Publié le 31 Octobre 2010

Rédigé par Dominique84

Publié dans #poésie

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Publié le 30 Octobre 2010

Rédigé par Dominique84

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Publié le 28 Octobre 2010

Rédigé par Dominique84

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Publié le 26 Octobre 2010

Fontaine de Vaucluse 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

Publié dans #La Provence de Domi

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Publié le 24 Octobre 2010

le dernier amour de G.Sand

L’année 1848 fut mouvementée pour la « Dame de Nohant », une période sombre jalonnée de grandes déceptions. Frédéric Chopin a été emporté par la phtisie, elle a quitté son château de Nohant pour participer à la création de la Belle République, déçue par la violence des événements de juin, elle y retourne en 1849 pour se consacrer à la littérature. George Sand a 45 ans, elle est en froid avec sa fille Solange qu’elle a chassée du château lui reprochant sa paresse et sa frivolité, elle vient d’apprendre le décès prématuré de sa petite-fille. Seul son fils vient encore à Nohant, elle lui écrit des pièces. Il arrive alors accompagné de deux amis. L’un est un révolutionnaire allemand, un homme  à fière allure et un autre, Alexandre Manceau, silhouette insignifiante.

 

Alors que George Sand succombe aux charmes virils de l’Allemand. Alexandre est subjugué par cette femme mais trop timide pour s’imposer à elle, il patiente dans l’ombre. Il a 32 ans, il est graveur, autant dire loin des hommes que George Sand a l’habitude de fréquenter. Qu’est-il en comparaison des génies qui l’ont aimée, comme Musset, Chopin. Il va gagner peu à peu son cœur, elle va finir par être touchée par ce jeune garçon si dévoué, si timide, si effacé.

Elle apprendra à mieux le connaître, reconnaître en lui tout ce que les autres hommes ne lui avaient pas offert, Alexandre Manceau est un homme qui malgré sa différence d’âge ne cherche pas à être materné, un homme qui donne au lieu de toujours recevoir. George Sand est conquise, il sera son dernier amour, un amour paisible et équilibré qui durera près de 15 ans. Cette période marquera un tournant dans sa vie de femme mais aussi dans sa vie d’écrivain puisqu’elle publiera pas moins de 50 livres dont 26 romans.

 

Alexandre Manceau endossera à la fois la fonction de factotum de Sand, intendant à Nohant, metteur en scène, père de substitution et amant. Elle peut enfin se reposer sur un homme dont le dévouement est sans limite et qui partage ses goûts, notamment pour le théâtre.

 

" Il est laborieux comme elle, mais ils ne sont pas en rivalité. L'écart d'âge protège leur ego. Chacun donne à l'autre ce qu'il lui manque, leur couple est placé sous le signe de la complémentarité. Moins narcissique, moins romanesque que celui que George formait avec un Musset ou avec un Chopin, il ne se réduit pas pour autant à un simple compagnonnage.

Son chevalier servant l'honore, y compris au sens amoureux du terme." p.95

 

La nouvelle passion de George Sand va susciter bien entendu la médisance, la raillerie et la jalousie de Maurice, son fils, qui fera en sorte de faire disparaître toute trace de Manceau, une fois sa mère morte.

 

Rédigée  par Evelyne Bloch-Dano, chroniqueuse au Magazine littéraire et auteure d'autres biographies telles que "Madame Proust" ou "Madame Zola", « Le dernier amour de Gerorge Sand » est une biographie passionnante qui outre de nous faire connaître le dernier et véritable amour de George Sand, nous plonge dans le contexte historique de la France du XIXème siècle et nous décrit une femme, Républicaine militante et féministe dans l'âme,  qui osa dépasser les tabous, ignorant la calomnie des bien-pensants hypocrites de son époque… 

Un grand plaisir de lecture qui m’a donné l’envie de  goûter à nouveau la prose un peu oubliée de cette femme si moderne !

george sand par auguste charpentier 1835 reference 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 22 Octobre 2010

Les œuvres complètes de Boris Vian viennent d’être éditées dans la prestigieuse collection de la Pléiade.

Les deux tomes réunissant romans, nouvelles, textes pataphysiques, etc.… vont réjouir les collectionneurs de cette célèbre édition.

Lui qui n’a jamais connu de son vivant la reconnaissance et qui sut pourtant manier l’humour, la trompette et la plume avec la même virtuosité, va retrouver les grands noms de la littérature française

tels que Jarry, Kafka, Baudelaire, Proust…..

« J’irai cracher sur vos tombes » déchaîna la presse lors de sa parution en 1946, on cria au scandale mais Boris Vian était né, exit Vernon Sullivan, auteur de polars.

C’est seulement après sa mort que le public découvrit « L’écume des jours », un magnifique roman métaphorique qui recueille encore de nos jours

tous les suffrages des jeunes lecteurs.

Ce roman partagea en son temps les membres du jury du prix de la Pléiade, il y eut les « pro » Boris Vian (dont Sartre, Queneau) et les « anti » Vian (Malraux, Camus notamment). Le prix lui passa sous le nez, Vian ne s’en remettra pas.

