Publié le 31 Mars 2011

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Blog en pause

 

Mes chers amis, je vous souhaite un excellent week-end, ainsi que les jours qui vont suivre...

  Je quitte momentanément le chemin de la blogosphère mais ne vous oublie pas.  

A bientôt.... je vous embrasse, MIMI

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Bambouseraie d'Anduze

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #Reflets du jour

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Publié le 28 Mars 2011

Photobucket Assez réservé, voire timide, Louis est un jeune homme qui a du mal à vivre une vie universitaire épanouie, il se sent comme décalé, différents des autres étudiants. Il décide d'arrêter ses études de droit et se met à la recherche d'un travail. Il trouve une annonce qui l'intrigue, pique sa curiosité, et finalement semble lui convenir pleinement.

 

Cette annonce est brève, directe et laisse planer juste ce qu'il fait de mystère :

" Recherche jeune homme motivé pour s'occuper d'un adolescent singulier en séjour avec sa mère à Horville (Calvados). 

Un garçon singulier pour s'occuper d'un adolescent singulier, le poste est pour lui, sans aucun doute. D'autant qu'il connaît bien Horville pour y avoir passé ses vacances quand il était enfant. Un entretien bref à Paris avec le père de l'adolescent et le voilà parti dans la semaine qui suit à Horville.

A son arrivée, les souvenirs l'assaillent, tout un monde qui revit sous ses yeux, chaque coin lui rappelle l'enfant qu'il a été, ses copains, son ami qu'il croyait avoir oubliés. Le présent est tout autre, il va devoir prendre en charge un adolescent dont la mère est maintenant démissionnaire. Elle veut vivre enfin, se décharger sur Louis et reprendre son activité d'écrivain mise en sommeil depuis la naissance de Iannis. Il faut dire que Iannis n'est pas un enfant comme les autres, il estnautiste.

Malgré les grosses difficultés d'adaptation au quotidien de cet adolescent, Louis va peu à peu s'attacher à essayer de le sortir de son monde, de l'ouvrir aux autres. Iannis lui donnera beaucoup d'amour, à sa façon, à Louis de les décrypter et de l'encourager. Sa mère, Héléna, tout d'abord ravie que Iannis accepte Louis, va ensuite ressentir comme un rejet de la part de son fils, de la jalousie envers Louis, mais aussi une attirance qu'elle ne lui cachera pas.

Dans ce huis-clos bouleversant, c'est une sorte de relation triangulaire qui s'opèrera alors entre le fils, la mère et Louis.

"Maintenant que j'ai appris à le connaître, je l'aime et il m'effraie tout à la fois. Lui et sa mère vont trop loin, mais tous deux ont eu raison de mes résistances..."

Ces deux êtres vont agir comme un révélateur, Louis se verra transformé par ces deux êtres si singuliers qui le forceront à combattre ses vieux fantômes, sa part d'ombre. "L'inhibé chronique, le grand taciturne qui inquiétait ses parents, le garçon conforme qui refusait les avances d'Héléna appartiennent au passé, un mois a suffi pour que je les abandonne comme une défroque... est-ce à cause d'Héléna, est-ce grâce à Iannis ?"

C'est un roman émouvant sur le problème de l'autisme, sur les souffrances de l'entourage d'un enfant autiste, sur la quête d'identité, sur le rapport aux autres en général.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 24 Mars 2011

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Michel Beard, prix Nobel de physique, coureur de jupons invétéré, marié 5 fois, découvre cette fois que sa dernière femme a une liaison, qui plus est avec le maçon qui a réalisé des travaux chez lui. Il ressent comme de la paralysie face à la honte et l'humiliation d'être cocu. Sa femme a en effet décidé de le tromper ouvertement depuis qu'elle a découvert qu'il la trompait.

Pétri de défauts, atteint d'infidélité conjugale chronique, Michel Beard se sent comme l'arroseur arrosé. "Passé maître en l'art d'éviter les pensées importunes ou angoissantes", il a toute sa vie fuit ses responsabilités, a menti, a profité de la vie sans se soucier jamais des autres. Ce quinquagénaire rondouillard à qui la vie a souri jusqu'à présent est à l'heure de l'introspection.

Tout à coup, quand il se regarde dans la glace au réveil, il ne retrouve plus le séducteur qu'il a été. Il est gras, il perd ses cheveux, il se ride, tout s'affaisse. Cela va de pair avec un relâchement général, de son physique comme de son état mental et intellectuel. L'auteur ne lui fait pas de cadeau.

