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A Domi-mots

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Le goût de vivre de Steven Uhly, Presses de la Cité

Publié par Dominique84 sur 20 Octobre 2016, 13:40pm

Catégories : #Mes lectures

 

C’est le 3e roman de Steven Uhly, auteur allemand de nouvelles, essais et poésie. Il est aussi traducteur de l’espagnol, du portugais et de l’anglais. Ce roman a été publié en 2012 en Allemagne.


C’est l’histoire de Hans, un homme qui n’a plus le goût à rien, même pas celui de vivre depuis que sa femme l’a quitté en emmenant ses 2 enfants. Il erre comme un zombie dans son appartement, vit dans une crasse indescriptible, en quelques mois, il est devenu un vieil homme en voie de clochardisation. “Hans a cessé depuis longtemps de saisir le monde, il le laisse passer à côté de lui comme un rêve qui se répète jour après jour”.

 

Un jour qu’il s’est décidé à jeter aux ordures ses sacs poubelles qui jonchent le sol de tout son appartement, il trouve un bébé au fond d’un container. Sans réfléchir, il le prend, l’amène chez lui et décide de le garder. Pour cela il va lui falloir sortir, parler de nouveau à ses voisins, lui qui s’était terré depuis tant d’années. Étonnamment, à cause ou plutôt grâce à Félicia (c'est ainsi qu'il baptisera cet enfant trouvé) la chose lui sera plus facile qu’il n’avait pensé.

S’occuper de Félicia, c’est se souvenir de sa vie, de sa vie de père quand ils avaient choisi, d’un commun accord sa femme et lui, qu’il quitte son travail pour s’occuper des enfants. Félicia, la bien-nommée, agit sur lui comme si s’ouvrait “un tunnel vers le futur”. Hélas, Félicia est recherchée par la police, on accuse même sa mère de meurtre.

Des voisins deviennent ses complices, Félicia est celle qui redonne un sens à leur vie. Chacun à leur façon va aider Hans à garder cet enfant providence, taire à la police ce qu’ils savent, faire une introspection de leur vie respective, se retourner vers le passé pour savoir ce qui les a amenés à être ce qu’ils sont.

Le présent n’est que la fibre tissée par le passé. Hans prendra la seule décision qui lui sera offerte car si on ne peut refaire sa vie, on peut toujours la faire évoluer dans le bon sens.


Ce roman est à mi-chemin entre le roman social sur la solitude des grandes villes, sur le chômage, les difficultés à survivre dans la jungle urbaine et le conte de fées.

Une histoire qui fait du bien au coeur et à l’esprit, ce qui n’est pas à rejeter par les temps qui courent. Une larme à l’oeil pointe à la lecture du dernier mot, fin

 

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