Publié le 31 Octobre 2016

“J’aurais pu tomber plus mal” c’est ce qu’a déclaré l’auteur en parlant de ses parents adoptifs, Claude et Georges Pompidou. Lors d’une interview, il déclare que “ Les Français se rappellent son élégance, sa prestance, mais le souvenir s’estompait un peu “ et après la publication de la correspondance de son père en 2012 et la nostalgie qu’inspirent à présent les années Pompidou, il nous livre ce récit détaillé et véridique de la vie d’une des premières dames de France qui a su marquer son époque et qui nous quitta en 2007.

En préambule, il explique :  “n’étant ni écrivain, ni journaliste, je donne à cet ouvrage la forme d’un récit. Mon but est de présenter, avec ma propre écriture, l’évolution des grands traits de caractère de ma mère, à travers ce que nous avons vécu au plus près l’un de l’autre”.

“Semi-bretonne, semi-normande, avec de lointaines origines anglaises”, Claude est orpheline de mère à 7 ans. Souffrant de l’absence de son père, médecin-chef de l'hôpital de Château-Gontier, dans la Mayenne, elle reporte alors tout son amour sur sa grand-mère, une femme mondaine et lettrée qu’elle admire et respecte  Claude et sa petite soeur Jackie mènent une vie austère où “la rigueur règne sur les horaires et les distractions sont encadrées”

Après son baccalauréat, elle part à Paris pour s’inscrire sans grande conviction à la faculté de droit, son père ayant décrété qu’elle gagnerait mieux sa vie avec un diplôme de droit en poche plutôt que de Lettres. C’est là qu’elle fait la rencontre du séducteur et brillant normalien Georges Pompidou qu’elle épousera en 1935. C’est en juillet 1942 qu’Alain entre dans la famille Pompidou, il a 3 mois. Deux années plus tard, le Général de Gaulle, séduit par ce professeur de Lettres à Henri IV le nomme chargé de mission pour les dossiers liés à l’Education Nationale et à l’Information scellant son destin à celui de la France.

Georges et Claude Pompidou évolueront dans une sphère mondaine et cultivée où l’art tient une place essentielle, surtout l’art contemporain. Alain n’est pas laissé à l’écart, ils l’emmènent chaque fois que cela est possible. Ainsi, se liera-t-il amitié avec les enfants d’André Malraux, il côtoiera Coco Chanel,

Nommé directeur général de la banque Rothschild dès les années 50, Georges et Claude Pompidou vivent dans l’opulence, courent dans les galeries d’art, achètent des oeuvres contemporaines et font de grands voyages auxquels Alain participera bien souvent. C’est en mars 1962 que le Général de Gaulle nomme Georges Pompidou premier ministre. Dorénavant, une oeuvre de Soulages trônera à Matignon remplaçant un portrait du XVIIIe. Le Style Pompidou était né.

Si vous cherchez du sensationnel, des révélations fracassantes, passez votre chemin, ce récit n’est pas pour vous. C’est l’histoire certes d’une première dame de France, la première à avoir pris une part aussi active dans les affaires de son Président de mari, mais aussi d’une mère, d’une grand-mère et d’une épouse aimante.

Une femme forte et déterminée qui disait “Je crois à la puissance des décisions, comme à celle des convictions profondes”

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 24 Octobre 2016

 

Odile et Paulot vivent des jours heureux auprès de leurs 3 enfants Annie, leur fille aînée de 16 ans, Mathilde, la narratrice du récit, qui a 9 ans et Jacques le petit dernier. Paulot est le maître des lieux au Balto, l'Epicerie-Bar-Tabac de la Roche, à une cinquantaine de kilomètes de Paris. Il y règne une bonne humeur communicative grâce au son harmonieux de l’harmonica dont Paulot joue admirablement bien. Son commerce est florissant, les gens se pressent pour aller danser au Balto et tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Paulot ne s’effondrait pas un jour. Avec lui c’est tout le destin de cette famille qui s’effondre. Les bacilles qui ont envahi ses poumons l'affaiblissent de jour en jour, distendent les liens sociaux que la famille avait tissés durant ces années de bonheur ; la peur de la contagion construit un rempart entre la famille et les autres et finit pas les bannir de chez eux. Ils deviennent des parias et c’est la chute lente et impitoyable vers des lendemains de misère et de solitude. Mathilde se battra pour maintenir sa famille à flot, rendre une dignité à ses parents “exilés” dans ce sanatorium, chef d’oeuvre architectural des années 30, ce grand paquebot blanc niché au milieu des arbres .
Mathilde, cinquante ans plus tard revient sur ce drame, sur ces “tubards des années 60 en marge des Trente Glorieuses, de la Sécurité Sociale et des antibiotiques”.