Grâce à Dieu, il a reçu le Prix Nobel, il y pense souvent, se rattache à cette distinction honorifique qui l'aide à surmonter son sentiment d'inutilité sur cette terre. Ce prix lui a permis de vivre confortablement, d'exister dans le monde universitaire, d'être invité à de nombreuses conférences, de figurer aupèrs de l'illustre Einstein, bref d'être reconnu parmi les grands de ce monde. Il n'en suffit pas plus pour que Michel Beard se soit toujours senti loin des contingences des autres humains, sa supposée supériorité dans le monde scientifique lui ayant servi a se croire quelque chose. Aujourd'hui, à cause de Patrice, sa femme, tout cela vole en éclat. Elle ose le tromper, le narguer, et lui jette à la figure le miroir impitoyable de ce qu'il est au fond de lui. La réalité c'est que "voilà deux décennies qu'il ne s'était posé pour réfléchir, formuler une hypothèse originale", n'avait travaillé à aucune publication scientifique.

Michel Beard était un lâche, un égoîste, un calculateur, mais aussi un escroc. Aussi c'est avec un empressement forcené qu'il va se lancer dans une nouvelle mission, celle qui lui permettra de redorer son blason, tout au moins à ses yeux, celle de s'imposer en tant qu'expert du dérèglement climatique. Tom Aldous, jeune scientifique du Centre de recherche sur les énergies renouvelables que Beard considère d'un profond mépris, l'a pourtant convaincu que l'avenir est dans le photovoltaïque et la photosynthèse artificielle. Nous allons suivre les tribulations de ce loser confortablement établi dans la banlieue anglaise, au pôle Nord en passant par le Texas. Rien à voir pourtant avec l'aventure à proprement parler, Beard n'est pas un explorateur, et pourtant il sautera pieds joints dans tous les pièges que ces voyages lui tisseront.

 

McEwan se livre à une véritable satire caustique des milieux,  universitaires, notamment scientifiques, ironise sur les "débats environnementaux contemporains" médiatisés à outrance, mais aussi et surtout passe maître dans l'art de la comédie avec les aventures cocasses de ce nobélisé, pourtant si médiocre dans sa vie intime. L'auteur mêle avec cynisme, voire humour métaphysique, les grandes aspirations humaines et la petitesse individuelle des particules élémentaires que nous sommes.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 24 Mars 2011

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Après « Le Montespan », l’histoire du plus célèbre cocu de l’histoire de France, Jean Teulé, dans son 13ème roman, nous brosse le portrait de Charles iX,

le roi le plus « calamiteux » que l’histoire de France n’ait jamais connu.

Ce roi qui, forcé par sa mère Catherine de Médicis, ordonna le Massacre de Saint Barthélémy la nuit du 24 août 1572. Conscient du carnage qui allait s’ensuivre, il s’y oppose au début mais finira, comme toujours, par lui obéir, incapable de se soustraire à l’autorité féroce de la Reine Mère qui voulait éxterminer tous les ennemis de la France Catholique. Toute l’Europe en sera épouvantée, sauf l’Espagne et le Pape qui, pour le féliciter, lui fera parvenir une épée bénite !!!

Les scènes de ce carnage vont commencer à le hanter, le jour il sera pris d’hallucinations et la nuit, il fera d’horribles cauchemars. Un énorme poids pèse sur sa poitrine, il étouffe petit à petit, la culpabilité d’avoir ordonné la mort de milliers de protestants le tue à petit feu et le fait tomber dans la démence.  Il mourra seulement un an et demi après le massacre à l’âge de 23 ans.  

