Publié le 14 Mars 2016

Arithmétique de la chair de Macha Méril, Ed. Flammarion

"La beauté des chiffres est baffouée, ternie. Leur poésie s'évapore... De concept, ils deviennent produit... servent à diviser les hommes en catégories, en classes, en segments de marketing. On est un age, un poids, une fortune, un salaire, un taux de globules rouges, un matricule, un n° de Sécurité Sociale. Les chiffres, alors, nous dominent, nous encerclent et parfois nous étouffent".

Betttina a 32 ans, elle est ce qu'on appelle communément une femme forte, dans tous les sens du terme. Son métier est peut-etre la cause de son état, elle passe ses journées assise à son bureau, absorbée par les bilans et les livres comptables. Son sérieux et sa conscience professionnelle lui valent un salaire honorable qu'elle ne partage avec personne. Bettina vit seule et accepte son célibat comme une fatalité, cause ou conséquence de sa corpulence épaisse et sans grâce. Elle n'a d'ailleurs jamais essayé d'y remédier, bien au contraire.
Mais depuis quelques semaines, un fait nouveau la trouble, ses joues se sont arrondies, elle s'empate, elle prend du poids, régulièrement, sans raison, sans avoir changé ses habitudes alimentaires. Elle qui n'a qu'une passion, les chiffres et les règles arithmétiques qui les commandent, ne réussit pas à maîtriser sa prise de poids puisqu'elle n'obéit à aucune règle. Paradoxalement, elle ne s'est jamais senti aussi légère, bien dans sa peau comme dans sa tête.
Mais sa nouvelle apparence est jugée nuisible à l'image de marque de l'entreprise qui l'emploie et on lui signifie une mise à pied de quelques mois afin qu'elle reprenne les rênes de son physique, en un mot qu'elle perde du poids. Mais les choses s'agravent, elle continue inexorablement à grossir sans qu'aucun traitement ni régime puisse y remédier.
Pour se changer les idées, elle décide de participer à un concours de calcul mental dont la finale sera retransmise à la télé. Elle remporte la victoire et gagne beaucoup plus que le chèque qu'on lui remet, elle s'aperçoit que ses bourelets sont un atout et non une charge. Cette femme obèse qui ose se présenter à la télé émeut les téléspectateurs d'autant que Bettina a su se créer un personnage qui a su toucher la compassion du public. De la transparente qu'elle était, elle devient une célébrité que les médias traquent, on veut en savoir plus sur cet ovni qui ne répond à aucun des critères de ce milieu. Elle réalise alors combien il est facile d'impressionner une foule, de manipuler l'inconscient collectif à condition de toujours maîtriser le moindre détail de ses dires, de son comportement. Son corps n'est plus alors une barrière entre elle et les autres, au contraire il devient un atout dans sa nouvelle vie. Elle va connaitre la célébrité, l'amour d'un homme, tous seront subjugués par ses formes et sa personnalité hors normes.
Bettina va se laisser emporter dans cette aventure improbable et l'amour, le bien-etre, le bonheur vont agir sur elle d'une façon inattendue, elle se met à fondre comme neige au soleil.
Qui deviendra-t-elle ? Les kilos envolés ne semblent pourtant pas être la clé du bonheur, et si c'était l'inverse qui allait se produire ? C'est une autre femme qui naît de cette expérience, une femme qui se banalise.
Le roman pose la question de savoir si la différence est un atout ou bien un handicap, c'est une réflexion sur notre société, une société d'apparence. C'est une réflexion philosophique sur l'image et la peur de l'indifférence, le danger de manipulation des foules, le danger d'Internet

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 13 Mars 2016

Une année particulière  de Thomas Montasser, Ed. Presses de la Cité

Un éloge à la littérature, aux libraires et aux librairies qui sont "de petits cabinets de curiosités, un puits de science, un héritage du passé et du présent, un lieu pour rêver".


Une année bien particulière c'est l'année que va passer la toute jeune Valérie dans la petite boutique de sa tante Charlotte, une librairie. Un soir d'hiver, Charlotte qui a tenu cette librairie pendant plus de 50 ans a disparu ne laissant qu'un mot "Ma nièce Valérie doit s'occuper de tout".
Valérie a d'autres ambitions dans la vie que de devenir propriétaire d'une librairie au chiffre d'affaires quasi inexistant, elle veut préparer un master pour devenir consultante pour la Scandinavie. D'autant que la vieille dame ne peut être déclarée décédée puisqu'elle reste introuvable. En pénétrant dans cette petite librairie, comme Alice à travers le miroir, Valérie va pourtant découvrir un monde loin de ce qu'elle imaginait. C'est un monde parallèle, d'un âge prénumérique, celui de la gestion des livres à l'aide de fiches, de catalogue et de certaines annotations écrites de la main de sa tante.
Sans grande conviction, Valérie se lance alors dans cette aventure du monde des livres et découvre qu'une librairie est bien plus qu'un simple entrepôt d'ouvrages à des fins d'exploitation commerciale, c'est un véritable "laboratoire de rêves".