S’inspirant d’une histoire vraie, celle d’Elise Bellion, Valentine Goby nous transporte au coeur de cette époque, au coeur de cette famille, au coeur de ce drame et nous décrit sans pathos des personnages meurtris mais que l’amour a rendu invulnérables. Dans cette histoire sombre et tragique, Mathilde est le rayon de soleil qui illumine ce roman bouleversant.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 24 Octobre 2016

 

Ou le tragique et fascinant destin de celle que le Roi Louis XIV lui-même surnomma “La Belle Provençale”. Diane de Joannis, que l'on dit être une arrière-petite-nièce de Nostradamus, appelée aussi  « Mademoiselle de Chateaublanc », du nom d'une propriété que possédaient ses parents près d'Avignon, épousa à seulement 13 ans le Marquis de Castellane. C’est ainsi qu’elle eut l’honneur de danser avec le Roi à Versaille. Personne ne pouvait ignorer sa beauté éblouissante, pas même le roi. Nicolas Mignard, peintre du roi, en fit son portrait, fleuron de la collection Aubanel du Musée du même nom à Avignon.
Veuve à seulement 20 ans, son mari ayant été nommé gouverneur des galères royales, fut envoyé en Méditerranée où il périt noyé, elle remarie en secondes noces avec un jeune et brillant aristocrate languedocien, le comte de Ganges, baron des Etats de Languedoc, lieutenant du roi, commandant du Fort Saint-André à Villeneuve-lès-Avignon.

 

Elle qui était tombée éperdument amoureuse de ce séducteur sera bien vite déçue de l’attitude de son époux. Celui-ci la délaissera trop souvent car toujours sur les routes pour affaires, il n’aura pas d’autres choix que de la confier à ses frères Henri dit “l’Abbé” bien qu’il ne fut pas homme d’Eglise et Bernardin “le Chevalier de Ganges”. Ceux-ci la harcèlent, lui empoisonnent la vie et n’en veulent qu’à sa fortune. A la mort de son grand-père, elle hérite d’un patrimoine colossal et décide d’écarter définitivement son époux et ses beaux-frères en écrivant un testament en faveur uniquement de ses enfants. Cette décision l’entraînera dans une spirale de violence qui finira par l’emporter en 1167.

Cette affaire fut l’un des faits divers les plus célèbres du temps. Plusieurs écrivains ont traité le tragique destin de cette jeune fille qui semblait avoir été bénie des dieux. Mireille Pluchard, de sa plume délicate et efficace, nous retrace ce destin hors du commun.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 20 Octobre 2016

 

C’est le 3e roman de Steven Uhly, auteur allemand de nouvelles, essais et poésie. Il est aussi traducteur de l’espagnol, du portugais et de l’anglais. Ce roman a été publié en 2012 en Allemagne.


C’est l’histoire de Hans, un homme qui n’a plus le goût à rien, même pas celui de vivre depuis que sa femme l’a quitté en emmenant ses 2 enfants. Il erre comme un zombie dans son appartement, vit dans une crasse indescriptible, en quelques mois, il est devenu un vieil homme en voie de clochardisation. “Hans a cessé depuis longtemps de saisir le monde, il le laisse passer à côté de lui comme un rêve qui se répète jour après jour”.

 

Un jour qu’il s’est décidé à jeter aux ordures ses sacs poubelles qui jonchent le sol de tout son appartement, il trouve un bébé au fond d’un container. Sans réfléchir, il le prend, l’amène chez lui et décide de le garder. Pour cela il va lui falloir sortir, parler de nouveau à ses voisins, lui qui s’était terré depuis tant d’années. Étonnamment, à cause ou plutôt grâce à Félicia (c'est ainsi qu'il baptisera cet enfant trouvé) la chose lui sera plus facile qu’il n’avait pensé.

S’occuper de Félicia, c’est se souvenir de sa vie, de sa vie de père quand ils avaient choisi, d’un commun accord sa femme et lui, qu’il quitte son travail pour s’occuper des enfants. Félicia, la bien-nommée, agit sur lui comme si s’ouvrait “un tunnel vers le futur”. Hélas, Félicia est recherchée par la police, on accuse même sa mère de meurtre.