 

Jean Teulé s’attache à nous décrire l’atmosphère quasi surréaliste qui régnait alors au Louvre. Comme par exemple quand Charles IX faisait lâcher un cerf dans le Louvres pour le chasser, armé de son épée bénite en soufflant dans un cor de chasse ; ou quand il prenait les gardes suisses pour des alouettes et leur courait après pour les mettre dans une cage. C’est lui aussi qui décida que l’année commencerait le 1er janvier au lieu du 1er avril, ses sujets trouvant cette idée ridicule, ils inventent le poisson d’avril. C’est lui encore qui décide de distribuer comme porte-bonheur du muguet le 1er mai, sans savoir que le muguet est la plante la plus toxique qui soit. Ce muguet offert par le roi fut ajouté dans la soupe causant des centaines de morts…

 

Le roi lui-même était devenu le bouffon  de la Cour. Détesté, haï, il devint le roi le plus impopulaire que la France n’ait jamais connu. Lui-même avouera être heureux de ne pas avoir d’héritier au trône, sachant qu’il ne laisserait comme souvenir de faits d’arme, que cette honte du massacre de Saint Barthélémy. Jean Teulé réussit à cependant nous faire ressentir de la compassion pour ce jeune homme trop naïf et bon, « un gentil garçon » au demeurant, qui n’a pas su se libérer de l’emprise d’une mère rongée par le goût du pouvoir. D’une plume alerte, il nous conte avec tout l’humour qu’on lui connaît la triste histoire de ce triste sire.

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 21 Mars 2011

  Hélène apprend qu’elle hérite d’une mine de graphite située dans la Grande Forêt de l’Est malgache léguée par son grand-oncle dont elle ne connaissait que le nom, Charles Berthier, décédé sans héritier. Il s’y était établi au début du siècle et avait fondé une entreprise d’exploitation de graphite, plus aucun membre de la famille n’avait eu de ses nouvelles. Elle décide alors se déplacer pour rencontrer le notaire chargé de la succession et trouver acquéreur de la mine et des quelques biens immobiliers.

Arrivée à Madagascar, elle découvre une terre accueillante, une végétation luxuriante et dépaysante, et finit par se laisser séduire. Partie pour un court voyage, elle est littéralement envoûtée par ce pays. Charmée, elle décide de ne plus vendre mais de reprendre en main l’exploitation de la mine.

Elle découvre Berano, le site où se trouve l'usine, une sorte de principauté où l'on vit en autarcie, avec école, infirmerie, l’entreprise les loge, les soigne, les éduque, les hommes et les femmes vivent de l'usine qui elle, se nourrit d'eux. Inconsciente du titanesque défi que représente la gestion de cette entreprise, Hélène se lance et nous entraîne avec elle, dans cette formidable aventure. Elle va devoir faire face à cette culture dont elle ignore tout, jusqu’à la langue, se montrer à la hauteur de ce challenge où persévérance, endurance, courage et ténacité seront de mise. Elle y connaîtra la solitude, le désespoir, la colère, l’amitié mais aussi l'amour.

Le récit alterne les confidences d’Hélène et les lettres qu’elle adressait à ses proches pour leur raconter sa nouvelle vie. Elle les relit avec nostalgie, elles lui rappellent la méfiance qui hantait la petite Européenne qu’elle était vis-à-vis de ce peuple malgache qu’elle trouvait étrange. « Tout est déroutant ici et tout est contraste. La ville est magnifique de loin et dévastée de près ». L’écriture, réaliste, simple et directe, nous plonge dans la culture malgache que nous découvrons en même temps que la narratrice. « l'écart entre le mode de vie de Tana et celui de la brousse se comptait, non pas en années mais en siècles ». Au fil des aventures d’Hélène et de ses rencontres, l’auteur nous dépeint une fresque sociale de Madagascar, dans un style tantôt drôle, tantôt tragique. On s’attache à Hélène, on finit par aimer comme elle cette terre, ce peuple grâce aux descriptions finement soignées. 

C’est un superbe roman de détente à savourer en s’imaginant à l’ombre des ravenalas (qu'on appelle "les arbres du voyageur" car leurs feuilles servent de parapluie en cas d'averse et stockent de l'eau pure).

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 17 Mars 2011

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Paradoxe, dérision, hasard ? Le nouveau roman de Tonino Benacquista "Homo Erectus" paraissait la semaine de la Journée des femmes. Les femmes y sont omniprésentes mais la parole est donnée exclusivement aux hommes.

Tonino Benacquista a imaginé une confrérie réunissant des hommes, venus pour raconter dans l'anonymat leurs histoires avec les femmes. Chacun y va de son témoignage, tant au niveau sentimental que sexuel. Un jour par semaine à 19 heures et dans un lieu différent chaque fois, ces hommes s'ouvrent devant des inconnus et livrent leur ressenti vis-à-vis des femmes. La règle est d'écouter sans jamais juger, car chacun doit se sentir libre de s'exprimer sans avoir pour autant l'impression de se confesser.