Le roman sera néanmoins publié en 1947 mais sera boudé par les critiques littéraires. La maison Gallimard, soucieuse de se débarrasser de son stock d’invendus cèdera les droits à la veuve de Vian. Bien mal leur fit, manque de clairvoyance, car le roman est encore de nos jours l’un des livres les plus lus.

 

"Boris Vian avait accepté de représenter toute une génération, de prendre à son compte ses joies et ses peines, de s'en faire le moraliste pudique et violent, sans grandes illusions d'ailleurs, mais sans aucun remords ni plus de rancunes."

 

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 17 Octobre 2010

petite soeur, mon amourInspiré d'un fait divers réel qui défraya la chronique en Amérique à la fin des années 80,
ce roman relate l'histoire du meurtre sordide jamais encore élucidé d'une petite fille célèbre, devenue à 4 ans seulement la plus jeune Miss.
Bliss est née dans au sein d'une famille de la Middle Class apparemment sans problème. On devine pourtant que le mari n'est pas aussi fidèle qu'il le prétend et que Betsey sa femme vit cela dans une dépression cachée.
Mais les apparences sont sauves et c'est le principal.


Comme beaucoup de parents, ils rêvent d'un grand destin pour leurs enfants, Skyler et Edna Louise.
quitte à leur voler leur enfance. Leur mère vit dans la frustration d'une vie terne et sans gloire,
elle qui avait rêvé enfant de devenir une grande patineuse.
Un accident signe le destin de Skyler, le fils aîné, devenu infirme, les yeux se portent alors sur
sa soeur Edna que l'on va rebaptiser Bliss (Félicité), façonner en petite poupée, déscolariser, gaver de vitamines et entraîner à outrance, pour qu'elle devienne Miss Princesse de la glace de New Jersey.


"Si Bliss pouvait rester éternellement petite, ne jamais dépasser les 20 kgs, ça serait merveilleux" dira sa mère.
Bliss restera éternellement petite, jolie et pleine de grâce car on va la retrouver un matin froid de janvier,
assassinée.
C'est Skyler, son aîné de 4 ans qui est le narrateur de son histoire, lui, le fils qu'on oublie derrière l'étoile, le frère aimant et douloureusement suspecté du meurtre. 
Skyler se souvient et il écrit la fulgurante ascension vers la gloire de sa petite sœur, le monde cruel des paillettes au milieu duquel sa sœur a vécu, impuissante devant la vanité des adultes.
Il a 19 ans quand il entame son récit, c'est à dire 10 ans après la mort de Bliss.
Il est névrosé, son style hâché, saccadé, syncopé reflète le trouble qui le hante encore, il pose souvent des notes à son récit, tout comme il a été une "note de bas de page dans la vie de ses parents".
Qui sait, c'est peut-être lui qui a tué sa soeur. Il ne sait plus


C'est un roman effrayant qui nous ouvre les portes de l'intimité d'une famille corrompue par l'orgueil et la bêtise.

L'auteur dénonce ici l'exploitation des enfants par des parents peu scrupuleux, avides d'argent, de reconnaissance, d'existence

 

Dans ce monde médiatisé à outrance, les enfants deviennent alors les outils de leur propre frustration, des transferts de leur réussite, ils offrent à la société leur progéniture qui dévore leur enfance, tel un ogre.

 
Joyce Carol Oates nous trace une société américaine monstrueuse, prête à tout pour gagner de l'argent, se retrouver à la une dans la presse, au journal télévisé.


Elle ouvre le vaste débat de la responsabilité de chacun.

Qui doit endosser la culpabilité ?
Celui qui met en pâture sa vie, son intimité, sa famille, ses enfants, ou bien la presse qui l'étale au grand jour sans aucun scrupule ou encore 
le public-voyeur, avide de sensations ?

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 17 Octobre 2010

J'ai soif de mots légers, prodigues de douceurs,

De mots tendres et clairs qui calment la douleur,

Les plus sacrés sont un murmure d'extase,

La beauté les embaume, le parfum les embrase.

 

Garde tes mots d'amour pour les feux de la nuit

Ils briseront le silence de l'attente,

Des mots qui troubleront une étoile filante,

Et berceront l'air du temps et ses couleurs d'ennui.

 

Afin de m'apaiser, trêve aux complaintes vaines,

Je veux des mots naïfs dont le timbre enfantin

Redira du passé les échos libertins,

Réchauffera mon corps, apaisera ma peine.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 15 Octobre 2010

la compagnie des menteursL'épidémie de peste noire se propage à une vitesse vertigineuse en France, l'Angleterre se croit encore épargnée, les ports ont été fermés, nous sommes en 1348.
C'est au cours de la foire de la St Jean que la nouvelle de l'épidémie de la peste se répand dans la population, c'est la malédiction qui s'abat sur cette terre, il faut fuir les contrées maudites et chercher protection au sanctuaire St John.