Des voisins deviennent ses complices, Félicia est celle qui redonne un sens à leur vie. Chacun à leur façon va aider Hans à garder cet enfant providence, taire à la police ce qu’ils savent, faire une introspection de leur vie respective, se retourner vers le passé pour savoir ce qui les a amenés à être ce qu’ils sont.

Le présent n’est que la fibre tissée par le passé. Hans prendra la seule décision qui lui sera offerte car si on ne peut refaire sa vie, on peut toujours la faire évoluer dans le bon sens.


Ce roman est à mi-chemin entre le roman social sur la solitude des grandes villes, sur le chômage, les difficultés à survivre dans la jungle urbaine et le conte de fées.

Une histoire qui fait du bien au coeur et à l’esprit, ce qui n’est pas à rejeter par les temps qui courent. Une larme à l’oeil pointe à la lecture du dernier mot, fin

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 20 Octobre 2016

 

Ou le parcours initiatique d’une jeune fille dans les années 40.
Mathilde a le mal-être de tous ceux qui ont son âge, elle est mal dans sa peau, elle ne se trouve pas belle, ses complexes la rendent bien souvent désagréable, mais c’est bien compréhensible, parce que Mathilde a 15 ans.

Mathilde aurait bien aimé continuer ses études après le certificat mais son père en avait décidé autrement et elle lui en voulait pour avoir décidé de sa vie.
Sa passion pour la lecture, son désir de toujours apprendre, de s’évader passeraient dorénavant après son travail.

Employée dans un atelier de couture, Mathilde enfourche chaque jour son vélo pour s’y rendre. Sur le chemin, elle y rencontrera un garçon mais pas l’amour. L’amour avec un grand A, elle le rêve, elle l’idéalise comme toutes les jeunes filles de son âge. Les jeunes gens de son âge ne l’intéressent pas, elle les trouve insipides, intéressants, elle préfère la compagnie Suzy, Emma, Jean, Pierre et Claire avec qui elle discute cinéma, politique. Il est vrai que la période s’assombrit de jour en jour, nous en sommes en 39, mais personne ne croit à la guerre encore moins à un conflit mondial.
Dans l’insouciance de son âge, Mathilde découvre ses premiers émois amoureux,

 Mais la guerre est imminente, Mathilde va se retrouver plonger dans le monde des adultes, le temps de l’adolescence n’aura duré qu’un été. “La vie devenait difficile. La guerre s’installait de façon insidieuse, un peu à la manière de lignes de fuite sur l’horizon”.
Elle allait leur infliger des blessures difficilement cicatrisables, voler la jeunesse, l’insouciance de leur âge.

Avec son appareil photo que son amie Suzy lui a offert, elle va pouvoir s’échapper de son quotidien, s’ouvrir à une autre réalité, “voir plus loin”, “avec son appareil, elle se sentait exister” enfin ! A la fin de la guerre, Mathilde allait avoir 22 ans, elle était enfin libre.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 20 Octobre 2016

Deuxième roman de l’auteur après “Le premier crâne” paru en 2011. Vous en trouverez le résumé sur mon blog en cliquant ICI


C’est par une nuit glacée que l’inspectrice Sarah Geringën se rend à l’hôpital psychiatrique  de Gaustad à 0slo. Un homme d’environ 70 ans qui a passé près de la moitié de sa vie interné, a été retrouvé mort dans sa cellule.

Cet homme est mort semble-t-il de frayeur et a même tenté de s’étrangler soi-même. Personne ne connaît l’identité de cet homme, le personnel hospitalier l’appelle 488, en raison du nombre qu’il porte comme une cicatrice gravée sur le front.

Sarah Geringën découvre très rapidement que le directeur de l’hôpital a fait déplacer le corps dans une autre cellule pensant éloigner la police des innombrables graffitis qui recouvrent les murs de la cellule de cet homme. Que signifie ces inscriptions que l’on a tenté de cacher ? Qui est cet homme et que signifie sa cicatrice sur son front ? Et quelle est la teneur des expériences menées en sous-sol sur la victime ? Pourquoi était-il encore traité avec du LS 34, un médicament interdit depuis 41 ans ? Que voulait on cacher à la police en provoquant ce gigantesque incendie qui avait bien failli faire rejoindre Sarah parmi la dizaine de victimes ?

