Publié le 5 Décembre 2016

Alain Leblanc, journaliste, critique et scénariste se propose de nous raconter en 3 tomes et à travers le destin de deux familles, le combat des femmes durant un siècle pour s’imposer dans une société qui ne connaissait pas la parité, une société gouvernée par les hommes et pour les hommes.

Dans le 1er tome, c’est l’histoire de Clémence qui nous est racontée, fille rejetée par son père et sa mère parce qu’elle a eu la mauvaise idée de naître fille par une belle matinée de printemps 1890.  Clémence avait grandi entre un père tyrannique et une mère asservie, son existence était niée, on ne se préoccupait nullement de ses capacités intellectuelles, son destin de fille était tout tracé, elle servirait un mari qu'on lui imposerait.

Elle s’était cru émancipée quand elle fut embauchée au service comptabilité de la fabrique de son père mais c’était un leurre, les femmes étaient sous-payées, ne pouvaient accéder à aucun poste à responsabilité et en ce qui la concernait ce travail n’était qu’en attendant qu’on lui trouve un mari à qui elle déclara le jour de ses noces “Je vous épouse sous la contrainte mais, sachez-le, je ne vous aimerai jamais”  “Ma chère, ceci est le cadet de mes soucis” avait répondu son époux ! Les femmes n’ont qu’une fonction, assurer la survie de l’espèce !

Avec la guerre et le départ au front de son mari, Clémence connaîtra ses premières semaines de femme libre. Pas d’autres choix alors pour ces femmes de remplacer leur mari parti à la guerre.

Et même si Clémence évolue dans une société en reconstruction,  la femme n’a encore qu’une place mineure en ce début de siècle.

A travers la vie de Clémence, l’auteur nous montre à quel point vivre libre pour une femme c’est vivre dans le perpétuel combat. La femme devra se libérer des chaînes d’une  société machiste où “la moindre revendication féministe est considérée comme une atteinte aux bonnes moeurs”.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Mes lectures, #Editions French Pulp

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Publié le 5 Décembre 2016

C’est le dernier volet d’une trilogie qui a débuté l’année dernière avec “Le maître des Apparences” et ensuite “Le choix de Betty”. 3 protagonistes se partagent l’histoire de cette trilogie : Dans “Le maître des Apparences”, nous faisions la connaissance de Sir Edwards Feather, alors âgé de 80 ans, il déroulait le fil de sa longue vie.  Le roman s’articulait autour des souvenirs d’Eddie, son enfance coloniale, sa carrière d’avocat international à Hong Kong, sa rencontre avec celle qui allait devenir sa femme, Betty, ses amis, ses ennemis dont le plus féroce était l’avocat Terence Veneering .  

Le deuxième roman intitulé “Le Choix de Betty” tissait la même histoire mais du point de vue de sa chère femme Betty, orpheline dans les camps japonais et jeune fille non conformiste. Betty a ses propres passions secrètes et ce n’est pas un hasard si Veneering, le rival détesté d’Eddie au barreau, exerçait sur elle une puissante attraction.

Dans ce dernier volet, la parole est donnée à Veneering, le grand rival d’Eddie au travail comme en amour.

Jane Gardam construit ses personnages avec une bonne dose d’humour noir mais toujours beaucoup de tendresse. Elle sait nous les rendre attachants, humains dans leurs défauts et si  grands dans la façon qu’ils ont de dépasser les obstacles même celui de la vieillesse ennemie.  

Saupoudré d’un humour typiquement british, l’histoire de ces trois personnages s’attache à décrire le sort de ceux qu’on appela les “orphelins du Raj” qui furent séparés de leur famille et qui finalement ne se sont jamais vraiment sentis chez eux dans leur mère patrie.

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #JCLattès, #Gardam

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