Parmi ces hommes, 3 vont se rencontrer et tisser quelques liens d'amitié autour d'un verre. Il y a Denis qui travaille dans une grande brasserie parisienne, son emploi de chef de rang lui fait rencontrer nombre de femmes et il raconte qu'il n'est pas rare qu'une d'elles lui glissent dans la poche son N° de téléphone. Il y a Yves, le poseur de fenêtres et qui a tiré un trait sur sa relation avec sa femme après qu'il a découvert qu'elle le trompait. Et puis Philippe qui lui a été délaissé par sa Juliette, sociologue de métier et qui est devenu une sorte de philosophe au sein de la confrérie.

Le thème principal est la solitude, la solitude masculine vécue et combattue selon ses valeurs, son éducation, son tempérament. Yves a décidé de se venger de sa femme infidèle et de collectionner les prostituées expérimenter tous les corps de femmes, il y consacre une bonne partie de son budget, et mène sa "petite entreprise" avec ordre et organisation ; Philippe oubliera tout de ce qui remplit sa vie, sa philosophie, sa culture, etc.. au bras d'une top model, pour satisfaire son ego, quant à Denis, devenu dépresif c'est en toute passivité, qu'il acceptera la présence d'une inconnue venue squatter chez lui.

 

Qui sait, mieux vaut être mal accompagné que seul...A quand un ministère de la condition de l'homme ?

 

Un roman bien différent des précédents, comme Malavita, Tout à l'ego, etc.. un roman "d'hommes à femmes " d'hommes sur les femmes, écrit avec humour, légèrement grinçant, juste assez pour se passionner pour les destins capricieux des relations amoureuses.

 

Œuvres principales : 

  • Saga (Gallimard, 1997)
  • Sur mes lèvres (scénario co-écrit avec Jacques Audiard, 2001
  • )Malavita (Gallimard, 2004)
  • De battre mon cœur s'est arrêté (scénario co-écrit avec Jacques Audiard, 2005)

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 14 Mars 2011

C'est dans la haute vallée ariégeoise qu'on aperçut pour la première fois en été de 1807, une femme nue accompagnée d'un ours.

 

Deux chasseurs du village de Suc étaient venus y chasser le chamois. Au sommet du Montcalm, ils sont les témoins d'une étrange scène. Une femme nue qui, avec une agilité incroyable, saute de rochers en grosses pierres en compagnie d'un ours.

A leur retour au village, leur récit n'attire au début que railleries de la part des villageois, mais la nouvelle se propage de village en village. Cette femme va alors être tour à tour être appelée la blondine de Montcalm, la folle des Pyrénées, la maîtresse de l'ours, la nuda de la luna et devenir l'héroïne d'un conte pyrénéen.

Une battue est alors organisée et elle est enfin capturée. Malgré sa peau tannée, ses allures de folle, ses cris, on perçoit une certaine classe chez elle, une classe et un port que l'on ne croise pas souvent dans ces montagnes. Serait-elle une noble ?

On la ramène au village attachée à une forte branche portée par deux hommes. C'est le curé de Suc qui va l'accueillir, il est le seul à parler français et lui seul, aidé de Dieu, pourra l'interroger. Elle répète alors la même litanie "Robespierre a tué mes parents, les ours sont mes amis, ils me protègent !" Elle parviendra à s'évader durant la nuit, les villageois ont fort à faire et décident de ne plus la rechercher, pensant qu'elle ne résistera pas au froid de l'hiver. Mais au printemps suivant, elle réapparaît dans le paysage Ariégeois, échauffant les esprits des villageois qui décident de la capturer à nouveau. La Garde Nationale est alors diligentée. On l'emmène chez les bonnes sœurs à Foix d'où elle s'évade à nouveau. On la capture une 3ème fois et on l'embastille cette fois dans la tour prison de Foix. Sans rien boire ni manger, durant la nuit du 28 au 29 octobre la folle des Pyrénées décèdera dans ce trou à rats.

 

La date de son décès sera consignée dans les registres de la Mairie de Suc. Mais de nombreux éléments prouvent qu'elle n'est pas morte. Par exemple,  c’est Arnaud Bourthol qui a signé l'acte de décès en tant que concierge de la prison, or il  ne l'était pas, le médecin de la prison n’a pas déclaré pas d’avis de décès et le curé n’a pas consigné dans ses registres sa mort. Certains documents ont curieusement disparu, notamment le Journal de l'Ariège de l'époque. De plus, pourquoi le redoutable Fouché, Conseiller d'Etat, chargé de la police générale de l'Empire, s’intéressa-t-il tant à elle et refusa-t-il qu'elle sorte de prison ?