En faisant l'inventaire de cette boutique, Valérie va se laisser apprivoiser par ce lieu quasi magique qui fourmille d'histoires et de personnages hauts en couleur. Rien n'est statique dans une librairie, les livres offrent une multitude d'existences, de situations, d'histoires toujours renouvelées. Peu à peu, le métier de libraire va la séduire, elle qui n'était pas lectrice se surprend toujours un livre à la main, le temps n'existe plus, le chaos intérieur s'apaise, Valérie va de mieux en mieux.


Et si la littérature était une thérapie ? C'est ce que nous insuffle l'auteur dans cette jolie histoire qu'il faut lire comme une fable en acceptant de se laisser emporter hors du temps car comme le dit si bien l'auteur "La littérature peut soustraire l'être aux petites misères du quotidien et le transporter vers d'autres mondes au point qu'il s'y abandonne corps et âme". Superbe moment de lecture.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 13 Mars 2016

Les Chemins creux de Saint-Fiacre, Ed. Presses de la Cité

Saint-Fiacre, petit village du Morbihan d'une centaine d'habitants est le lieu où naquit Auguste, de père inconnu. Privé de tendresse, il grandit conscient de la honte qu'il infligeait à sa famille, un bâtard qu'il fallait élever non par amour mais par devoir. 2 ans après sa naissance, sa mère trouva mari et partit quelques années à Paris le laissant "aux bons soins" (doux euphémisme !) de sa grand-mère. Maîtresse femme, celle qu'il appellera le "dragon noir", l'élèvera à coup de fouet et d'indifférence jusqu'au retour de sa mère qui portait dans les bras, son demi-frère, le fils légitime.
De son enfance solitaire, sans amour, Auguste, cousin germain et ami de l'auteur, ne connut que brimades et insultes mais n'en garda aucune amertume. La nature était tout à la fois, sa cour de récréation, son refuge et les animaux, ses amis. Si la rudesse avec laquelle il fut élevé contribua à endurcir son coeur et son esprit, les conditions de vie sans hygiène et sans soins, contribuèrent-elles à endurcir sa carapace. Il n'échappa à aucune des maladies infantiles qu'on soigna, si l'on peut dire, à base de plantes seulement. Mais à l'age de 6 ans, il fut atteint d'un zona galopant qui fut l'occasion d'une rencontre essentielle à sa vie, celle d'Aristide Daoudal, le guérisseur.

Haï et craint de tous, Daoudal vivait seul à l'écart du village, il connaissait tout sur tout et donna à l'enfant en mal d'amour et en manque de père, une colonne vertébrale. "Daoudal avait 1000 choses à apprendre à l'orphelin de père que j'étais".

Puis vint le temps de l'école, le temps heureux qui allait l'éloigner de la "hargne de ses 2 marâtres".

Nous suivons ainsi Auguste, dans ses pensées, ses observations de la vie rurale, ses réflexions et nous le voyons évoluer, grandir et devenir adulte. Un livre pétri d'émotion qu'on ne lâche qu'à la dernière page, laissant le «petit Auguste» à regret.


Ancien professeur de lettres à Lorient, Daniel Cario a commencé à écrire à la fin des années 90. Son talent de conteur fut reconnu grˆace à une trilogie romanesque nourrie de culture traditionnelle bretonne (Le Sonneur des halles, la Musique en bandoulière, la Complainte de la grive), 3 romans salués par la critque et couronnés par le grand prix du Roman produit en Bretagne.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 3 Mars 2016

Les ailes du désespoir de Roselyne Durand-Ruel, Ed. Albin Michel


Roselyne Durand-Ruel qui a vécu la majeure partie de sa vie à l'étranger dont un an et demi au Moyen Orient et près de trente ans en Asie du Sud-Est, écrit son deuxième roman après L'héritier, publié également chez Albin Michel.


Dans Les ailes du désespoir les héros sont un homme et une femme tout aussi éperdument amoureux l'un de l'autre malgré ce qui les oppose et finira par les séparer, la religion.
David, jeune homme séduisant à l'avenir prometteur s'apprête à épouser Myriam, jeune fille de bonne famille et de confession juive comme lui. Mariage raisonné puisque il allait lui ouvrir les portes des hautes strates de la société parisienne, lui le fils d'un commerçant ayant quitté Casablanca dès son jeune âge. Mais sur la route de cet avenir que sa mère voyait comme "une suite de tapis rouges" il y eut ce petit grain de sable qui allait entraver à jamais cet engrenage bien huilé.