C'est Camelot qui ouvre le récit et prend la route le premier ; comme son nom l'indique il vend sur les marchés de l'espoir aux gens. La superstition est un bon commerce, il vend toutes sortes de fausses reliques, promettant bonheur retrouvé, santé et protection.

Le groupe de pèlerins va grossir peu à peu tout le long de la marche au gré des rencontres. S’y ajouteront 2 ménestrels italiens, aux mœurs condamnables aux âmes intolérantes.
Un jeune couple sur le point d'avoir un enfant. Ensuite Zophiel, le magicien noir qui faire des tours au diable lui-même, un jeune conteur estropié Cygnus et Narigorm, étrange et mystérieuse petite orpheline aux cheveux de neige qui a le don d'interpréter les runes.

 
Une fois tous réunis, cette "compagnie" de 9 personnages hétéroclites unis par la force des choses mais aussi par un secret inavouable, s'en va cheminer sur les routes infestées de brigands impitoyables et sur lesquelles rôde une ombre funeste.
Car il y a pire, pire que la pestilence et son mal bleu, pire que les brigands, pire que le loup qui hurle la nuit et semble accompagner la petite troupe,
il y a ce meurtrier sans visage qui frappe au hasard, sans mobile apparent.

 


C'est ainsi que petit à petit nos compagnons disparaissent un à un et l'épopée se transforme alors en véritable enquête policière dans une atmosphère totalement envoûtante.

L'auteur mêle avec une grande maîtrise tous les genres de récits : Roman policier, épopée, conte, roman historique.

L'intrigue bien ficelée et les personnages bien campés, nous emmènent dans un Moyen Age où l'ignorance, la superstition, les croyances, l'obscurantisme étaient vivaces.

L'auteur nous conduit aussi à une autre réflexion, sommes-nous vraiment si loin de cette époque ? Les marchands de rêves, d'espoirs, de conjuration de mauvais sorts font toujours fortune de nos jours, seuls les moyens ont évolué.
Comme l’histoire ne cesse de le démontrer, n’importe quel système de croyances ou n’importe quelle religion peuvent être bénéfiques ou nuisibles en fonction de la connaissances et de l’intention de chaque individu.

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 14 Octobre 2010

 

indignationMarcus Messner, jeune homme poli, aimant, fils unique adulé par des parents qu'il aide du mieux qu'il peut dans leur boucherie kasher vit de plus en plus mal l'amour exclusif que lui porte son père.

Celui-ci est habité par une terreur maladive, une angoisse obsessionnelle qu'il arrive malheur à son fils unique.

L'atmosphère devient très vite irrespirable et Marcus décide alors de quitter le foyer familial,

la surveillance constante de son père

et "en finir avec (son) identité de fils de boucher".

 

Il s'inscrit à l'université de Winesberg dans l'Ohio.

Hélas sa nouvelle vie d'étudiant s'avère un véritable enfer, il a échappé certes à la tyrannie affective de son père mais le voilà alors confronté au conformisme de l'Amérique du début des années 50.

Il va devoir s'adapter à la vie de chambrée avec des étudiants avec qui il ne se sent aucune affinité.

Pire, on le critique car il est trop sérieux, trop travailleur.

Il change de chambre et devient de plus en plus solitaire, jusqu'au jour où il rencontre Olivia, une étudiante aux mœurs légères, désaxée et suicidaire, qui va l'initier aux pratiques amoureuses, dont une qui signera à jamais son destin. 

C'est ainsi qu'un enchaînement d'événements vont faire effet boule de neige et toutes les craintes qu'avaient formulées son père se réaliser.

Marcus a rencontré celle qu'il ne fallait pas, a refusé de rejoindre la communauté juive qui voulait l'accueillir à son arrivée, a refusé de participer aux services religieux obligatoires.

Rien n'est vraiment condamnable et malgré tout, cela le conduira inexorablement à l'exclusion et donc à la mort.

 

Marcus le gentil garçon obéissant se révèle un  insoumis dans l'âme, un de ceux qui refusent de se conformer aux normes, qui ne veut appartenir à aucune communauté, 

qui ne veut pas être étiqueté juif, sans renier pour autant ses origines, son maître est Bertrand Russell, libre penseur qui milita notamment contre toutes les formes de religions, considérant qu'elles sont des systèmes de cruauté inspirés par la peur et l'ignorance.

 

Ce roman est donc un message d'outre-tombe d'un jeune garçon que la fatalité n'a pas épargné, et que l'esprit d'insoumission conduira à la perte.Ce jeune homme si touchant dans sa naïveté, met en exergue le conformisme outrancier de l'Amérique des années 50.

Avec l'abattoir où il travaillait près de son père, Philip Roth fait un parallèle avec la guerre de Corée, une tuerie sanglante de laquelle l'Amérique n'est pas sortie indemne. Philip Roth nous plonge non plus dans les affres de la vieillesse handicapante sexuellement, mais dans le tumulte d'une libido naissante d'un adolescent comme il n'en existe plus.

 

Rien de salace, n'ayez crainte, mais je préviens que certaines scènes pourraient choquer des yeux chastes zé purs !

 

 

 

 

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Rédigé par Dominique84

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