 

Michel Gardère, ancien journaliste de l’Evènement du Jeudi, a mené l'enquête sur cette incroyable mais authentique histoire et nous livre dans ce roman aussi captivant qu’un polar, sa propre conviction, quant à la véritable histoire de la Dame de Montcalm, la folle des Pyrénées, la femme sauvage qui vivait avec un ours.

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 12 Mars 2011

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Solution N°1 : Monter une grosse arnaque

Les anarques les plus simples sont souvent les meilleures et les escrocs n'hésitent pas à user de leurs plus grosses ficelles.

La petite histoire :
Dans les 20, un certain Victor Lustig a osé mettre en vente...
La Tour Eiffel !
A l'époque, elle ne faisait pas partie du patrimoine français et construite pour l'exposition universelle de 1889, elle aurait dû être démontée en 1909. Peu entretenue, pas du tout appréciée des Parisiens, Victor Lustig n'eut pas trop de mal pour se faire passer pour un fonctionnaire du gouvernement et proposa à 6 ferrailleurs de l'acheter pour récupérer le métal.
La victime fu un ferrailleur naïf du nom d'André... Poisson qui remit un pot-de-vin conséquent à l'imposteur pour avoir l'avantage de l'achat. Imposteur qui s'envola laissant le pigeon déconfit.

Avantage : Exercer ses qualités de camelot

Inconvénient : L'obligation de déguerpir vite une fois la transaction réalisée

Faisabilité : 10%


Solution N°2 : Dénicher un tableau de maître

Trouver un trésor dans son grenier ou découvrir une toile de maître chez un brocanteur ignare, le rêve ! Mais encore faut-il avoir quelques connaissances en la matière.

La petite histoire :

 Une étudiante allemande a découvert une toile du XVIIème siècle caché dans un canapé-lit acheté dans une brocante. Ce tableau a été vendu pour la bagatelle de 28 000 dollars. De quoi s'acheter un canapé-lit neuf et même une bonne cinquantaine !

Avantage : Acquisition d'une réelle culture artistique !

Inconvénient : Le temps passé à courir les brocantes !

Faisabilité : 30%

 

Solution N°3 : Un inconnu qui vous aime

 La petite histoire: Un chômeur a trouvé dans sa boîte aux lettres une enveloppe contenant 60 000 euros accompagnés d'un mot du généreux donateur lui conseillant d'en faire bon usage.

Avantage : Vous n'avez rien à faire à part d'attendre...

Inconvénient : euh.... ça reste d'être long !

Faisabilité : 0,00001%


 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 7 Mars 2011

Photobucket Pendant plusieurs siècles des pirates au service des Turcs, vont semer la terreur dans toute la Méditerranée, Ils étaient appelés les Barbaresques car leur base se situait autour des côtes du Maghreb, que l’on nommait la Barbarie.

 

Barbe Rousse fut l’un des plus célèbres, son port d’attache était le port d’Alger. Ces Barbaresques étaient des renégats, des Chrétiens convertis à l’Islam, des corsaires au service des Turcs, sultans Ottomans. Ils faisaient régner la terreur sur toutes les côtes de la Méditerranée, en Corse, en Provence, en Espagne, en Italie, en Sicile. La principale activité lucrative de ces pirates était la prise d’otage et la demande de rançon.

 

C’est ainsi qu’en 1575, Miguel Cervantès, alors âgé de 28 ans et son jeune frère Rodrigo, exilés du royaume d’Espagne, furent capturés par les pirates et retenus prisonniers pendant 5 ans à Alger, capitale de la Barbarie et du commerce en Méditerranée.

Alger était alors la deuxième ville la plus peuplée de Méditerranée, elle comptait 100 000 habitants dont 25 000 captifs Chrétiens. C’était une ville magnifique, en étage sur les collines, sous l’autorité du Rais, le chef pirate. Alger est alors une vaste prison à ciel ouvert, ces 25 000 habitants bénéficiaient d’une semi-liberté, vivant une sorte de vie parallèle dans cette ville, ils avaient leurs commerces, leurs auberges, leurs lupanars, et les otages les mieux traités, c’est-à-dire les plus monnayables, pouvaient avoir l'avantage de vivre près de l’élite d’Alger.