Le hasard mit sur sa route Alia, entrevue à Casablanca alors qu'il n'était qu'un enfant. Alia dont il était tombé amoureux du haut de ses 5 ans et qu'il n'avait jamais oubliée. Ses parents avaient consenti qu'elle vienne pour faire ses études chaperonnée par son frère Fayçal. Bien qu'appartenant à une famille libérale tournée vers l'Occident, les parents s'étaient vu contraints au cours des années à rectifier leur conduite et ils ne consentiraient jamais que leur fille musulmane épouse un juif. Ils décident alors de s'enfuir à New York où, pensent-ils, ils pourront vivre leur amour en liberté. David est parti le premier et attend Alia qui tarde à venir le rejoindre. Quand elle arrivera enfin, David ne la reconnait plus, quel lourd secret cache-t-elle ?
Ils se marient, les mois passent et Alia semble aller mieux, a repris goût à la vie. Ils sont heureux mais ce bonheur ne sera que de courte durée, car au matin du 11 septembre 2001Alia est prise aux pièges d'une des deux tours heurtée par un avion. Elle y trouvera la mort, on ne retrouvera jamais son corps, ne restera à David qu'un message téléphonique d'adieu de la part d'Alia, un message qui allait le hanter jusqu'à la fin de ses jours. Qu'avait-elle voulu dire par " Je n'ai pas le droit de te l'imposer mais il faut que tu ailles à la recherche de ma...."


Sa fille, apprendra-t-il un mois après le drame. Alia avait donné naissance au Maroc d'une petite fille, un enfant conçu lors d'un viol qui avait été placée dans une famille d'accueil. David est anéanti, sa souffrance se transforme alors en haine, haine de son prochain, haine d'un dieu quel qu'il soit, une haine qui muta en désir de vengeance. "Alia ne pouvait etre morte en vain. A mon humble niveau, je combattrais ceux qui mettaient le monde en péril au nom d'une religion... La lutte deviendrait une raison de vivre ou de mourir". Il décide alors d'infiltrer un réseau de terroristes, prend une nouvelle identité, s'initie à la culture coranique, se métamorphose en un musulman crédible qu'un imam extrémiste décide de radicaliser. En meme temps, il offre ses services à la CIA.


Roman-document, "Les ailes du désespoir" est le récit terrifiant de l'engrenage de la haine, du pouvoir de la manipulation qui mène à la destruction radicale de son identité et de la longue descente aux enfers de celui qui ne vit que pour la vengeance.

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 3 Mars 2016

Le bout du monde de Marc Victor, Ed. JCLattès


C'est l'histoire de deux jeunes hommes qui vont parcourir le monde à la recherche d'eux-memes. "C'est l'histoire d'un vagabondage, d'une errance, d'une quete initiatique".


Le Bout du Monde, c'est le restaurant à la mode, le lieu où l'on se retrouve pour tromper l'ennui, se libère à coups de rasades onéreuses, de commérages mondains, où l'on noie son spleen et sa nostalgie dans les vapeurs de l'alcool servi par le maitre des lieux, Pascal. Baroudeur et aventurier, Pascal avait été autrefois correspondant au Cambodge, avait rencontré myriade de chefs d'état et s'était posé en 2002 à KABOUL pour faire de l'humanitaire. C'est ce qu'il avait dit mais il savait au fond de lui que c'était parce que sa carrière de journaliste était dans une impasse et que sa vie sentimentale était au calme plat que l'humanitaire avait été sa seule issue.

En 2006, il avait décidé de s'enrichir à Kaboul et avait ouvert Le Bout du Monde.
Situé dans un quartier résidentiel à l'écart du centre de la capitale, le Bout du Monde est un petit oasis dans cette ville sous protection de l'OTAN. Pascal avait pourtant réalisé quelques installations de sécurité comme les vieux cerbères à l'entrée chargés de passer au détecteur à métaux toute personne désireux de pénétrer dans le restaurant. Pascal n'était pas dupe que ces mesures de protection ne seraient pas efficaces en cas d'attaques terroristes mais cela faisait le meilleur effet sur sa clientèle. "Le Bout du Monde était un mirage dans la capitale afghane desséchée".
Pour le seconder, il y avait le fidèle Enyat qui avait survécu à 15 ans de communisme, à la guerre civile et enfin au régime des talibans. Les affaires étaient florissantes mais Pascal commençait à tourner en rond quand une amie, consultante en mission pour la Banque Mondiale le fit sortir de sa torpeur en lui annonçant la disparition de son ami d'enfance Corto. Ancien reporter de guerre, Corto da Costa avait débarqué dans sa vie quelques 30 années plus tot. Des reves plein la tête, ils s'étaient lancés tous deux dans la grande aventure de l'humanitaire. "Pour ma part, j'étais prêt, plein d'une fraicheur inespérée, décidé à mener un combat de plus, me consacrer à l'aventure décisive d'une cause... mais surtout au service de mon désir profond de vivre plus intensément".

