même s'en apercevoir. De ces hommes naquirent les cigales ; et les Muses leur accordèrent le privilège de n'avoir besoin d'aucune nourriture ; mais dès le moment de leur naissance jusqu'à leur mort elles chantent sans manger ni boire ; et après cela elles vont annoncer aux Muses quel est celui des mortels qui rend hommage à chacune d'elles.

Ainsi, en faisant connaître à Terpsichore ceux qui l'honorent dans les choeurs, elles rendent cette divinité encore plus propice à ses favoris.

À Érato, elles redisent les noms de ceux qui cultivent la poésie érotique ; et aux autres Muses, elles font connaître ceux qui leur accordent l'espèce de culte qui convient aux attributs de chacune ;

à Calliope la plus âgée et à Uranie la cadette, ceux qui s'étant adonnés à la philosophie, cultivent les arts qui leur sont consacrés. Ces deux Muses, qui président aux mouvements des corps célestes et aux discours des dieux et des hommes, sont aussi celles dont les chants sont les plus mélodieux.

Voilà bien des raisons pour parler au lieu de dormir en plein midi. » Platon (Socrate à Phèdre)

 photo cigale2.jpg

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 9 Juin 2013

On court après le temps,

 On rêve d’un printemps,

  On retient des instants.

  Qui sait ? Au tournant,

À la croisée des chemins ,

A L’ombre des lendemains,

J’attends.

Je sais bien

 

A la crois photo DSCN0440.jpg 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 5 Juin 2013

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Deuxième monarque de la jeune Maison Tudor qui venait de mettre un terme à la guerre des Deux-Roses, Henri VIII débute son règne en 1509 par la décapitation de 2 ministres jugés pour haute trahison. Il n'a que 18 ans.

La suite de son règne laissera à la postérité le souvenir d'un homme d'une cruauté au-delà de l'imaginable, notamment envers les femmes qui ont jalonné sa vie.

 

Henri VIII, second fils d'Henri Tudor, n'est pas l'héritier du trône. C'est son frère Arthur, fils préféré du souverain qui sera roi. Marié à 16 ans à la fille des Rois Catholiques, Catherine d'Aragon, il devra assurer un règne de paix entre les deux pays. Mais, de santé fragile, le jeune Arthur décède 5 mois après son mariage. Le roi d'Angleterre, son chagrin passé, négocie alors avec Isabelle la Catholique pour qu'elle accepte de remarier sa fille avec le nouvel héritier, Henri. Ce jeune et bel homme qu'il était alors est bien décidé à ne pas poursuivre la politique de son père et de se démarquer, il a l'ambition de se hisser au niveau de ses rivaux européens.

Celui qu'on croyait docile et réservé, va très vite se révéler autoritaire et impitoyable. Notamment avec Catherine d'Aragon, son épouse, à qui il reproche de ne pas lui donner de fils. Se plaçant en « défenseur de la Foi », il ne se range pas pour autant derrière le Pape, dont il commence à contester la suprématie. Il provoque un premier scandale quand il décide d'annuler son mariage suivi 2 ans plus tard par son excommunication. Peu lui importe ! Il en profite pour officialiser sa liaison avec Anne Boleyn.

3 ans plus tard, après l'avoir fait exécuter, il jette son dévolu sur Jane Seymour de qui il tombe réellement amoureux, mais elle mourra un an après. Il épouse en quatrième noce, dans l'espoir de se rapprocher des protestants allemands, Anne de Clèves qui sera, elle aussi, répudiée quelques mois plus tard pour Catherine Howard, exécutée ensuite.Sa dernière et « heureuse » élue Catherine Parr lui survivra.

Il laissera un royaume exsangue et divisé ; de lui, une image d'un tyran despote et cruel.

L'auteur se penche sur son enfance, sa condition de fils mal-aimé, de jeune homme vivant dans l'ombre du bel élu qu'est son frère. Elle nous dresse le portrait psychologique d'un homme qui aurait pu être tout autre si... il n'était pas né dans une famille où l'on apprend à ne faire confiance à personne, il avait été aimé et non méprisé.

Le mal n'est jamais le fait d'une seule personne...

 

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Rédigé par Dominique84

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