Le décor est planté, l’histoire peut commencer ; elle va se poursuivre à un rythme effréné jusqu’à la fin. Pas de répit, pas de trêve, pas le temps de souffler, les événements vont se succéder les uns après les autres de façon imprévisible, on ne peut pas lâcher ce livre jusqu’au dénouement où la révélation fait l’effet d’une bombe.   

Un Thriller efficace sachant que l’histoire est tirée de faits réels. Frissons de terreur garantis à la lecture de cette histoire où sont mêlés religion, ésotérisme, science, abominables secrets de famille … Une histoire qui nous pousse à réfléchir sur le sens de la vie, de la vie après la mort et nous interpelle sur la folie humaine qui utilise la science à des fins terrifiantes.

Merci aux Edtions XO Editions de m'avoir adressé ce roman et à l'auteur de l'avoir écrit !

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 11 Octobre 2016

Béziers 1209 de Jean d’Aillon, Ed. Flammarion

Jean d'Aillon est l'une des figures françaises du roman policier historique, de vrais bons romans, écrits, documentés, captivants et palpitants à travers l’histoire de l’antiquité au XX siècle.

La série "Guilhem d’Ussel", cet homme devenu chevalier et troubadour et personnage rémanent d’un roman à un autre, débute à Marseille en 1198, puis Paris, Londres, Montségur maintenant Béziers et nous sommes en 1209. Cet aventurier, dont les aventures se situent sous le règne de Philippe Augustes, va être confronté à des entreprises criminelles qu’il parviendra toujours à résoudre grâce à son courage, sa ruse et sa ténacité.

« Beziers, 1209 traite du début de la croisade contre les albigeois, 1208 : Après avoir perdu son épouse Sanceline, Guilhem d’Ussel est devenu prévôt de l’hôtel de Philippe Auguste. Le roi le charge de découvrir les meurtriers d’une prostituée égorgée dans l’église Saint-Gervais. Sur leurs traces, Guilhem, tombera dans un infâme traquenard. Qui tente ainsi de l’éloigner de Philippe Auguste alors que le Saint-Père Innocent III exerce une pression de plus en plus forte sur le royaume de France afin que ses barons se rassemblent dans une croisade contre les hérétiques albigeois ? Un an plus tard, emprisonné, affaibli, Guilhem parviendra-t-il à identifier ses ennemis et à préserver Lamaguère. Enfermé dans Béziers assiégé par les croisés, peut-il encore sauver Amicie de Villemur ?

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 8 Octobre 2016

Les chemins de Garwolin de Evelyne Dress, Editions Glyphe

Parution le 10 octobre
ISBN 978-2-35285-097-7
280 pages
Référence : Rom.047

Décidée à renouer avec son histoire familiale paternelle, Sylvia Gutmanster part à l’aventure en bicyclette en Pologne, le pays natal de son père. Le besoin de connaître les circonstances qui avaient amené son grand-père à fuir son pays en 1921 pour s’installer en France l’anime depuis le décès de son père. Sylvia qui avait été élevée dans ce mélange de culture, ne connaissait que quelques mots de polonais, seulement quelques plats typiques que sa grand-mère lui préparait, et quelques notions de sa judaïté. Il était temps de partir sur les traces d’une famille, une façon d’être en communion avec ses ancêtres.

En 1939, la population juive de Garwolin a connu le sort de toutes les communautés juives polonaises : l’exode, l’enfermement, les assassinats et les exécutions sommaires, les privations extrêmes, les travaux forcés, la déportation et l’extermination. Plus rien aujourd’hui n’y subsiste de ce qui y fut un siècle de vie juive.

Lorsqu’elle se rend au cimetière juif de la ville, les tombes y ont été saccagées, elles portent des inscriptions comme “Les Juifs, dehors”. C’est un prêtre qui lui servira de guide, il fut cet enfant juif recueilli par une famille catholique, en qui cohabitent le christianisme et le judaïsme.

Elle réalise alors, malgré l’éloignement, malgré le fait que son père ne lui ait jamais parlé de ses origines, malgré son éducation parisienne, combien elle est proche des coutumes de ce pays qu’elle sent au fond de son âme comme le sien. C’est cette petite voix intérieure qui ne la lâche jamais, la hante, l’étouffe quelquefois, pour l’amener à une quête d’identité, une quête existentielle.