Ils avaient découvert à Kaboul que les Afghans ne se méprennaient pas sur les motivations réelles des humanitaires. A leurs yeux, ils étaient "probablement comme des chômeurs dans nos pays d'origine. Ils nous voyaient comme des immigrés, alors que nous nous étions habilement attribué un nom plus chic = expatriés".

Les fondamentalistes avaient gouverné de 1996 à 2001 laissant un pays dévasté. Kaboul s'était reconstruite et regorgeait maintenant de journalistes, d'aventuriers chics, intellectuels tout-terrain, artistes en quete d'un petit quelque chose en plus, un supplément d'ame, si possible photogénique".
Pour expliquer la disparition de Corto, chacun y allait de sa théorie. Etait-il un agent à la solde des Américains ? S'était-il converti au soufisme ? A moins qu'il n'ait été rattrapé par le Colonel Juju qui l'accusait d'avoir violé sa fille ?


La disparition de Corto agit sur Pascal comme un tsunami. Il se retourne sur son passé, ses souvenirs, l'heure du bilan est arrivée pour lui. "Le voile d'insouciance qui nous avait aveuglé quant à la réalité du pays, à ses violences et à ses dangers se déchirait peu à peu".


A travers les pérégrinations de Pascal et Corto, l'auteur nous décrit un monde implacable où le rêve se confronte à la dure réalité des choses et de l'histoire, égratignant au passage et de façon cocasse parfois, la faune occidentale parachutée dans l'humanitaire pour des raisons quelquefois peu louables.
"Chez nous, nous avons oublié la violence de l'Histoire. Le réveil va être cruel = des mondes anciens, barbares, vont ressurgir, des puissances économiques et militaires vont écraser nos petits conforts, nos protections dérisoires. Tout n'es plus que compétition, bassesse, spoliation... La vulgarité est généralisée, les sentiments primaires et le langage en décomposition... Rien ne sera épargné par les évolutions brutales du monde».

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Rédigé par Dominique84

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Publié le 2 Mars 2016

Désintoxiquez-vous du Dr Véronique Vasseur et Clémence Thévenot, Ed Flammarion document

Ce guide peut vous sauver la vie" voilà une phrase écrite en préambule qui ne peut que nous interpeler.
Partagé en 8 parties, ce guide explore tous les secteurs où nos organismes sont agressés et contaminés à notre insu. "La tere, l'eau, l'air... des quatre éléments, il n'y a que le feu qui n'est pas pollué". Il est encore temps d'inverser la tendance mais pour cela il nous faut adopter de nouveaux réflexes de vie "à condition bien sur de déjouer le système de désinformation qui bien souvent règne dans ce domaine". S'ensuit des fiches pratiques nous conseillant quels aliments à oublier ou à favoriser.
La partie 1 concerne la Terre et tous les pesticides utilisés. Est-ce vraiment bon pour la santé que de manger comme on nous le préconise, cinq fruits et légumes par jour ?

La partie 2 concerne l'eau, 20000 lieux "polluées" sous les mers.

La partie 3 traite de notre alimentation en général dont la viande "barbaque dopée, sauce dioxines".

La partie 4 concerne l'air que nous respirons, "le nez dans les particules".

La partie 5 traite des ondes électromagnétiques et de ses effets sur notre organisme.

La partie 6 de la menace invisible des perturbateurs endocriniens.

La partie 7 des nanomatériaux et leurs microparticules comme les fibres d'amiante, qui se jouent des barrières naturelles de notre corps.

Et la dernière partie qui en guise de conclusion, nous enseigne toutes les manières de déjouer cette pollution environnante et invisible et ainsi, limiter la "casse" ! J'ai appris ainsi qu'en combinant la coriandre et la chlorella, une microalgue verte qui a un pouvoir intestinal très important, on peut éliminer une partie du plomb, mercure et aluminium du corps. L'algue capte les métaux lourds avant qu'ils ne soient absorbés par l'intestin.


C'est un livre enrichissant, parfois meme dérangeant tant il fait peur, mais ne dit-on pas que toute connaissance a un prix ?

La société de consommation nous a transformé en agneaux dopés à la consommation, ne plus consommer ou plutot consommer autrement fera de nous des etres autonomes car n'oublions pas que "je suis ce que je mange" et "qu'une vie sans etre libre de faire ses propres choix, c'est pas une vie, c'est tout au plus une existence".

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Rédigé par Dominique84

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