 

C’est le cas de Cervantès car il est captif contre une rançon de 500 écus. En attendant l’arrivée des moines, de frères Français et Espagnols, Siciliens porteurs de rançons pour le compte des familles, il avait une vie relativement agréable, il vivait dans la maison du représentant du sultan Ottoman en poste à Alger, il faisait de la plongée sous-marine pour récolter du corail et ainsi gagner sa vie.

 

 Miguel Cervantès pense à s’évader lorsqu’il fait la connaissance de Zohra, la fille du puissant Hadji Mourad, dont il tombe éperdument amoureux. Le renversement du Pacha, gouverneur de la ville, change la donne politique. Miguel doit gagner Oran pour proposer au Roi d’Espagne un rapprochement avec le Sultan ottoman, menacé par les Barbaresques. Il devient alors une sorte d’ambassadeur au service des Ottomans. Arrêté par l’Inquisition, il est racheté à prix d’or pour être envoyé à Constantinople. L’arrivée des frères de la Trinité avec une lettre de rachat à son nom lui permet de recouvrer la liberté et de rejoindre l’Espagne. Il retourne pourtant à Oran afin de sauver Zohra et va monter une mission de paix entre la Chrétienté et l’Islam, entre le Roi d’Espagne et le représentant du Grand Turc.

 

C’est à partir de cette histoire vraie, que le grand reporter Olivier Weber a écrit une sorte d’épopée baroque sur l’un des plus grands écrivains. Pour l’auteur, il est indéniable que Cervantès n’aurait pas écrit Don Quichotte s’il n’avait pas vécu cette expérience. Il montre comment et pourquoi a germé en Cervantès cette idée de liberté dans l’évasion par l’imaginaire, la prière et la découverte de lui-même. Durant toute sa captivité, Cervantes s’etait créé une sorte d’évasion mentale qui a fait germé en lui, l’histoire de Don Quichotte, l’un des plus grands chefs d’œuvre de la littérature.

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Mars 2011

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Jérôme Garcin s'adresse dans ce récit à son frère Olivier, son jumeau, fauché sous ses yeux par un chauffard "un doux soir d'été 62" ils n'avaient que 5 ans.  La mort se manifeste de nouveau chez cette famille déjà endeuillée car seulement onze ans après la disparition de son frère jumeau, Jérôme Garcin perd son père, d’une chute fatale de cheval. Solitaire, durant toute son enfance, il trouvera refuge dans les sous-bois, la campagne, car seule la nature semble le comprendre, l'écouter, l'aider à communier avec les absents.

Il apprend à survivre avec ce manque, cette amputation, cette incompréhension, cette injustice, ce désespoir, ravalant sa colère face à cette perte brutale, taisant sa tristesse pour ne pas faire de peine à son entourage. L'absent est pourtant resté près de lui, comme une ombre silencieuse qui  l'accompagne depuis toujours. Jérôme a imaginé un futur hypothétique à Olivier, son jumeau, il l'a idéalisé, s'est senti bien inférieur à lui, conséquence inéluctable de la culpabilité du rescapé. Pour lui épargner une trop grande épreuve, ses parents avaient jugé bon de l'éloigner quand Olivier était dans le coma, il n'a pas assisté aux obsèques, c'était une erreur. Il n'avait jamais vraiment admis cette séparation brutale et irrémédiable, n'avait jamais fait le deuil de son frère.

 

Ce récit dédié à Olivier est un long monologue qui  répond  au besoin de son frère, omniprésent dans sa vie, qui le hante et lui demande d'exister une dernière fois parmi les humains, pour enfin reposer en paix. Olivier apparaît alors peu à peu non plus comme un double, un reflet de miroir, mais comme un être à part entière dont la vie trop vite fauchée laissera toujours un mystère quant à son devenir.  Ces lignes dédiées à Olivier est un adieu, une acceptation de couper le cordon, de lâcher la main de l'autre, de vivre enfin séparément. Récit poignant d'un homme qui se dit être "bavard et mutique, requis au-dedans, souvent autarcique, sociable mais inaccessible", "Olivier" est une lettre à un absent, un texte émouvant qui est également une sorte d'autobiographie mélancolique d'un rescapé.

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Rédigé par Dominique84

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