“On naît d’une histoire familiale, de ses drames, de ses joies, mais aussi d’une transmission inconsciente”. Ce voyage lui fera prendre conscience combien elle avait nié inconsciemment son identité, sans réussir à la faire oublier aux autres ni à elle-même. Mieux que d’inventer une histoire à son héroïne, Evelyne Dress a décidé de lui donner la sienne et celle de ses ascendants.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Octobre 2016

Olympe de Hubert de Maximy, Presses de la Cité

Vendue à l’âge de 16 ans par la mère Supérieure du couvent du Puy-en-Velay en 1781 à un bourgeois fortuné, Olympe, accompagnée de sa fidèle suivante Anaïs, avait quitté le couvent pour devenir l’épouse du repoussant maître de la tannerie du Puy sur la commune de Polignac. Ce mariage fut de courte durée car un providentiel accident de chasse lui avait redonné sa liberté. Nous étions en 1793, Olympe âgée alors de 28 ans et mère de 4 enfants, allait se retrouver à la tête de la tannerie familiale de son défunt mari. Chose improbable à cette époque où la cuisine, le ménage et les enfants constituaient les domaines exclusifs des femmes mais c’était sans compter l’énergie et le caractère combatif d’Olympe servie par les réformes ajoutées au droit civil. Les femmes avaient depuis peu le droit de succéder à leur mari, de gérer les affaires familiales au profit de leurs enfants.

Et tous ceux qui ont l’intention de lui reprendre ses biens n’hésitent pas à se manifester à l’enterrement. C’est le cas de l’oncle de son défunt mari qui voyait dans la mort de son neveu le moyen de récupérer les biens de la famille, du Président de la confrérie des tanneurs qui lui assurent toute son aide pour la décharger de tout souci,

Tous à leur façon vont essayer de lui mettre des bâtons dans les roues et dans ces temps sombres de la Terreur où règnent corruption et délation, Olympe devra user de toute son intelligence, de son courage et de sa ténacité pour assurer l’avenir de ses 4 enfants. Elle sera aidée de ses amies du couvent Anaïs et Euphrasie. En s’initiant à la spéculation, elles vont parvenir à mettre à mal les intérêts des plus puissants et mettre leur vie en danger.

On suit avec beaucoup d’intérêt le parcours semé d’embûches de ces trois femmes courageuses et rusées qui rêvent d’émancipation et qui se donnent tous les moyens pour y parvenir.

Un excellent moment de lecture en compagnie d’une héroïne à l’histoire hors du commun, une histoire à multiples rebondissements.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 4 Octobre 2016

Le premier miracle de Gilles Legardinier, Ed. Flammarion

Gilles Legardinier nous entraîne dans une haletante et passionnante intrigue au coeur d’une énigme scientifique et historique. Tous les ingrédients d’un bon policier y sont savamment exploités ; l’écriture est nerveuse, efficace, pas de superflu, juste l’essentiel et de l’humour saupoudré tout le long du récit.

A travers les multiples rebondissements, le duo se découvre, se rapproche, se fascine pour l’incroyable. La question est : et si les sciences exactes n’étaient pas si exactes que ça ? A partir de cette supposition, l’auteur nous entraîne vers l’indicible, le mystère, le prisme de son imagination débordante.

“Ce roman marque pour moi un aboutissement personnel, parce que pour la première fois, il associe tout ce que j’aime écrire, de la comédie à l’aventure en passant par le suspense et le sentiment. J’espère vous emporter loin sur plusieurs plans, vous distraire et vous surprendre”.

Karen Holt est une agent des services secrets britanniques, elle enquête sur un vol d’objets anciens. Ces objets anciens sacrés que les puissants convoitent car ils croient au pouvoir de puissance qu’ils doteraient ceux qui les possèderaient. Et même si les progrès de la science ont fait évoluer ces superstitions, certains sont prêts à tout pour posséder ces objets-là et ainsi devenir le maître du monde. Après la mort mystérieuse de son assistant et historien, Karen Holt va devoir demander à Benjamin Horwood, historien et universitaire, de le remplacer au pied levé. Celui-ci se voit contraint d’écourter ses vacances pour se lancer dans l’aventure et partir aux 4 coins du monde, pour se rendre sur les lieux où les vols d’ojets se sont déroulés.

Les relations entre les 2 coéquipiers ne débute pas sous de bons augures. D’un abord original, loufoque et fantasque, Benjamin et son humour tonitruant auront le chic d’irriter sa co-équipière mais Karen est professionnelle jusqu’au bout des ongles et ne se laisse pas perturber. Au contraire, cette association que l’on peut qualifier d’explosive va donner les meilleurs résultats qui soient.

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Rédigé par Dominique84

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